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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 09:34

france-1956

 

 

  Ces affiches sont extraites d'une brochure publiée à l'occasion de la Fête de l'Humanité 2005. Tous ces documents ont été rassemblés par Bernard Champelovier. Cette affiche a été publiée sur El Diablo.

 

 

 

Rassemblements et manifestations :

 
Rouen  10 h 30  Théâtre des Arts


Le Havre 10 h cercle Franklin


Fécamp 10 h 30 place de l’Eclipse (plage)


Dieppe 10 h 30 place Louis Vitet


Elbeuf 10 h 30 place de la mairie


Le Trait 11 h place de la mairie


Lillebonne 11 h place de la mairie


Le Tréport  11 h  au forum

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 15:54

L’UE ne veut pas de nationalisations ? 
L’UE ne veut pas  que nous contrôlions nos échanges? 
Alors sortons en pour ouvrir d’autres choix que le chômage et la régression capitaliste à vie !


Du pouvoir de droite, le gouvernement et le président “socialistes” qui devaient “changer maintenant” n’ont changé que la musique et ont gardé les paroles : euro fort, austérité européenne, pouvoirs renforcés de la Commission de Bruxelles et fédéralisme européen … Les dirigeants du PS s’affolent et critiquent aujourd’hui l’austérité voulue par l’Europe soumise aux diktats d’A.Merkel. Encore une fois ce ne sont que des mots. Car dès l’automne ils ont pris soin de voter le TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) qui est en réalité un pacte d’austérité conclu par les gouvernants européens contre les peuples. En mars, les députés « socialistes » du département de Seine-Maritime se sont félicités de l’accord Renault qui aboutit à de vrais reculs pour les salariés.  Puis ils ont voté l’ANI ( loi sur l’accord national interprofessionnel) réclamé par le patronat et supposé garantir l’emploi.  Ces soumissions successives n’ont pas empêché les fermetures d’usines.

En Seine-Maritime, deux exemples industriels illustrent l’incapacité de l’Etat à assumer ses responsabilités. La nécessité impérieuse de nationaliser les secteurs décisifs de l’industrie et d’associer les salariés à la réflexion, aux décisions sur les stratégies des entreprises s'impose donc.  Car aujourd’hui, ce sont les travailleurs, et eux seuls, qui soutiennent l’intérêt national en  se battant pour leur outil de travail. Ces exemples démontrent également que toute politique industrielle doit s’accompagner d’une maîtrise de nos échanges commerciaux afin que ceux-ci soient contrôlés et mutuellement avantageux et non laissés à la libre domination des marchés.


Nationaliser pour maîtriser l’industrie, les emplois

et faire respecter les droits des travailleurs

Premier exemple, Renault et l'automobile: Les députés « socialistes » se félicitent de l’accord Renault. Or ce sont des emplois, de vrais emplois d’avenir qui disparaissent, plus de 8000 emplois auxquels s'ajoutent les emplois induits dans la sous-traitance.
Les salariés s’étaient battus avec la CGT, contre l’accord proposé.  A l’issue du conflit un travailleur de Renault Cléon, actif pendant les grèves contre l'accord compétitivité, s'est suicidé dans son atelier.  Dans une lettre adressée à la direction, il a mis en cause les pressions subies tant au niveau local que national, interpellant directement Carlos Ghosn sur sa responsabilité dans sa décision de mettre fin à ses jours. Il ajoute que le droit de grève n'est pas respecté, que le chantage est utilisé pour inciter les salariés à ne pas faire grève.  Les responsables syndicaux le confirment.  Le climat est détestable dans l'entreprise.  L’Etat français est actionnaire de Renault à hauteur de 15%.  Il est de sa responsabilité d'intervenir pour faire respecter les droits des salariés. 
De même L'Etat  n'a pris aucune initiative contre les délocalisations au Maroc et les suppressions d’emplois dans l’automobile.  Or Renault a reçu plus de subventions depuis la privatisation que du temps de l’entreprise nationale, a promis pour cela de sauvegarder l’emploi mais ne respecte pas ses engagements.    
Renault a  servi de laboratoire pour l'accord national interprofessionnel (ANI), en réalité accord pour une précarité généralisée et des licenciements plus faciles.  C'est aussi un laboratoire pour PSA qui rêve aujourd'hui d'un accord de compétitivité similaire avec encore moins de temps libre pour encore moins de salaire pour les salariés. En pratiquant le chantage à l'emploi et la concurrence entre les salariés.  Tout comme Carlos Ghosn a mis en avant l'accord conclu en Espagne, PSA peut se vanter d'avoir délocalisé dans un pays, la Slovaquie, où le Smic est à 327 euros par mois.  Même pas de quoi s'acheter la 208 qui y est fabriquée.  D'ailleurs celle-ci est destinée essentiellement à l'exportation, notamment vers l'Allemagne.  De quoi faire taire les revendications des salariés de l'automobile en Allemagne et en France. 
Ce sont des pratiques de truands et de maffieux inadmissibles dans un Etat démocratique.  Il faut y mettre fin.  Renault doit être nationalisé, comme l’ensemble de l’industrie automobile.

Deuxième exemple, le raffinage : La Shell s’est débarrassé de Petroplus pour favoriser sa liquidation.   L’entreprise Petroplus doit être nationalisée, tout comme l’ensemble du raffinage et du secteur de l’énergie.  Il en va à la fois de l’emploi, de l’industrie et de l’indépendance nationale. 
Le PCF et le Front de gauche réclament la nationalisation du site de Petit-Couronne.  Nous nous battrons pour tout ce qui va en ce sens, pourvu que la nationalisation soit complète et durable.  Noël Levillain, maire PCF de Tourville la Rivière, réclame la nationalisation de l’ensemble du secteur de l’énergie.  C'est  plus clair que le “pôle public de l’énergie”.  Ce dernier en effet promeut une économie mixte qui ne permet pas une maîtrise publique de l'énergie puisque les intérêts privés y sont encore présents. 
Aujourd'hui, dans l’immédiat, la CGT réclame la réquisition du site en rappelant que c'est possible et que cela a déjà été fait en France.  Pourquoi pas ?  A condition que ce ne soit pas pour revendre ensuite, après avoir investi sur le site, à des  fonds de pension ou à des actionnaires qui ne rêvent que de taux de profits à deux chiffres. A condition que les salariés aient leur mot à dire.  Cela ne sera possible qu'avec une nationalisation ou socialisation de l'entreprise.  Ce sera plus sérieux et plus crédible que la politique industrielle menée aujourd'hui par le patronat en France.

L’UE ne veut pas de nationalisations ?  Alors sortons en pour ouvrir d’autres choix que le chômage et la régression capitaliste à vie !

Contraindre à relocaliser 
Protéger notre industrie

Il faut taxer les produits importés en France: une taxe anti-dumping social et une taxe proportionnelle à la distance parcourue et au mode de transport. Les marchés publics doivent intégrer des critères sociaux et environnementaux favorisant les productions locales et nationales (coût énergétique, impact sur l’emploi…).  Les aides publiques aux entreprises ayant délocalisé tout ou partie de leur production doivent être annulées et remboursées1.

Il faut remplacer le libre-échange capitaliste par la coopération internationale.  Celle-ci doit être basée sur des échanges égaux définis dans des accords bi-latéraux.  En attendant, il faut taxer les produits qui concurrencent ceux qui sont fabriqués en France.  Cela concerne l’automobile.  Cela concerne également les produits pétroliers transformés ailleurs et  réimportés en France.

Le député socialiste G.Bachelay préconise cela … pour l’Europe!  Il sait très bien que Merkel et la commission de Bruxelles n’accepteront jamais.  Que l’on commence par le faire pour la France! Qu'il propose et vote au Parlement une loi allant en ce sens ! 

L’UE ne veut pas que nous contrôlions et protégions notre industrie ?  Alors sortons en pour ouvrir un autre avenir que la concurrence des salariés entre eux  et leur vie saccagée pour les profits des actionnaires !

 

1 Propositions du M'Pep : "Relocaliser et combattre les délocalisations" que nous reprenons ici.  Voir le site du M'Pep: M'pep

 


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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 13:32


La violence patronale tue (tribune libre)

Une réaction de Guy Poussy

 

parue sur  Combat

 

Le patron de Renault, Carlos GHOSN en place depuis 2005 n’arrête pas de faire parler de lui. Aidé par les médias son image se veut positive. Coopérant étroitement avec le pouvoir il agirait pour maintenir l’emploi en France. La réalité est tout autre. La méthode Renault est illustrée par le drame qui est arrivé à l’usine Renault Cléon. Un travailleur -père de deux enfants- s’est suicidé sur son lieu de travail en dénonçant dans une lettre (*) des pressions et du chantage reliés aux accords "compétitivité, emploi" mis en place dans le groupe en relation directe avec la loi votée au parlement qui a avalisé l’accord national interprofessionnel (ANI) qui satisfait pleinement le MEDEF. Le rejet de la loi d’amnistie des militants syndicaux votée par le Sénat sur proposition du groupe communiste, mais refusée par François Hollande et son gouvernement représente une trahison insupportable. Une telle amnistie sociale avait toujours été votée après chaque élection présidentielle, sauf celle de Sarkozy.

 

Aujourd’hui le pouvoir socialiste, et le MEDEF mettent tout en œuvre pour criminaliser l’action syndicale. Des militants syndicaux sont traités comme des voyous, des casseurs, assimilés à des terroristes parce que refusant la loi que le MEDEF veut imposer à tous. Où est la violence quand des milliers de salariés reçoivent leur lettre de licenciement, et ne trouvent plus devant eux que la perspective du chômage avec son lot de misère pour eux et leur famille? Où est la violence lorsque des travailleurs se rendant en délégation au siège de leur entreprise pour défendre leur outil de travail sont accueillis par les CRS et les gaz lacrymogènes?

 

La lutte de classe plus réelle que jamais est une donnée majeur de la société française, et du monde dans lequel nous vivons. Pour le pouvoir politique et  économique la classe ouvrière reste le danger principal puisqu’elle aspire à une autre société. De gré ou de force il faut donc la soumettre, la plier à la loi du profit maximum. L’austérité, les sacrifices demandés au monde du travail ne touchent pas les grandes fortunes. Les médias ne parlent jamais du coût du capital, ainsi en France la distribution des dividendes, fruit des richesses crées par le travail, est passée de 92 milliards d’euros en 1992, à 237 en 2011. Aujourd’hui il n’y a jamais eu autant de milliardaires. La politique d’austérité imposée par les instances de l’union Européenne, sous la pression de l’Allemagne, se traduit en Europe par 80 millions de personnes (16,4% ) vivant sous le seuil de pauvreté.

 

La tournure prise par les évènements amène à reparler de la résistance à l’oppression. Cette donnée fait partie de l’histoire de France, elle fut le 35ème article de la constitution de 1793. Il déclare : "Quand le gouvernement viole les droits du peule, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque fraction du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ". Il s’agissait de novations apportées à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.  L’expérience que vit le monde du travail et de la création atteste que pour l’heure la priorité des priorités est la réalisation de l’union à la base, les luttes collectives et leurs convergences  afin d’aboutir à un vaste mouvement populaire dans lequel se retrouvera le monde du travail et de la création, la jeunesse, les privés d’emploi, les sans papier. Les défilés syndicaux du 1er mai  feront entendre le refus de la flexibilité portée par la loi scélérate ANI, de l’austérité, de l’exigence du progrès social, et de la démocratie

 

La marche citoyenne du 5 mai, pour la 6eme République, permettra aussi que dans la rue s’exprime l’exigence d’un changement de politique, et de système représentatif institutionnel qui est à bout de souffle. L’esprit public doit prendre le pas sur la finance, et la souveraineté populaire doit reprendre ses droits sur le règne de la gouvernance et des experts

 

PS: Pourquoi pas, à travers le pays, dans les ateliers, les bureaux , à l’université, une minute de silence le jour des obsèques du camarades de Renault Cléon

 

Le 27 avril 2013

Guy Poussy

ancien membre du comité central du PCF

 

(*) Dans une lettre à Carlos GHOSN ce technicien écrit «  tu expliqueras ça à ma fille Carlos »

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 14:58

Renault : Menaces, intimidations, chantage

pour briser les grèves


Un travailleur de Renault s’est suicidé lundi dans son atelier.  La lettre adressée à la direction de Renault et révélée par plusieurs journaux est explicite.  L’attitude de la direction pendant le conflit, les menaces et pressions exercés sur le personnel y sont dénoncées.  C’est la méthode «Renault» : chantage à l’emploi, concurrence entre les différents sites  et les salariés de pays à conditions de travail différentes, pressions personnelles sur les travailleurs pour qu’ils ne fassent pas grève.  C’est ce qui se passe aujourd’hui en Roumanie où Renault, pour briser une grève sur les salaires, menace de délocaliser la production de Dacia dans sa toute récente usine de Tanger.  Demain ce sera dans une autre usine, pour une autre lutte.


Il faut que cela cesse.  Les salariés ne sont pas des esclaves.  Ils sont encore des citoyens dans l’usine.  Le droit syndical existe en France, gagné de haute lutte par les générations précédentes.  Les patrons, si puissants soient-ils, ne peuvent s’en affranchir et le piétiner.  L'Etat, de surcroit actionnaire à 15%, est responsable de la liberté syndicale dans l'entreprise. Mais aujourd'hui le gouvernement dit "socialiste" préfère s'opposer à une proposition de loi d'"amnistie syndicale" présentée par les parlementaires communistes et déjà adoptée au Sénat ...


Les militants CGT de Cléon appellent à des arrêts de travail et à des rassemblements dans l’usine pour rendre hommage à leur camarade.  Nous partageons la peine et la colère des militants, des salariés et nous adressons nos condoléances à sa famille.

Action Communiste, le 25 Avril 2013

Nous reprenons ci-dessous le texte du tract de la CGT de Renault-Cléon.

 

 

tract-cgt-cleon-24.04.2013 tract-cgt-cleon-24.04.2013

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 13:16

dacia-roumanie.jpgChantage patronal de Renault en Roumanie : des menaces de délocalisation au Maroc face à la grève des ouvriers de Dacia

 

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



On connaissait le chantage à l'emploi pratiqué par Renault en France, et les menaces de délocalisation en Europe de l'Est. Désormais, via sa filliale Dacia, ce sont les ouvriers roumains qui sont victimes de ce chantage.



Les mouvements revendicatifs se multiplient dans les usines Dacia, partie intégrante du groupe Renault. Ce 21 mars, les ouvriers de l'usine de Mioveni, au sud de la Roumanie, ont commencé une grève de 36 heures pour obtenir une augmentation de salaire de 113 euros par mois.



Face à cette grève, premier mouvement d'ampleur depuis la grève victorieuse de 2008, la direction met en avant la perte financière pour le groupe – 20 millions d'euros – et a brandi une nouvelle menace en Europe de l'est : la délocalisation.



« Si nécessaire, nous délocaliserons notre production vers nos usines au Maroc car nous ne pouvons pas faire face à la hausse des coûts en Roumanie. Les revendications des employés sont irréalistes », a avancé le vice-président de Dacia.



Selon la direction, les ouvriers roumains seraient actuellement payés en moyenne 800 € par mois, soit deux fois la moyenne nationale et six fois le salaire minimum. Nombre d'ouvriers ont protesté contre ce chiffre, arguant de payes deux fois inférieures.



Le patron de Dacia en Roumanie a rappelé que l'ouvrier marocain avait comme avantage d'être rémunéré deux fois moins qu'un roumain.



Le syndicat unique dans l'usine, le SAD, fidèle à sa stratégie de concertation de classe a désavoué la grève et a appelé les ouvriers à reprendre le travail.



Dacia, première source de profits pour Renault



Pourtant, pour Renault, le rachat de Dacia en 1998 est une affaire lucrative. Depuis, la production de véhicules n'a cessé d'augmenter, allant de pair avec les cadences de travail et les taux de productivité.



Dacia, avec le modèle Sandero produit en Roumanie, est aujourd'hui le moteur des profits réalisés par Renault. Les Dacia permettent, par la pratique des bas salaires et de la délocalisation, de réaliser une marge de profits de 10%, comparable à celles des voitures de luxe.



La nouvelle usine marocaine, inaugurée l'an dernier par Dacia et évoquée par le directeur de Dacia, devrait pouvoir produire 400 000 voitures par an.



Avec près de 8 000 travailleurs, elle, l'usine roumaine de Mioveni produit chaque jour 1 400 véhicules soit 350 000 véhicules par an. Parmi les revendications des ouvriers, aussi le relâchement de la pression des cadences, chaque ouvrier ne disposant que de 40 secondes pour chaque unité.



En 2012, Dacia a encore augmenté ses ventes de 4,8%, pour un total de 360 000 unités, dont seulement 6% sont destinés au marché intérieur, le reste se dirigeant prioritairement vers la France, premier marché avec 23% des ventes de Dacia.

 

Article repris sur solidarité-Internationale-pcf

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 22:46

Nous reprenons ici un texte de colère et de combat de notre ami Jean Lévy
 

DANS 9 JOURS LE PREMIER MAI…

 

UNE OCCASION D’ORGANISER

UNE RIPOSTE POPULAIRE DE MASSE

A L’OFFENSIVE MEDEF-HOLLANDE-CFDT

MENEE CONTRE LES TRAVAILLEURS

 
Pourquoi laisser la rue depuis des semaines

aux seuls manifestants

POUR ou CONTRE

le mariage gay ?

 

Le 1er MAI, journée de lutte des travailleurs, doit être en 2013

une JOURNEE DE RIPOSTE MASSIVE contre

le Medef, les syndicats à sa botte et le pouvoir PS à son service, qui mènent ensemble une offensive frontale concertée contre le Code du Travail, la dernière digue qui protégeait encore les salariés de l’exploitation sans limite du patronat.

 
Avec le vote accéléré de l’ANI au Sénat par les parlementaires socialistes, sans discussion des amendements déposés – véritable coup de force du gouvernement Hollande –
la seule réponse ouvrière se trouve dans la rue.

Pourquoi laisser celle-ci aux seuls manifestants Pour ou Contre le mariage « gay » ?


Certes, il y a eu l’initiative CGT du 9 avril à laquelle se sont joints FO, la FSU et Solidaire. Sans campagne de masse pour la réussite des manifestations, celles-ci n’ont pas eu – et de loin – l’ampleur que la situation exigeait.

Il faut donc faire du 1ermai, une réplique à la hauteur des enjeux.

Il reste neuf jours.

Nul besoin de faire grève ce jour-là, cette journée est fériée.

Elle ne se situe pas en fin de semaine, mais un mercredi.

 
Rien ne s’oppose à réaliser partout de vastes rassemblements populaires exprimant la juste colère des salariés et des retraités.

 
Les sujets ne manquent pas :

 
le chômage envahissant,

les fins de mois qui se terminent parfois le 10,

la retraite une fois de plus menacée,

le Code du Travail en voie d’être fracassé.

 

Le Premier Mai 2013

doit refléter la volonté du monde du travail

de dire STOP

à l’offensive frontale du patronat et de ses soutiens politiques et syndicaux

 

Comme en 1968, où le 1er mai massif et combatif a ouvert la voie à la grève historique de mai
le 1er mai 2013, par son ampleur, doit permettre une nouvelle mobilisation populaire d’ampleur nationale, premier acte d’une reconquête ouvrière de ses droits et de ses conditions de vie.

Oui, il est possible, si nous y mettons tous, de « renverser la table » et d’imposer une autre politique économique et sociale au gouvernement qui doit son existence au vote populaire.

 La rue appartient au peuple, quand celui-ci se soulève.

Avec la CGT, avec tous les syndicats qui choisissent la lutte

 
FAIRE DU PREMIER MAI 2013

UN ENORME RASSEMBLEMENT POPULAIRE

EN Y PARTICIPANT ACTIVEMENT

AVEC SA FAMILLE, SES AMIS, SES VOISINS

CELA DEPEND DE VOUS

 

paru sur le blog canempechepasnicolas

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 16:09

Sont-ils encore socialistes ?
Sont-ils encore de gauche ?

Les députés « socialistes », parmi lesquels Guillaume Bachelay, Estelle Grelier, Sandrine Hurel se félicitent de l’accord compétitivité intervenu dans les usines Renault et s’apprêtent à voter l’ANI et à casser ainsi le code du travail.  Aucun député socialiste de Seine-Maritime ne s’est d’ailleurs prononcé contre l’ANI.

Travailler plus et gagner moins

En somme, ils appellent les salariés à se résigner. L’accord dont ils se réjouissent c’est pour les salariés de Renault :

 
- jusqu’à 21 jours de congé en moins
- Possibilité d’imposer la semaine de 6 jours pendant 4 mois de l’année
- Des samedis travaillés « obligatoires » sans majoration
- Blocage des salaires pendant 3 ans
- Et 8260 suppressions d’emplois !


Mais c’est grâce à cela 500 millions d’économies qui pourront être redistribués aux actionnaires qui sont les seuls à bénéficier des richesses créées par les salariés.

« Dialogue social » patronal = plus de reculs sociaux

Patronat, gouvernement, médias et syndicats réformistes nous prêchent le «  dialogue social » mais ce sont des reculs sociaux qui ont été acceptés  par les syndicats signataires. Quand ces gens-là clament « concertation » les accords signés sont toujours à l’avantage du patronat.

Nationaliser pour maîtriser l’industrie et les emplois

Les trois députés socialistes s’agitent, interpellent le ministre, interviennent dans les médias, mais ils ne votent aucune mesure sérieuse. Nous comptons plus de 150 000 demandeurs d’emplois en Seine-Maritime.  Or ce sont là des emplois, de vrais emplois d’avenir qui disparaissent. L’Etat français est actionnaire de Renault à hauteur de 15% mais il n’a pas eu un geste contre les délocalisations au Maroc et les suppressions d’emplois dans l’automobile.  Renault a reçu plus de subventions depuis la privatisation que du temps de l’entreprise nationale.  Comme beaucoup d’autres multinationales.  Si ces entreprises ne respectent pas leurs engagements, il faut les nationaliser.

Renault, laboratoire du patronat

Ce soutien des socialistes au dirigeant patronal de Renault est dans la logique de l’action gouvernementale. Devant les syndicats, Carlos Ghosn se référait à l’ANI : « On prend appui sur l’accord national », l’ « Accord National Interprofessionnel » gagné par le patronat et présenté au parlement par le gouvernement « socialiste ». Renault a été le laboratoire du patronat en cette matière.  D’autres anticipent la loi. Europac, entreprise du papier, après avoir reçu des subventions en 2012, a cherché à imposer une mobilité au Portugal à certains salariés.  A Eiffage, dans l’agglomération rouennaise, on s’en prend également aux droits syndicaux.


Les députés « socialistes » de Seine-Maritime prêts à casser le code du travail

Dans l’agglomération rouennaise, la députée socialiste Luce Panne a également annoncé qu’elle voterait cette loi anti-sociale.  Telle quelle.  Comme l’ont exigé L.Parisot et les technocrates de Bruxelles.  La France a été tancée vertement en janvier par Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques : « Il est essentiel que la France avance sur le chemin des réformes et prenne des mesures supplémentaires en faveur de la compétitivité de ses entreprises ».  Les parlementaires « socialistes » se déclarent ainsi prêts à satisfaire les vœux du patronat et de la commission européenne en cassant le code du travail au détriment des ouvriers et travailleurs. Ils ne sont pas de gauche, ils sont « sociaux-libéraux », la version sociale de la droite européenne libérale …

Ce n’est pas au Parlement que s’exerce la démocratie

Mais les luttes, si elles prennent de l’ampleur et convergent pourraient bien les faire reculer.  Car ce n’est pas avec la majorité « socialiste », ce n’est pas au parlement qu’on pourra « changer maintenant ».  Ce parlement élu avec des modes de scrutin injustes ne représente pas les travailleurs. Ce n’est même pas une démocratie représentative.  La démocratie réelle est ailleurs : dans les entreprises, dans les quartiers, là où s’expriment et se battent les salariés, les populations les plus pauvres.  Alors luttons.  Le 9 avril et au-delà.

Manifestations du 9 Avril en Seine-Maritime


Rouen : 10 heures Cours Clémenceau

Dieppe : 10 heures Gare SNCF

Le Havre : 10 heures 30 Franklin

 


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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 08:09

Eloge du populisme


Si être populiste c'est voir qu'il n'y a pas de peuple européen, alors je suis populiste.
Si être populiste c'est rire à Bruxelles des costumes gris autour de l'auge, alors je suis populiste.
Si être populiste c'est aimer la diversité des Nations en Europe, alors je suis populiste.
Si être populiste c'est être internationaliste, alors je suis populiste.
Si être populiste c'est défendre sa langue maternelle, alors je suis populiste.
Si être populiste c'est détester  la politique d'Israël, alors je suis populiste.
Si être populiste c'est combattre toutes les ingérences bottées, je suis populiste.
Si être populiste c'est être anti-américain en politique, je suis populiste.
Si être populiste c'est se détourner de la presse qui caquète d'un seul bec, je suis populiste.
Si être populiste c'est penser le mot «comandante» avec des larmes dans la gorge, je suis populiste.
Si être populiste c'est savoir que les maffias financières font partie du système, je suis populiste.
Si être populiste c'est saisir que les crises sont l'aubaine des droites, je suis populiste.
Si être populiste c'est comprendre que les gauches molles se servent des crises, je suis populiste.
Si être populiste c'est dire merde aux politiciens bien-pensants, je suis populiste.
Si être populiste c'est penser lutte des classes, alors je suis populiste.
Si être populiste c'est accepter de n'être pas du côté des plus forts, alors je suis populiste.
Si être populiste c'est se revendiquer marxiste jusqu'au bout et au-delà,  je suis populiste.
Et si être populiste c'est penser révolution en serrant les poings, je suis populiste.

Pascal Acot




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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 20:39

 

 

 POUR COMBATTRE LE CAPITALISME ET L’EXTRÊME DROITE

SE RÉAPPROPRIER L’IDÉE DE NATION

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

 

 

Le 24 mars 2013.


 

C’est un fait ! Prononcez le mot « nation » et vous serez qualifié de ringard, tout de suite soupçonné de « nationalisme ». Sortez un drapeau tricolore ou défendez la langue française, et immédiatement vous apparaîtrez chauvin, cocardier, etc. Et bien sûr vous serez, en plus, soupçonné d’être sympathisant… du Front national !

Vous voulez passer pour quelqu’un de moderne, progressiste, ouvert sur le monde ? Alors parlez de « libre-échange », de « mondialisation », de « construction » européenne, de « gouvernance »... Soyez contre tout cela et on vous accusera de prôner le repli nationaliste et d’être… pour la guerre !

Pour imposer le système capitaliste et son modèle de société, ses défenseurs mènent une véritable guerre idéologique. En disqualifiant l’idée de nation, en la rendant « has been », voire dangereuse… les classes dirigeantes souhaitent en finir avec la nation, devenue un cadre trop gênant pour l’expansion de leurs profits.

Ils ont en effet compris que la nation constitue le seul et unique espace de souveraineté des peuples. Il n’existe pas de souveraineté populaire sans souveraineté nationale. Par conséquent, faire disparaître la nation c’est faire disparaître la démocratie… c’est limiter la capacité d’action des peuples à décider de leur avenir.

Ils s’y emploient donc activement. La gauche les regarde sans réagir, elle-même empêtrée dans un rêve « alter » mondialiste (qu’elle confond avec son idéal internationaliste) où la nation est remplacée par une hypothétique « gouvernance mondiale ».

Guerre culturelle

    Faire disparaître la nation passe donc par un travail idéologique qui consiste à en faire une idée du passé. Cela passe aussi par un impérialisme culturel qui consiste (entre autre) à imposer la langue des affaires (l’anglais) comme la langue « naturelle », via des productions culturelles standardisées réalisées par les multinationales anglo-saxonnes (voir à ce sujet les excellentes analyses et initiatives de l’association C.O.U.R.R.I.E.L (www.courriel-languefrancaise.org)

Guerre institutionnelle

      Pour mettre en œuvre leur stratégie de « mondialisation » qui consiste à réorganiser la production à l’échelle de la planète afin de maximiser les profits, les classes dirigeantes doivent détruire les espaces qui ont permis les conquêtes sociales. En effet, l’Histoire nous apprend qu’aucune lutte sociale n’a jamais abouti en dehors des cadres nationaux. Aucune conquête sociale n’est possible sans indépendance nationale.

   Pour remplacer la nation, ils ont donc inventé des institutions supranationales : l’OMC, le FMI, l’Union européenne. Toutes ces institutions fonctionnent en fait de manière anti-démocratique : les peuples n’ont jamais voix au chapitre. Pour s’en convaincre il suffit de se poser la question : « à quel moment la voix des peuples a-t-elle été prise en compte dans cette fameuse « construction européenne ?  ».

       D’ailleurs une démocratie pourrait-elle émerger au niveau européen alors qu’il n’existe pas de peuple européen, qu’il n’existe pas de nation européenne ? Autre question : serait-il souhaitable d’avoir un gouvernement européen ? Et pourquoi pas un gouvernement mondial… ? Voilà un scénario orwellien peu désirable.

La gauche en déshérence idéologique

    Les positions de la « gauche de gauche » - ne parlons même pas de la « gauche » qui n’est pas de gauche - sur ces questions sont très inquiétantes. En effet, elle semble elle-même engluée dans ce discours idéologique dominant. Ainsi, pour certains dirigeants du Front de Gauche, une éventuelle explosion de l’Union européenne et de la zone euro conduirait à « un retour des nationalismes en Europe ». Mais c’est déjà le cas ! La montée des partis d’extrême droite au sein des pays membres de l’UE en témoigne ! Les causes principales sont les politiques d’austérité qui mettent les peuples dans la misère et les mettent en concurrence. Alors, est-ce le fait que les peuples retrouvent demain leur souveraineté qui constitue un risque de guerre, ou bien le fait que l’Union européenne continue à exister et à imposer ses politiques d’austérité ?

    Ces inquiétudes reposent en réalité sur une chimère idéologique construite par les classes dirigeantes et ressassée à longueur de temps dans les grands médias et qui pourrait se résumer ainsi : « l’Union européenne c’est la paix, le retour aux nations c’est la guerre ».

Quand la nation est associée au Front national

    Alors que la droite et l’ensemble de la gauche sont devenues mondialiste et européiste, que les gaullistes ont disparu, que le Parti communiste n’ose plus associer le drapeau tricolore au drapeau rouge, le Front national peut s’approprier à lui seul l’idée et les symboles de la nation. Et réciproquement l’idée de nation finit par être assimilée… au Front national !

    Or le FN défend une vision étriquée de la nation réduite à sa seule dimension identitaire. Ce discours identitaire sert avant tout à dresser les citoyens les uns contre les autres pour éviter de pointer les véritables responsables de la crise. Le rôle du Front national dans la vie politique française est donc clair : finir de diaboliser l’idée de nation, masquer les vrais problèmes et diviser le peuple. Loin d’être un parti antisystème, comme il prétend l’être, il est en réalité un agent au service du système et des classes dirigeantes !

    Il n’empêche que la montée du vote Front national est bien réelle. L’insécurité sociale et psychologique dans laquelle sont plongés les citoyens (une insécurité permanente organisée par les classes dirigeantes) les amène à rechercher des repères, des « valeurs sûres ». La nation fait partie de ces repères. Il y a donc toutes les chances pour que le FN continue de progresser en se faisant le chantre de la défense de la nation, et en se camouflant derrière un pseudo discours social !


La gauche doit se réveiller !

    Face à ce danger, la gauche doit se réveiller. Elle doit se réapproprier l’idée de la nation. Elle doit comprendre que le capitalisme n’a aucun intérêt à voir les nations continuer à exister… tout simplement parce que leur existence gêne sa propre expansion. Comme nous le proposons au M’PEP, la gauche doit s’émanciper du mythe du libre-échange et repenser les relations internationales entre des nations libres et indépendantes, coopérant entre elles, sur les bases de la Charte de la Havane

    Concrètement il s’agit de sortir des institutions supranationales que sont l’OMC, le FMI, l’OTAN, la Banque mondiale et l’UE pour reprendre notre souveraineté (monétaire, industrielle, écologique, culturelle, etc.). Les classes populaires qui souffrent des politiques néolibérales mises en œuvre par l’OMC et l’UE n’ont rien à perdre et tout à gagner.

 

  www.m-pep.org

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 17:46

300 manifestants à Rouen, 150 à Dieppe et au Havre. 

Le slogan le plus repris était " De l'argent pour les retraites, pas pour les banquiers".


 

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