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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
12 février 2007 1 12 /02 /février /2007 18:30
La semaine dernière la presse annonçait Le départ de Laurence DANON, PDG du groupe Printemps suite à la vente du groupe par son propriétaire à l’Italien Maurizio Borletti. Mme Danon n’a pas souhaité travailler avec les nouveaux propriétaires. Elle a empoché en partant 2,6 millions d’euros d’indemnités .
 
« Les indemnités de la PDG créent un malaise » titrait « Le Parisien ». Et pour cause : 84% des salariés du printemps gagnent moins de 1.500 euros brut par mois et la direction du Printemps n’a lâché que 1,6% d’augmentation pour les bas salaires en juillet dernier. Une misère ! Récompensée pour ses bons et loyaux services au patronat :
 
Le 5 février L. Parisot, patronne du MEDEF, était l’invitée de « France –Inter » de 8h.15 à 9h.00 pour commenter son livre « Besoin d’air » et l’actualité.
 
Interrogée sur ce qu’elle pense de ce nouveau « parachute » doré pour une patronne, elle répond :
 
« C’est normal, il faut récompenser le talent et la performance pour l’entreprise, la rémunération doit être en lien avec la création de richesses ».
 
Ça oui, Madame Danon a du talent, elle a même permis au ¨Printemps d’accroître ses profits, en réduisant les emplois de plusieurs centaines (les effectifs du Printemps ont fondu de 12,2% sous sa direction) et, disent les salariés : «  avec elle les salaires n’ont jamais été aussi bas ».
 
Mme Parisot ajoute à propos de ceux qui « commentent l’ampleur de la somme » : « derrière tout ça il y a beaucoup de jalousie ».
Ouh sur les vilains salariés jaloux ! De quoi se plaignent-ils ?
 
Elle dit encore, sérieusement : « La richesse, c’est quelque chose qu’il faut faire croître en permanence, c’est en faisant progresser la richesse que ce sera mieux pour les salaires et l’emploi ».
 
Et enfin, non sans cynisme : « « L’enveloppe de départ de Laurence Danon reste modeste comparée au pactole touché par d’autres grands patrons : 12 millions d’euros pour Jean-Marc Espalioux écarté d’Accor, et 13 millions pour Antoine Zacharias ex PDG de Vinci . Pas mal.
 
Au fait Mme L. Danon est responsable de la commission nouvelles générations du MEDEF.
 
 France Inter a évoqué aussi l’âge du départ à la retraite. Mme Parisot veut supprimer la retraite à 60 ans et instaurer un système « à la carte » sans limite d’âge. Mme Anne Lauvergeon, PDG d’Areva, a cité l’exemple d’un salarié d’Areva qui a… 74 ans. C’est formidable dit-elle, il est très content et nous aussi. (sic)
 
Voilà ce que veut faire le patronat.
 
Seule la lutte, des salariés, des étudiants, des chômeurs, des retraités, permettra de modifier tout ça.
[source : « communistes »]

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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 22:42

A lire de nombreux blogs "anti-libéraux", on observe que le débat fait rage autour de la candidature de José Bové qui, en quelque sorte et sans jeux de mots, "couperait l'herbe sous le pied" de Marie-George Buffet...d'autres s'indignant de la candidature de la secrétaire nationale du PCF, peu rassembleuse parce que "communiste"...

Il est parfois bien utile, dans de telles circonstances, de prendre un peu l'air ambiant. Ainsi, pour peu que l'on soit à l'écoute et que l'on lance la discussion sur ce terrain, qu'entend  t-on sur les lieux de travail ? D'abord que de nombreux salariés sont totalement déboussolés et ne savent plus à quel saint se vouer : 25 ans d'alternance droite/ gauche (y compris avec des ministres PCF) çà laisse des traces...

D'autre part que, pour beaucoup, il ne s'agira pas de voter pour un candidat et son programme mais d'utiliser un bulletin de vote, soit pour exprimer une colère (pas toujours bonne conseillère...) ou un rejet du candidat favori de la grande bourgeoisie capitaliste. Je connais des électeurs potentiels, disons, de la « gauche du PS », qui sont prêts à voter Royal ou même Bayrou dès le 1er tour pour barrer la route à Sarkozy. 

 On voit bien, qu’avec cette Constitution, la démocratie est bafouée et que le vote du 22 avril ne traduira pas réellement les aspirations populaires.  Avec l’expérience acquise, tant sur le plan national qu’international, je pense qu’un communiste aujourd’hui doit s’interroger sur l’attitude la plus efficace à avoir, pas tant pour battre la droite que pour définir une politique et une stratégie qui ouvre la voie à des changements progressistes.

En effet : à quoi sert de battre la droite si 5 ans après elle revient au pouvoir encore plus réactionnaire et anti-sociale ? ( à ce compte là si l’on a pas Sarkozy en 2007 nous aurons peut-être Le Pen en 2012 !).

Sincèrement, il faut réfléchir à forger un autre outil que le PCF actuel qui soit l’outil du monde du travail, sortir du discours riches/pauvres et renouer avec l’analyse théorique autour d’exploiteurs/exploités. Très franchement en polémiquant autour des candidatures Buffet , Bové et autres, les blogueurs "anti-libéraux" sont, à mon humble point de vue, très largement hors sujet !           

 

EL DIABLO

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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 20:26

L’Europe a été voulue par le patronat et ses commis politiques afin d’accroître les profits du CAC 40.

Leur but ?  Dévaloriser la force de travail en s’attaquant à ses trois composantes : sa formation ( éducation), sa rétribution ( salaires), sa reconstitution ( santé, allocations familiales…).

Leurs moyens ?  Ouvrir sans cesse l’Europe à de nouveaux pays pour aligner par le bas les niveaux de vie et imposer ces régressions en faisant adopter une constitution européenne.  L’UMP, l’UDF et le PS qui ont fait campagne pour une telle constitution ont été désavoués par les Français. 

Qu’à ne cela ne tienne, ils ne désarment pas.  En Juin 2006, ces 3 partis ont voté en catimini l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’Union Européenne sans consultation des Français alors que nos institutions prévient un référendum pour toute nouvelle adhésion.  Ainsi Sarkozy, Bayrou et Royal ont fait la preuve de leur mépris à l’égard des lois et de leur crainte de l’opinion publique.  Ce faisant, ils ont permis au patronat d’accroître l’exploitation des travailleurs tout en mettant celui-ci un peu plus à l’abri des lois puisque l’Europe est maintenant dirigée par la droite avec le concours de l’extrême-droite depuis l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’Europe.

Après cela, Sarkozy, Bayrou et Royal font preuve d’un brave culot en parlant d’Europe sociale.

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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 20:23

Malgré ses lamentations, Renault fait des profits.  En 2005 les dividendes des actionnaires ont augmenté de 33,33% !  Mais ses salariés n’ont eu que 1, 6% d’augmentation.  Comme beaucoup de salariés du public et du privé qui voient leur pouvoir d’achat régresser année après année alors que grimpent les prix à la consommation : produits frais, médicaments déremboursés, essence, gaz…Il faut y ajouter le nombre grandissant de travailleurs pauvres qui ne peuvent s’offrir une voiture neuve : ils sont 7 millions de travailleurs pauvres à moins de 722 euros par mois.  Et 4 millions de chômeurs  qui ne peuvent même pas envisager une telle dépense !

Pas étonnant alors que les ventes de voitures qui sont une grosse dépense pour un ménage diminuent en France. A force de tout faire pour être compétitifs, licencier, réduire les salaires le patronat français a réussi un tour de force : les Français n’ont plus les moyens d’acheter ce qu’ils produisent!

Or comme tous les autres patrons, les patrons de Renault veulent augmenter encore leurs profits déjà grands.  Ils choisissent donc d’investir dans des entreprises à taux de profit plus élevé, de s’implanter dans d’autres pays et de faire pression encore plus sur les salaires et sur les achats d’équipements automobiles.  Renault entend encore baisser de 14% ce qu’il paie aux équipementiers.  Les conséquences, on les connaît : délocalisations en Pologne, en Tchécoslovaquie …et menaces sur les emplois :  Autolive, EMT, la FAC de Cléon sont en danger.

Dans ces conditions  le credo de la direction : « un salarié engagé c’est un salarié qui adhère aux objectifs et à la stratégie du groupe et qui est prêt à se dépasser pour assurer le succès de l’entreprise » revient à demander au condamné à mort de tresser lui-même la corde avec laquelle on va le pendre !

C’est pourquoi nous saluons les salariés qui aujourd’hui refusent cette logique du tout profit qui les sacrifie.  Seule la lutte peut faire reculer les patrons. 

C’est par les luttes que nous pourrons obtenir une augmentation des salaires qui permettent une vie digne pour les salariés et une relance de l’industrie en France.  C’est par les luttes que l’on peut refuser la logique de mise en concurrence des travailleurs entre eux et la relocalisation des industries de consommation en France.  Ce qui aura en outre l’avantage de réduire la circulation des camions, des avions, des bateaux et la production de gaz carbonique…

 

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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 20:13

Le Pen, Sarkozy, Royal sont redevables de l’impôt sur la fortune.  Riches, sont-ils les mieux placés pour connaître les besoins des gens aux fins de mois difficiles et trouver des remèdes à la précarité et au chômage ?

Le Pen, Sarkozy et Royal s’engagent, la main sur le cœur, à réduire la fracture sociale face à l’explosion des inégalités.  Fait-il les croire quand aucun d’entre eux ne se propose de taxer les profits des grandes entreprises et de la finance ?  Dans ce cas qui va payer ?  Alors la fracture sociale ne risque-t-elle pas de se creuser ?

Le Pen, Sarkozy, Royal n’ont pas un mot pour s’opposer aux délocalisations, aux privatisations, à la mise à mal des services publics.  Sont-ils crédibles quand ils promettent la baisse du chômage, des moyens pour :l’éducation, les transports ou la santé ?

Et pourtant tous trois sont donnés favoris par les médias pour le second tour des élections présidentielles.  Est-ce à croire que ça n’est pas l’opinion publique qui fait les sondages mais plutôt les sondages qui font l‘opinion publique ?

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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 14:16

Ci-joint une note de lecture, un point de vue de Yvonne Bollmann qui invite à la réflexion, ainsi qu’une dépêche de L’AFP sur les relations actuelles entre la Pologne et l’Allemagne. Je rappelle par la même occasion qu’à différentes reprises des ministres allemands en fonction tel J Fischer, ont revendiqué ouvertement pour leur pays, une hégémonie sur l’Europe. Actuellement l’Europe supranationale est sous domination atlantiste, germano-américaine.


Claude Beaulieu.

 

La faute de M. Monnet (Fayard, octobre 2006)

de Jean-Pierre Chevènement


M. Chevènement ne s’est pas seulement rallié à Mme. Royal. Comme le montre son dernier livre, il a aussi fait allégeance à l’Allemagne.

 

Dans « La faute de M. Monnet », rien, au début, n’annonce un tel revirement. Le lecteur y trouve « une réfutation en règle de l’idéologie post-nationale, théorisée par Jürgen Habermas, qui prétend déconnecter la démocratie de la nation ». M. Chevènement écrit que cette théorie « entend rompre avec la conception ethnique de la nation ». Il rappelle que l’identité post-nationale est définie essentiellement « par l’adhésion à des principes moraux et juridiques universels et par l’acceptation de procédures supranationales permettant de prendre collectivement des décisions ». Dans le sillage d’une telle conception, l’adoption d’une Constitution européenne aurait, selon M. Chevènement, « légitimé l’extension à l’Europe de la notion de patriotisme constitutionnel par lequel Habermas définit le patriotisme allemand d’après 1945 ».

 

Mais M. Chevènement pense qu’ « on ne se défait pas si facilement des vieilles habitudes de penser ». Il estime en effet que dans sa vision d’un Etat européen supranational, Jürgen Habermas «  refoule les nations constitutives à l'état de "subcultures" particulières, c'est-à-dire de nations ethnocentriques. Cette démarche qui vise à dissocier, par un mouvement d'abstraction des particularités, le post-national, voulu, et le national, subi, aboutit paradoxalement sur le terrain à une régression de l'idée de nation républicaine vers une idée ethnico-culturelle ». M. Chevènement trouve « amusant de voir que Habermas recrée ainsi ce avec quoi il voulait rompre : la vieille conception allemande, particulariste, de l'idée nationale ». Il était temps que quelqu’un règle enfin son compte à Jürgen Habermas, dont la théorie post-nationale est l’alibi parfait pour la politique d’intérêt national que l’Allemagne mène tous azimuts.

 

M. Chevènement n’applique toutefois pas son analyse critique à l’Allemagne elle-même. Porté par son désir d’une « phase de maturation intellectuelle et pratique » dans les relations entre nos deux pays, d’« intimité intellectuelle dans le couple franco-allemand », il trace d’elle une image conforme peut-être à ses rêves, mais pas à la réalité. Il écrit ainsi que « l'abandon du jus sanguinis par l'Allemagne a aussi correspondu au retour dans les frontières de l'Allemagne fédérale des dernières minorités allemandes expatriées, notamment en Russie ». Or l'Allemagne n'a pas abandonné totalement le droit du sang et, ceci allant avec cela, il y a encore des « minorités allemandes » dans plusieurs pays. On ne saurait donc affirmer que « le problème des minorités allemandes ne se pose plus ». Leur existence, réelle ou prétendue, est même pour l’Allemagne un puissant outil de déstabilisation, qu’elle ne manque pas d’utiliser ici et là, dans des pays proches d’elle ou plus éloignés, y compris pour la France à propos de l’Alsace. Nier ce fait revient à se priver d’armes pour combattre la résistible ascension du principe ethnique.
Il y a plus grave. Cette longanimité soudaine de M. Chevènement l’amène à se renier lui-même, à rendre nul et non avenu son Non du 29 mai. L’Allemagne, écrit-il, « devrait voir, à travers un "petit traité institutionnel", son poids démographique reconnu, comme le prévoyait le projet de "Constitution", selon une double règle de majorité (majorité des Etats et majorité de 65% de la population). Cela supposerait l'acceptation de l'Espagne et de la Pologne (dotées de 27 voix chacune au Conseil européen par le traité de Nice, contre 29 aux "cinq grands") et la renonciation par la France  au principe de parité posé par Jean Monnet lui-même aux débuts de la construction européenne ». M. Chevènement se montre ici plus monnetiste que l’« Inspirateur », et un bon serviteur de l’intérêt national … allemand. Il propose un « petit » traité, comme s’il s’agissait de presque rien,  pour une réforme décisive.

La France, poursuit-il, « doit être capable de faire à l'Allemagne cette concession, qui n'est pas mince. Elle donnerait en effet à l'Allemagne la possibilité de constituer, plus facilement que la France, des minorités de blocage dans les votes du Conseil (...) En échange de cette concession, l'Allemagne devrait accepter de privilégier le choix d'un gouvernement économique de la zone euro, c'est-à-dire d'un recentrage de son économie sur l'Europe ». M. Chevènement écrit que « la France, l’Italie, l’Espagne, d’autres encore ont tout à gagner à réunir leurs efforts pour convaincre l’Allemagne » de jouer cette carte. Il ne croit donc plus la France capable à elle seule de modifier le cours des choses, face à une Allemagne dont le choix souverain serait le seul qui compte « en dernier ressort ».

 

Pour finir, comme s’il n’avait jamais dit Non, M. Chevènement écrit que « du fait que les conditions de possibilité d’une fédération européenne ne sont pas réunies aujourd’hui, même entre quelques Etats (à commencer par la France et l’Allemagne), on ne peut pas déduire qu’elles ne le seront jamais ». En Allemagne, on doit bien rire de ce retournement !

 

14 décembre 2006

 


VARSOVIE, 16 déc 2006 (AFP) -
Le Premier ministre polonais Jaroslaw Kaczynski a dénoncé un retour en Allemagne d'une idéologie nationale accompagnée d'une tentative radicale de réviser l'Histoire, dans une
interview parue samedi dans le quotidien
           "Rzeczpospolita"
.

"Nous observons en Allemagne un processus plus profond qu'une simple attitude de tel ou autre gouvernement.
Il s'agit d'une renationalisation de la politique, d'une remise en question exceptionnellement radicale des jugements historiques
", a estimé le chef du gouvernement polonais.
"C'est un nouveau type d'idéologie nationale", a-t-il affirmé, en ajoutant qu'elle "fait abstraction des faits et crée une fausse conscience de la réalité".
Il a aussi regretté   "l'antipolonisme évident, souvent raciste, d'une partie des Allemands".
Depuis leur arrivée au pouvoir à l'automne 2005, les frères jumeaux Kaczynski ont multiplié les attaques contre l'Allemagne mais jusqu'à présent aucun des deux frères, Jaroslaw, Premier ministre, et Lech, président, n'avaient tenu des propos aussi virulents.
La réaction de Jaroslaw Kaczynski intervient après l'annonce vendredi du dépôt de plaintes devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) par une organisation privée représentant des Allemands expulsés après 1945 ("Preussische  Treuhand") qui souhaitent récupérer des biens ou obtenir des réparations de la part de la Pologne.
Le
gouverment allemand répète qu'il ne soutient pas ces initiatives individuelles mais la Pologne estime qu'il n'en fait pas assez pour bloquer ces revendications, qui pourraient théoriquement concerner 34% de son territoire actuel.
A la demande de Staline, les alliés vainqueurs des nazis ont accepté en 1945 de déplacer la Pologne vers l'Ouest. L'URSS s'est appropriée une partie de la Pologne et la Pologne a reçu des territoires appartenant à l'Allemagne depuis des siècles.
L'organisation "Preussische Treuhand" estime qu'environ un million d'Allemands ont perdu une propriété dans l'actuelle Pologne.
"L'Allemagne n'a pas expliqué pleinement sa position légale face à la propriété en Pologne. Ses déclarations dans ce domaine restent insuffisantes", s'est plaint samedi M. Kaczynski.
Il a déploré que que la chancelière Angela Merkel ait rejeté sa proposition de conclure un traité dans lequel les deux pays renonceraient mutuellement à toute revendication financière.
Vendredi, à Bruxelles, le président polonais Lech Kaczynski, frère jumeau du chef du gouvernement, avait déjà averti que la démarche de la "Preussische Treuhand" pourrait nuire gravement aux relations polono-allemandes.
"J'ai toujours craint qu'un jour, en se basant sur des mécanismes légaux européens, on ne lance des procédures qui auront un impact vraiment destructeur pour les relations entre les différents pays", a déclaré M. Kaczynski aux journalistes lors du sommet de l'Union européenne.
Le chef de l'Etat a rappelé que c'était pour parer à ce genre d'initiatives qu'il avait ordonné en 2004, lorsqu'il était encore maire de Varsovie, une estimation des pertes matérielles de la capitale polonaise durant l'occupation allemande de 1939 à 1945.
Le rapport avait chiffré à "au moins 45,3 milliards de dollars" les pertes dues à l'occupation de Varsovie qui avait provoqué une destruction de 80% de la ville et la mort de quelques 700.000 habitants.
Lech Kaczynski avait alors menacé l'Allemagne de réclamer cette somme si des revendications financières étaient adressées à la Pologne.

 

 

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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 18:59

Entre les Français et leurs élus au plan national le divorce est de plus en plus flagrant.  Trois faits majeurs en témoignent :

-         la masse croissante des abstentions lors des élections.

-         Le désaveu populaire infligé aux 90% de députés qui soutenaient le projet de constitution européenne.

-         Le rejet du CPE par la voix de millions de manifestants contre l’avis du chef de l’Etat, du gouvernement et de la majorité de l’Assemblée Nationale. 

 

Constater cela, c’est assez dire que la majorité des députés et des sénateurs, que le Président de la République et ses ministres ne sont pas représentatifs de l’opinion publique, c’est du même coup en conclure que le système qui leur a permis d’être en place est profondément vicié ;  qu’il est urgent de remanier démocratiquement nos institutions.  Ceci afin de faire enfin prendre en compte les revendications populaires tout en privant les tenants du Capital de pouvoir agiter les épouvantails de l’extrême droite ou de l’anarchie ;  de redynamiser la citoyenneté et d’en finir avec la démagogie des slogans : « tous pourris » ou «élections, pièges à cons ».

 

Les institutions reflètent le rapport de forces entre exploitants et exploités.  Elles ne sont pas immuables car le rapport évolue en fonction des luttes de classes.  Ainsi, au sortir de la seconde guerre mondiale, le rapport de forces étant favorable à la classe ouvrière, les institutions permettront la nationalisation de grands moyens de production, l’élargissement du secteur public, la création de la sécurité sociale, l’amélioration du code du travail etc…  Mais le capital n’a de cesse de vouloir récupérer ses pertes et d’accroître ses gains.  En 1958, le rapport des forces lui étant à nouveau favorable, les institutions changèrent.  Elles visaient un double objectif par le biais du nouveau système électoral : servir les intérêts des exploitants en maintenant une majorité favorable au système économique existant et empêcher toute volonté transformatrice de la société.

 

Dès lors tous les gouvernements qui se sont succédés ont poursuivi des choix politiques en faveur du capital.

 

1.      Le blocage et la baisse des salaires (suppression de l’échelle mobile des salaires) annoncée dès 1982, déclenchent un chômage massif.  Cette «armée de réserve » de chômeurs joue depuis le rôle de levier contre les aspirations et revendications populaires.

 

2.      Le détournement des missions publiques et collectives de l’Etat au seul profit d’une logique de «marché » et sa concrétisation par la démolition des services publics (santé, recherche …).

 

3.      La précarisation généralisée des conditions de travail et de l’emploi des jeunes salariés (TUC, CES, …)

 

4.      La liquidation de secteur public.  De fait, les nationalisations opérées dans le secteur productif concurrentiel en 1982 qui relevaient fondamentalement d’une logique idéologique, se sont transformées en une transposition  sociale-démocrate de la démarche de l’appropriation collective des moyens de production.  Ainsi, la suppression des aides financières publiques a poussé les entreprises nationalisées à se tourner vers les marchés financiers puis l’ouverture du capital à des apports étrangers.  Dès lors l’économie de marché a accentué la banalisation du secteur public et la décompositions de ses objectifs en faveur des usagers.

 

5.      La remise en cause du système de protection sociale française.

 

6.      La construction de l’Europe du capital visant à «institutionnaliser la «logique de marché », moteur du profit avec son lot de délocalisations d’entreprises, de misère et de surexploitation.

 

 

Un système électoral pervers qui étouffe les revendications populaires

1.      Le système du scrutin uninominal à 2 tours et l’élection d’un président de la République au suffrage universel, imposent aux électeurs un non-choix.

 

L’abandon du mode d’élection à la proportionnelle des représentants de l’Assemblée Nationale a définitivement éliminé les intérêts du peuple des choix politiques de cette Assemblée.

 

En effet, pour les candidats présents au second tour (législatives et Présidentielles), les compromissions sont nécessaires pour obtenir les voix des candidats malheureux.  Pour atteindre cet objectif, les promesses faites au 1er tour seront évacuées.  Dès lors, les mécanismes du capitalisme ne risquent pas d’être remis en cause par les 2 finalistes du 2ème tour.  Et pour compléter le dispositif, tout est prévu : là intervient le rôle dévolu à Le Pen et à l’extrême-droite, servant de défouloir, de dévoiement de colère au 1er tour et le cas échéant de repoussoir et d’épouvantail au second.  Aucun risque pour le capital.

 

Une fois élus, ces « représentants du peuple » voteront des lois, concoctées par le gouvernement, essentiellement défavorables aux travailleurs.  Ainsi l’Assemblée Nationale est, de fait, une caisse d’enregistrement des besoins du capital.

           

2.      L’inefficacité du rôle de l’Assemblée Nationale vis-à-vis du gouvernement

(l’Etat) est notoire.        

 

A ce sujet, l’exemple des débats parlementaires sur l’acte majeur que constitue l’examen de la Loi de Finances soumis par le gouvernement (les ministères et l’Elysée) est révélateur.  Pendant 6 mois, les modifications apportées par les députés sur le budget de l’Etat ne représente que 5% du projet initial !

 

De plus, en ramenant le mandat présidentiel à 5 ans, cette élection, précédant de quelques semaines celle des Législatives, imposez une dimension politique quasi monarchique dans notre pays.  Ceux d’entre eux qui ont accepté ou minoré cette modification institutionnelle majeure ont grandement participé à la dérive actuelle.  Quelle irresponsabilité d’appeler à l’abstention !

 

Dans ce cadre, les partis politiques institutionnels deviennent de véritables écuries de course qui recherchent un «leader » : pour, tout d’abord, atteindre le 2ème tour, puis obtenir le mandat suprême, et enfin se donner une majorité à l’Assemblée Nationale. 

 

 

3.  Le principe de se doter de représentants pour définir des choix politiques    

« nationaux » retire au peuple son pouvoir politique, une fois les élections passées.

 

C’est incontestable : la volonté populaire est interdite de parole pendant la durée de mandat des élus, d’autant qu’ils n’ont jamais de compte à rendre.

 

Ainsi le peuple, sur les grandes questions de société (services publics, privatisations, sécurité sociale, retraites, intérêts nationaux, santé publique, énergie, …) n’a pas été consulté.

 

Utilisant son seul recours, le mouvement social multiplie dans ce cas les journées de grèves et de manifestations.  A l’occasion des grèves contre les décisions gouvernementales visant notre système de retraites, J.P.Raffarin, rappelant où se situait le pouvoir politique, avait déclaré : « Ce n’est pas la rue qui gouverne ! ».  Cette formule a dû plaire à Dominique Strauss Khan qui écrivait dans son livre «la flamme et la cendre » :

 

« Du groupe le plus défavorisé, (ouvriers et employés NDLR), on ne peut malheureusement pas attendre de lui une participation sereine à une démocratie parlementaire.  Non pas qu’il se désintéresse de l’Histoire, mais ses irruptions s’y manifestent parfois avec violence ».   

 

 

Mais l’appétit du profit du capital est insatiable.  Et pourtant, les institutions qui lui sont favorables ne sont pas sollicitables à l’infini.  D’une part parce que, définies dans le cadre de la nation, elles ont les limites de la constitution et se heurtent de plus en plus aux exigences de la mondialisation, d’autre part parce qu’elles provoquent la montée de la contestation populaire sous diverses formes (abstentions, grèves, manifestations, émeutes des banlieues etc…).  Ni les exploitants, ni les exploiteurs ne sont satisfaits des institutions en ^place.  Elles ne servent plus suffisamment les intérêts des premiers et desservent trop les intérêts des autres.  Voilà pourquoi le patronat a voulu échapper au cadre, devenu trop étroit pour lui, des institutions françaises en proposant une constitution européenne.  Voilà aussi pourquoi celle-ci a été refusée à plus de 65% des voix exprimées au référendum et pourquoi des millions de manifestants ont rejeté la proposition de loi sur le CPE.

 

Quand ceux d’en haut et ceux d’en bas sont mécontents des institutions en place, on peut dire que celles-ci sont révolues.  Il faut faire place à du neuf.  Evidemment les uns et les autres ne proposent pas les mêmes recettes pour changer la constitution.  Il est temps que nous avancions les nôtres sans attendre en convaincant notre peuple qu’aucun acquis des luttes ne pourra être durable si les institutions ne les garantissent pas.

 

 

Faire du neuf dans nos institutions

 

A notre sens les lois de la Nation  devraient répondre à trois principes fondamentaux : le gouvernement propose, le peuple tranche, les députés appliquent.

 

Pour qu’il en soit ainsi

 

1.      Un représentant de l’Assemblée Nationale ne doit en aucune manière négocier ses opinions pour être élu.  Il doit être élu à la proportionnelle tous les 5 ans.  Il peut être révoqué à tout moment par les électeurs pour non-respect des propositions qu’il a faites avant d’être élu ou tentative d’enrichissement personnel par utilisation de son mandat.  Il est détaché de son entreprise d’où il est issu le temps de son mandat qu’il réintégrera, s’il le souhaite, à la fin de celui-ci.

 

2.      Le Président de la République est élu par l’Assemblée Nationale.  Sa mission unique : défendre les intérêts du peuple, de la Nation au niveau international.  Il participe au conseil des ministres (le gouvernement).

 

3.      Le ministre, membre du gouvernement, dirige son ministère par le biais d’une commission.  Elle est constituée de fonctionnaires de l’Etat (spécialistes) pour 1/3 ; de représentants syndicaux et associatifs pour 1/3 ; de députés pour 1/3.  Elle prépare les lois fondamentales qui doivent être exposées clairement.

 

Les lois fondamentales sont (liste non exhaustive) :

 

-         Le droit au travail

-         Le droit à la santé, à  la sécurité sociale et à la retraite

-         Le droit au logement

-         Le droit à l’éducation et à la culture

-         Le droit aux transports et à l’énergie

-         Le droit à la sécurité populaire

-         Les garanties des travailleurs

-         Le droit à la justice collective et individuelle

-         La défense nationale

-         Les garanties des collectivités locales

-         Le droit à la sécurité alimentaire et de l’environnement

-        

 

4.      Ces lois fondamentales clairement rédigées sont votées, amendées, tous les 5 ans par le peuple.  A l’expérience l’exécutif ne peut plus être le législatif.

 

Elles font l’objet d’un débat public et politique pendant plusieurs mois sur un projet initial.  Les représentants politiques, syndicaux, associatifs y contribuent.  Le député, dans sa circonscription où il a été élu à la proportionnelle, participe aux débats.  Il transmet à l’Assemblée Nationale les remarques et opinions formulées.  Le gouvernement rédige les lois qui sont soumises au vote populaire.  Car le dernier mot appartient aux citoyens.

 

Elles s’appliquent à tous.  Les députés votent les décrets d’application pour les faire respecter.  Ils contrôlent les préfets représentants de l’Etat pour l’application des lois en liaison avec les commissions ministérielles.

 

En cas de rejet d’une ou plusieurs lois par la souveraineté populaire, le gouvernement démissionne.  L’Assemblée Nationale nomme un nouveau gouvernement.

 

5.      Les directions des entreprises publiques.

 

La mission du secteur public et nationalisé s’inscrit dans l’application des lois fondamentales.  Le conseil d’administration dirige.

 

Celui-ci est constitué de :

-         représentants du ou des ministères concernés ( 1/4 )

-         députés (1/4 )

-         des membres du comité d’établissement, représentants syndicaux élus ( 1/4 )

-         des représentants des usagers ( 1/4 )

 

Le directeur est élu parmi les membres du conseil d’administration pour 5 ans.  Les représentants des usagers sont élus par les usagers tous les 5 ans.  Les membres du comité d’établissement sont élus par les salariés de l’établissement tous les 5 ans.  Les salariés peuvent à tout moment remplacer leurs représentants.

 

Le directeur ne peut être remplacé que par le conseil d’administration.

 

6.      Les coopérations entre des nations souveraines

 

Après le vote des Français ( mais également celui des Néerlandais), la constitution européenne doit être définitivement abandonnée.  De plus, conformément à ce que déclaraient les promoteurs de ce texte («il reprenait et fusionnait en un seul traité, l’ensemble des textes mis en œuvre depuis l’origine de la construction/intégration européenne »), nous considérons les règles européennes comme caduques sur le plan politique.  La mise en place d’un marché unique, l’obligation de mise en concurrence de la plupart des activités économiques, le respect de critères budgétaires détruisant la solidarité dans les différents pays (etc…) ne doivent plus être considérées comme intangibles.  Le respect de la volonté populaire impose cette évidence. 

 

 

Conclusion

 

Le champ des propositions «utopiques » évoquées dans ce document est au coeur de tous les affrontements d’aujourd’hui entre le capital et le travail.  Pour ne pas retomber dans le piège de l’alternance il est en effet indispensable d’opérer des changements majeurs dans nos institutions.  Evidemment, les idées émises dans ce texte ne sont que des pistes proposées à la réflexion et au débat des acteurs du mouvement social afin que ces derniers les discutent, les enrichissent et même les contredisent.  En fait, il s’agit de travailler à l’élaboration d’un cahier de doléances, d’exigences politiques propre à rendre la parole au peuple et à celles et à ceux qui produisent les richesses et qui devraient avoir le droit de décider de leur répartition ;

 

 

 

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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 13:10

Vous lirez, ci-dessous, le texte d'une tribune libre de Georges Hage adressée au quotidien "l'humanité". 

la partie du texte soulignée en jaune n'a pas été publiée par le quotidien du PCF.  
*
L’heure n’est pas à la dissolution du PCF mais à son ressourcement
*
 La mascarade des collectifs antilibéraux n’a que trop duré. Le spectacle donné, les 9 et 10 décembre derniers, à l’Ile St Denis, est affligeant. Nous voulons réconcilier la population avec l’action politique ? Que peuvent penser ceux qui souffrent du chômage, de la précarité, de l’incertitude du lendemain, des délocalisations et des plans sociaux de ces palabres stériles entre boutiquiers d’officines groupusculaires coupeurs de cheveux en quatre ? L’ambition, nous dit-on, est de rassembler celles et ceux qui ont œuvré à la victoire du non au référendum sur le projet de Constitution européenne. Parfait ! Mais où sont les forces qui ont permis ce succès ? Les socialistes partisans du non sont (presque) tous rentrés au bercail. Ils se sont rangés derrière la bannière de la candidate du oui, Ségolène ROYAL. L’extrême gauche –LO et la LCR– a ses propres candidats. Que pouvons-nous d’ailleurs espérer de ces organisations, dont la raison d’être a toujours été de diviser le monde du travail et de le conduire dans des impasses ? Alors que reste-il ? Une multitude de chapelles ne représentant qu’elles-mêmes. Et nous leur courons après en leur proposant un marché de dupes. Rassemblons-nous, leur disons-nous, mais il va de soi que la mieux placée pour représenter ce mouvement est Marie-George Buffet. Ils hurlent à la duperie. Le pseudo-rassemblement est donc au bord de l’explosion et sa crédibilité auprès de l’opinion publique est évidemment nulle. Dans cette tempête dans un verre d’eau, où sont donc nos concitoyens, ceux-là mêmes qui ont fait la victoire du non, qui rejettent la mondialisation capitaliste et ses ravages et qui voudraient bien voir enfin se dessiner une perspective fiable ? Ils n’y sont pas et ils se moquent comme d’une guigne de ces collectifs fantoches. Le désarroi, dans lequel nous les plongeons, ne peut que les conduire soit à l’abstention par écœurement, soit à des votes défouloirs ou nauséabonds par dépit, soit à un vote utile au 1er tour par crainte d’un second 21 avril. Il est donc temps d’en revenir à quelques « fondamentaux ». Pourquoi le Parti Communiste Français a-t-il vu le jour ? Parce que la classe ouvrière et le monde du travail avaient un urgent besoin d’une organisation, qui leur soit propre pour défendre leurs intérêts de classe face au capital et préparer la nécessaire transformation sociale. La social-démocratie s’était fourvoyée dans la collaboration avec la bourgeoisie et le désastre de la première guerre mondiale. Le peuple était démuni. Il lui fallait cet outil de résistance et de conquête. Autre époque ? Sans doute. Mais dans quelle situation sommes-nous ? Le Parti socialiste, à l’épreuve du pouvoir, n’a-t-il pas sombré dans l’acceptation d’une société capitaliste indépassable et tout juste réformable à la marge ? Jamais son programme, les déclarations de sa candidate n’ont été à ce point marqués du sceau du renoncement au changement de société. Evidemment, nous avons un problème : notre Parti a plongé dans le même gouffre, en participant à des gouvernements de reniements. Pensons-nous nous en sortir en nous diluant dans un agglomérat de groupuscules inopérants ? Ce serait signer notre disparition. Ce ne serait pas rompre avec la période précédente, car si la question de ministres « communistes » devait se reposer, je suis convaincu que nous y retournerions, notre présence sous les ors de la République palliant notre inexistence politique et l’absence d’un projet révolutionnaire clairement défini (la notion de « visée communiste », que nous employons, est à ce point floue que l’horizon du changement parait inatteignable). Le non a ouvert ou, plutôt, révélé un vaste espace politique, de même que les mobilisations contre le CPE, pour la retraite ou la Sécurité Sociale, il appelle à ce que les millions de nos concitoyens disposent à nouveau d’une organisation pour combattre le capital dans ses mutations destinées à prolonger sa domination et construire une société de transformation sociale. L’heure n’est pas à la dissolution du Parti communiste mais à son ressourcement. Le vide politique est béant. Qu’attendons-nous pour le combler ? Cela implique de rompre clairement et visiblement avec nos stratégies de compromission d’hier avec la social-démocratie et de marginalisation d’aujourd’hui. Il nous faut retrouver le terrain des luttes sociales – le champ est vaste -, notre rôle d’éveilleur des consciences et de porteur d’une société alternative au capitalisme. Le premier geste réside dans l’entrée en campagne sans plus aucun retard d’un(e) candidat(e) communiste aux élections présidentielles et de candidat(e)s communistes dans chaque circonscription pour les élections législatives. 
Georges HAGE
 Vétéran du Parti Communiste, Doyen de l’Assemblée Nationale.



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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 13:06

Droit du travail : « une modernisation » qui annonce un démantèlement


Décidément, il ne se passe pas une semaine sans que la Commission européenne avance une nouvelle proposition de démantèlement de ce qui identifie l’Europe.

Après les services publics, les services sociaux, l’enseignement public, la  civilisation du vin, voici qu’elle s’attaque au droit du travail.

Elle vient de rendre public un « livre vert » intitulé « Moderniser le droit du travail pour relever les défis du XXIe siècle ». On sait, depuis le début de l’offensive néolibérale, que les mots n’ont plus le sens qu’on avait l’habitude de leur donner. Autrefois, « moderniser », « réformer » signifiaient donner un sens au mot progrès dans une perspective volontariste vers le mieux être pour tous.

Aujourd’hui, ces mots désignent des projets de remise en cause, de démantèlement de ce qui existe.

Signalons d’emblée que le droit du travail n’est pas une matière qui relève de la compétence de l’Union européenne. En effet, devant l’absence de consensus sur une harmonisation par le haut des législations en vigueur, les Etats membres -surtout ceux dont la législation du travail est la plus avancée - ont refusé une européanisation qui aboutirait au plus petit dénominateur -commun. Ce qui n’empêche pas la Commission européenne - c’est quasi systématique de sa part -de prendre des initiatives dans des domaines qui ne sont pas de son ressort, mais qu’elle considère comme des obstacles dans la réalisation d’une Europe ultralibérale.

L’objet annoncé du « livre vert » est de provoquer un débat en vue de répondre àla question : comment mettre le droit du travail à jour afin de rencontrer le défi majeur d’une plus grande capacité des travailleurs et des entreprises à s’adapter ? Le but du « livre vert » est d’examiner le rôle que pourrait jouer le droit du travail pour promouvoir la « flexsécurité » dans un « marché du travail plus réactif qui rendrait l’Europe plus compétitive ». Plus précisément, « comment combiner des formes nouvelles plus flexibles de travail avec « un minimum » ( !) de droits sociaux » ?

En fait, ce « livre vert » fait partie d’une stratégie d’ensemble en vue de remettre en cause le droit du travail. Ainsi qu’il l’annonce, le « livre vert » fera l’objet d’une consultation publique d’une durée de quatre mois. Suite aux réactions des partenaires concernés, la Commission présentera, en 2007, une nouvelle Communication qui développera les arguments en faveur de la « flexsécurité ». Ce qui montre bien dans quelle considération la Commission tient les opinions qu’elle sollicite sur son « livre vert » puisqu’en tout état de cause son choix est déjà fait.

 

Le livre vert présente onze questions. Chacune est introduite par une argumentation qui tend à provoquer la réponse attendue dans le sens d’une flexibilité plus grande donnant préférence « au champ d’application personnel du droit du travail et non sur les questions de droit du travail collectif ».

D’autres mots pour signifier une préférence pour le contrat individuel plutôt que pour la loi.

Ces questions portent sur les priorités d’une réforme conséquente du droit du travail, sur l’adaptation du droit du travail et des conventions collectives en vue d’améliorer la flexibilité et la sécurité de l’emploi et à réduire la segmentation du marché du travail, sur l’impact de la réglementation existante sur les entreprises et les travailleurs pour accroître la productivité et s’adapter aux nouvelles technologies et à la concurrence internationale.

La Commission demande comment faciliter le recrutement pour accroître la souplesse des contrats tout en garantissant un niveau suffisant de sécurité dans l’emploi et de protection sociale et s’il faut combiner un assouplissement de la législation de protection de l’emploi avec un système de soutien aux chômeurs.

Elle interroge sur le rôle de la loi et des conventions collectives dans l’accès à la formation et les transitions entre les différentes formes de contrats.

Les définitions juridiques nationales du travail salarié et du travail indépendant doivent-elles être clarifiées pour faciliter les transitions entre le statut de salarié et celui d’indépendant ?

Faut-il prévoir un « socle de droits » relatif aux conditions de travail de tous les travailleurs, indépendamment de la forme de leur contrat de travail ?

Faut-il déterminer à qui incombe la responsabilité du respect des droits du travail ?

Est-il nécessaire de clarifier le statut des travailleurs employés par des agences de travail intérimaire ?

Comment offrir plus de flexibilité aux employeurs et aux travailleurs, tout en garantissant un niveau élevé de protection de la santé et de la sécurité des travailleurs ?

Des questions qui vont provoquer un débat de l’ampleur connue avec la directive sur les services.


 

samedi 16 décembre 2006

par Raoul Marc JENNAR

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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 12:59
A l'occasion de la loi « pour le développement de la participation et de
l'actionnariat salarié », le Parlement a voté hier 17 mesures concernant le
droit du travail. Ce sont 17 « cavaliers parlementaires », mesures sans
rapport avec l'objet de la loi, la plupart introduites par amendement.

Deux d'entre elles sont particulièrement graves :

- Un article réformant les conditions d'exercice de l'activité des
  conseillers prud'hommes. Les décrets d'application, déjà connus,
  vont limiter de façon drastique le temps qu'ils peuvent consacrer
  à l'étude des dossiers et à la rédaction des jugements. C'est une
  atteinte flagrante à l'indépendance de ces magistrats, non professionnels,
  mais chargés de juger tous les litiges individuels entre employeurs et
salariés.

- Un autre article exclu du calcul des effectifs des entreprises les
salariés
  en sous-traitance ou en prestation de service. Ce calcul est la base de
  toutes les règles sociales ou fiscales liées à la taille des entreprises.
  Cette mesure aura pour effet de diminuer les moyens, voire de faire
  disparaître des institutions représentatives des personnels et d'affaiblir
  les règles d'hygiène et de sécurité, en particulier dans les grands sites
  industriels.

Seule la première mesure citée a fait l'objet de concertation, mais la
plupart des confédérations s'y sont opposées. Aucune des 16 autres n'a donné
lieu à la moindre consultation des partenaires sociaux.

Ce vote, intervenant deux jours après l'adoption en première lecture d'une
loi sur le dialogue social, est inacceptable. La Cgt s'associe au recours
déposé devant le Conseil constitutionnel et continuera à combattre ces
mesures.

S'agissant de l'indemnisation des conseillers prud'hommes, elle appelle à
faire des assemblées solennelles qui se tiendront en janvier dans chaque
conseil, des moments forts de défense et de promotion de la justice du
travail, dont chaque salarié a besoin.

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