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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 12:39
Superbe réponse du ministre brésilien de l'Education  interrogé par des étudiants aux Etats-Unis... 
La presse nord-américaine a refusé de publier ce texte.
 

               Pendant un débat dans une université aux États-unis, le ministre de l'Éducation Cristovam Buarque, fut interrogé sur ce qu'il pensait au sujet de l'internationalisation de l'Amazonie.

               Le jeune étudiant américain commença sa question en affirmant qu'il espérait une réponse d'un humaniste et non d'un  Brésilien.

               Réponse de M. Cristovam Buarque :

               En effet, en tant que Brésilien je m'élèverais tout simplement contre l'internationalisation de l'Amazonie. Quelle que  soit l'insuffisance de l'attention de nos gouvernements pour ce  patrimoine, il est nôtre.

         En tant qu'humaniste, conscient du risque de dégradation du  milieu ambiant dont souffre l'Amazonie, je peux imaginer que l'Amazonie soit internationalisée, comme du reste tout ce qui a de l'importance  pour toute l'humanité. Si, au nom d'une éthique humaniste, nous devions internationaliser l'Amazonie, alors nous devrions internationaliser  les réserves de pétrole du monde entier.

               Le pétrole est aussi important pour le bien-être de l'humanité que l'Amazonie l'est pour notre avenir. Et malgré cela, les maîtres des réserves de pétrole se sentent le droit d'augmenter ou de diminuer l'extraction de pétrole, comme d'augmenter ou non son prix.

               De la même manière, on devrait internationaliser le  capital financier des pays riches.

          Si l'Amazonie est une réserve pour tous les hommes, elle  ne peut être brûlée par la volonté de son   propriétaire, ou d'un pays.

               Brûler l'Amazonie, c'est aussi grave que le chômage  provoqué par les décisions arbitraires des spéculateurs de l'économie  globale. Nous ne pouvons pas laisser les réserves financières brûler des pays  entiers pour le bon plaisir de la spéculation.

               Avant l'Amazonie, j'aimerai assister à l'internationalisation de tous les grands musées du monde. Le  Louvre ne doit pas appartenir à la seule France.

               Chaque musée du monde est le gardien des plus belles  oeuvres produites par le génie humain. On ne peut pas laisser ce patrimoine culturel, au même titre que le patrimoine naturel de l'Amazonie, être manipulé et détruit selon la fantaisie d'un seul propriétaire ou  d'un seul pays.  Il y a quelque temps, un millionnaire japonais a décidé  d'enterrer avec lui le tableau d'un grand maître. Avant que cela n'arrive, il  faudrait internationaliser ce tableau.

              Pendant que cette rencontre se déroule, les Nations unies organisent le Forum du Millénaire, mais certains Présidents de pays  ont eu des difficultés pour y assister, à cause de difficultés aux  frontières des États-unis. Je crois donc qu'il faudrait que New York, lieu  du  siège des Nations unies, soit internationalisé. Au moins Manhattan devrait  appartenir à toute l'humanité. Comme du reste Paris, Venise, Rome, Londres,  Rio de Janeiro, Brasília, Recife, chaque ville avec sa beauté  particulière, et son histoire du monde devraient appartenir au monde entier.

               Si les États-Unis veulent internationaliser l'Amazonie à cause du risque que fait courir le fait de la laisser entre les  mains des Brésiliens, alors internationalisons aussi tout l'arsenal nucléaire  des États-unis.

               Ne serait-ce que par ce qu'ils sont capables  d'utiliser de telles armes, ce  qui provoquerait une destruction mille fois plus  vaste que les déplorables incendies des forêts brésiliennes.  Au cours de  leurs débats, les actuels candidats à la Présidence des Etats-Unis ont  soutenu l'idée d'une internationalisation des réserves forestières du monde en échange d'un effacement de la dette. Commençons donc par utiliser  cette dette pour s'assurer que tous les enfants du monde aient la  possibilité de manger et d'aller à l'école.

               Internationalisons les enfants, en les traitant, où  qu'ils naissent, comme un patrimoine qui mérite l'attention du monde entier. Davantage encore que l'Amazonie.Quand les dirigeants du monde  traiteront les enfants pauvres du monde comme  un Patrimoine de l'Humanité,  ils ne les laisseront pas travailler alors qu'ils devraient aller à l'école,  ils ne les laisseront pas mourir alors qu'ils devraient vivre.

              En tant qu'humaniste, j'accepte de défendre l'idée d'une internationalisation du monde. Mais tant que le monde me traitera  comme un Brésilien, je lutterai pour que l'Amazonie soit à nous. Et   seulement à nous !

              Ce texte n'a pas été publié.

Aidez à sa diffusion.

               Merci !!!

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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 12:37

Communiqué de l’APPO sur le 25 novembre 2006

 

Salut tout le monde, ci-dessous le communiqué de l’APPO sur la répression du 25 novembre, à faire diffuser le plus possible, à tous les médias possibles ... !!!

AU PEUPLE DE OAXACA AUX PEUPLES DE MEXIQUE ET DU MONDE AUX MEDIAS DU MONDE ENTIER

Suite aux agressions que notre peuple a subi au cours de ces dernières heures, et dans le contexte du développement de notre lutte pour une transformation profonde de la situation politique, économique, sociale et culturelle, dont le but est d’en finir avec la situation ancestrale de misère et de faim à laquelle nos peuples ont été soumis ;

Et suite à la journée de lutte d’hier, où l’APPO avait programmé une « méga-marche » de la Casa Oficial de Santa Maria Coyotepec jusqu’au centre historique de la ville, pour y établir un encerclement pacifique de la Police Fédérale Préventive (PFP), qui occupait la place centrale de la ville, l’Assemblé Populaire des Peuples de Oaxaca affirme :

1) Qu’Ulises Ruiz Ortis, il y a quelques jours, a déclaré qu’il préparait une opération afin d’obtenir le contrôle de la ville avant le 1er décembre ;

2) Que depuis plusieurs jours, la PFP, de concert avec divers corps policiers, tueurs à gages, paramilitaires et casseurs à la solde d’Ulises Ruiz, a commencé à se poster sur de nombreux toits du centre historique, sans la permission des propriétaires, dans le but d’agresser notre mouvement ;

3) Qu’hier, après que la commission du Conseil Populaire des Peuples de Oaxaca a parcouru les entrées des rues de la ville en vue de l’encerclement pacifique de la PFP, les policiers, tueurs à gages et paramilitaires placés sur les toits de plusieurs bâtiments ont commencé à tirer des billes et du gaz lacrymogène sur nos camarades, avant le déclenchement d’une offensive générale de la PFP qui s’est soldée par des arrestations massives et des affrontements au cours desquels les paramilitaires, la PFP et d’autres corps policiers ont utilisé leurs armes à feu contre les militants de l’APPO ;

4) Que face à cette offensive, les membres de l’APPO et le peuple en général ont commencé à faire valoir leur droit de se défendre pour éviter un massacre en utilisant des pierres, des bouts de bois, des pétards et tout autre objet qu’ils pouvaient trouver, la majorité ne s’étant pas préparée à une telle confrontation ;

5) Que d’après nos estimations provisoires, il y a 165 prisonniers politiques, des dizaines de disparus, des centaines de blessés, ainsi qu’un nombre élevé mais indéterminé de morts.

Dans ce contexte, l’Assemblée Populaire des peuples de Oaxaca :