Action communiste

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : Yvette Genestal  <action.communiste76@orange.fr>

A la Une

Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 22:01

 

Ci-dessous un texte de Michel Barrière qui peut servir de réflexion à propos du Front National.  Il traite des thèmes sur lesquels joue le FN : souveraineté, Europe, immigration, xénophobie.  Il  n’aborde pas toutes les questions et pour cause : le FN n’a pas, à ce jour,  17 novembre, encore publié son programme et a vidé son site de toutes les déclarations antérieures.  Comme si le FN n’avait pas d’histoire …

Nous vous invitons à commenter, longuement ou brièvement, ou encore à envoyer votre contribution. 

 

Pour être inquiétante, la montée des intentions de vote en faveur du FN n’est cependant pas surprenante.  Ce dernier se nourrit de la crise qui frappe plus durement les couches populaires les plus démunies matériellement et culturellement.  Celles-ci sont lassées des politiques de droite et de gauche qui se succèdent sans rien changer d’essentiel;  lassées de ces alternances sans alternative.  Et ce ne sont pas les quelques mesurettes sociétales proposées par le PS qui suffisent désormais à masquer les convergences de celui-ci avec la droite en matière de politique économique et sociale.

Un sentiment d’impuissance s’est d’abord emparé de l’électorat populaire qui a   déserté massivement les urnes.  Mais la mise sous tutelle de l’Etat français par l’Europe intensifie chaque jour davantage la crise : le chômage grandit, le démantèlement des services publics s’accélère, les inégalités s’accroissent…  Le sentiment d’impuissance fait place à la colère, à la volonté de faire radicalement du neuf et pour cela de voter FN.

Dans ces conditions, le parti de Le Pen peut apparaître comme le recours aux yeux d’un électorat populaire fragilisé.  Il est le seul parti d’importance à ne pas avoir participé aux échecs des gouvernements de droite et de gauche qui se sont succédé.  Il se présente comme la victime principale d’un système électoral injuste qui le prive d’être représenté au parlement alors qu’il obtient plus de 10% des suffrages.  Il profite d’un débat d’idées mené sur son terrain de chasse ( l’immigration et l’insécurité ) par la droite et le PS soucieux d’en évacuer la dimension sociale.  Il apparaît comme le seul défenseur de la Nation quand tous les autres partis ont appelé de leurs vœux ou accepté une Europe au service du grand capital.  Il s’est aujourd’hui « relooké » avec Marine Le Pen à sa tête, le diable paraissant moins dangereux quand il revêt des traits féminins.  Enfin, il ne rencontre pratiquement plus d’opposition idéologique dans les milieux populaires depuis que le PCF a renoncé à ses positions de classe.

Ce renoncement en même temps conduit le PCF à déserter les entreprises et les quartiers populaires, à abandonner la souveraineté nationale au profit de l’Europe et à fuir le débat sur l’immigration ouvrant ainsi un boulevard au FN.

Le choix de l’Union Européenne au détriment de l’indépendance nationale a été voulu par des dirigeants communistes plus soucieux de ménager le PS et l’union de la gauche qui leur valaient des sièges d’élus que de ramer à contre-courant d’une opinion publique façonnée par les médias.  Ces tenants de l’union de la gauche ont mené campagne au sein du PCF pour faire craindre aux militants d’être catalogués « rouges-bruns », « national-Bolcheviks », bref d’être apparentés au FN s’ils persistaient à s’opposer à l’entrée de la France dans l’Europe.  Il n’y a pourtant aucune confusion possible entre des positions communistes et celles du FN à ce sujet.

 

Nous sommes « souverainistes » alors que le FN, lui, est « nationaliste ».  La souveraineté est un concept purement politique relevant d’une conception citoyenne de la Nation.  La souveraineté est attachée à l’Etat-Nation qui ne se définit nullement par rapport à l’origine, les coutumes, les religions.  L’Etat-Nation est une communauté politique, une communauté de citoyens.  Or quand nous parlons « citoyenneté », le FN parle « nation ».  Le capitalisme vise à la disparition de l’Etat-Nation pour ne consentir qu’à la Nation.  Ce qu’il veut c’est priver notre peuple de sa capacité à décider des choix qui déterminent son avenir pour ne lui laisser que son folklore, sa gastronomie, ses communautés, c’est à dire son identité. 

Notre attachement à la conception citoyenne de la nation s’oppose frontalement à l’acceptation de souche, voire biologique chère à Le Pen.  Héritiers d’une culture républicaine française fondée sur les principes de laïcité et d’égalité, il n’y a pas pour nous de citoyens mineurs.  Pour le FN qui fonde la nationalité sur l’origine le droit à la différence existe avec pour corollaire la différence des droits.

Le second champ d’action favori du FN est celui de l’immigration.  C’est encore un terrain déserté par le PCF qui s’est aligné sur les positions du PS et des « sans-papiéristes ».  L’immigration pose avant tout le problème des blocages de développement dans les pays du Sud.  Les problèmes qui se posent au Sud ne peuvent trouver de solutions qu’au Sud et non pas en France.  C’est en aidant les peuples de ces nations à se libérer de la misère et de toutes formes d’oppression.

Cela dit dans le court terme  l’accueil de l’étranger est indispensable mais il ne peut se faire qu’en ayant toujours à l’esprit le devoir de cohésion sociale et d’intégration. 

Une mauvaise interprétation de l’internationalisme peut conduire à l’illusion «  sans-papiériste ».  Le concept d’humanité est de nature morale, pas de nature politique.  Chaque peuple a une histoire et un vécu d’expériences et de luttes politiques qui fondent sa citoyenneté, son originalité politique.  Le concept d’humanité lui est fondé sur l’égale dignité de chaque être humain.  Opposer la conception d’une notion citoyenne à celle d’une citoyenneté de résidence comme le font le PS et les sans-papiéristes est irresponsable ;  Elle facilite l’exploitation capitaliste d’une main d’œuvre bon marché et peu rétive tout en risquant de fragiliser le modèle de citoyenneté auquel nous sommes attachés.  En effet si l’immigration peut nous apporter un enrichissement réel notamment au plan démographique et par le biais du métissage elle a cependant ses limites : les règles du droit civil, les libertés publiques et individuelles, les garanties démocratiques qui ne sauraient être remise en cause à la baisse.  Ainsi de la liberté de croyance ( la laïcité), du mariage monogamique, de l’égalité homme-femme, du secret du suffrage etc …

Une approche communiste responsable du problème de l’immigration doit conduire ses militants à dénoncer à la fois la démagogie sans-papiériste qui apporte de l’eau au moulin de l’exploitation capitaliste et le repliement xénophobe du FN qui ne vise qu’à dédouaner le patronat français en rendant l’immigration responsable de l’insécurité et du chômage.

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Mercredi 19 janvier 2011 3 19 /01 /Jan /2011 22:30

Elections et perspectives politiques. Nous avons commencé le débat fin Novembre au cours de nos réunions. 

Il est loin d’être clos.  A vous de réagir.

 

Pour mieux egarer les travailleurs :

Présidentielles à la une 

 

La déception est grande chez les travailleurs, pourtant soutenus par une majorité de Français, de voir que le gouvernement est resté sourd à leurs revendications portées par les luttes massives de la dernière période.  Un grand nombre d’entre eux éprouvent un désir de revanche.  Le MEDEF et ses commis au gouvernement redoutent une reprise des luttes que pourrait engendrer la poursuite amplifiée de leur politique antisociale nécessaire à l’accroissement des profits des actionnaires de l’industrie et des banques.

En conséquence, ils s’efforcent de dévoyer le mécontentement populaire en lui faisant prendre le chemin des urnes.  Voilà pourquoi la campagne pour les élections présidentielles de 2012 est déjà lancée.

 

Aujourd’hui les capitalistes n’ont rien à craindre des élections

 

Ils savent que le système électoral injuste conjugué à l’alternative droite-PS qu’ils ont réussi à mettre en oeuvre à coups de médias les placent à l’abri du verdict populaire.  Quand 90% des députés approuvent le projet de constitution européenne alors qu’une majorité de citoyens s’est prononcée contre, la preuve est faite que notre démocratie actuelle n’est représentative que des intérêts du capital.  Dès lors, s’il n’est pas étonnant de voir grandir le nombre des abstentionnistes, l’antiparlementarisme, le « tous pourris » qui l’accompagne est à redouter.  Celui-ci risque en effet de servir les desseins du « Front National » dont notre peuple a tout à redouter contrairement aux grands actionnaires.

 

Les luttes ont cependant éclairé les consciences 

L’approfondissement de la crise et les luttes qui en ont découlé ont éclairé bon nombre de Français.  Il est apparu plus nettement à ceux-ci qu’il ne s’agissait pas d’un phénomène conjoncturel mais de la crise du système capitaliste.  Cette perception nouvelle n’a pas manqué de faire surgir des interrogations sur l’existence d’une frontière entre les partis de droite et le PS.  Ces organisations se sont en effet bornées à condamner les excès du « néolibéralisme » afin d’épargner le système capitaliste.  L’entrée de certains dirigeants du PS dans le gouvernement Fillon, la nomination de D.Strauss-Kahn à la tête du FMI grâce à Sarkozy, l’attitude pour le moins ambiguë de la direction du PS à propos de la réforme des retraites n’ont pas manqué de nourrir ces interrogations.  Cette évidente dérive droitière de l’Etat-major du PS devrait normalement disqualifier celui-ci aux yeux des électeurs de gauche.  Il est pourtant à craindre qu’il n’en soit rien.  L’intervention sélective des médias, le système électoral en place qui valorise l’UMP et le PS, la caution de gauche que continue d’apporter le PCF à ce dernier avec sa stratégie d’union risquent fort de remettre le PS en selle.  L’illusion qui dispense de lutter n’est-elle pas plus tentante que la vérité qui contraint à l’effort ?

 

 

Une seule issue : les luttes

La crise sévit sur tous les fronts.  Elle est à la fois économique, sociale, politique et idéologique.  Elle nous impose de mener les batailles dans tous ces domaines pour obtenir des changements réels et durables.  Mesurer l’ampleur de la tâche à accomplir nous conduit du même coup à déplorer l’affaiblissement du PCF qui historiquement a toujours été le principal moteur des avancées sociales et démocratiques en France.  Mais cet affaiblissement nuisible aux intérêts du peuple et de la Nation n’est pas dû qu’à des causes extérieures.  Le PCF en est largement responsable pour avoir renoncé à ses fondamentaux en matière de projet, de stratégie et d’organisation.

Ainsi, se déclarer anticapitaliste, inviter à lutter contre les méfaits du système en place ne suffit pas.  Il faut pour dynamiser les luttes montrer qu’un autre système de société est nécessaire et possible : le socialisme autogestionnaire.  Un programme de gouvernement à court terme ne peut être de progrès  et susciter le soutien populaire qu’en proposant des avancées sociales et démocratiques allant dans le sens du but futur qu’on a proposé !  La stratégie permettant de progresser sur cette voie ne passe pas par la recherche d’entente entre états-majors politiques mais procède au contraire de la volonté de travailler à unir la majorité des Français sur des objectifs de progrès.  Et comment pourrait-on envisager de gagner les consciences si on se dispensait d’un militantisme de proximité ?

Résister aux mauvais coups du grand capital, arracher par la lutte des conquêtes sociales et démocratiques, populariser l’idée que l’alternative au capitalisme c’est le socialisme autogestionnaire voulu par le peuple, pour le peuple et contrôlé par celui-ci, voilà le travail qu’il nous faut entreprendre pour sortir de la crise.  Se donner les moyens de la réussite c’est dans le même temps entreprendre de redonner vie à un PCF ayant retrouvé le chemin de la lutte de classes.  Au regard de l’urgence, de l’importance et de l’étendue de cette tâche les élections de 2012 ne sont que péripéties.

 

Michel Barrière

 

 

 

 

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Lundi 1 novembre 2010 1 01 /11 /Nov /2010 14:20

SEULES LES LUTTES …

 

Le pouvoir veut faire un exemple des retraites. Le mouvement de grève est multiforme, déterminé et s’inscrit dans la durée. L’opposition de la majorité des Français à ce projet, leur soutien aux grèves peuvent entraver la volonté du pouvoir d’imposer une politique d’austérité et de poursuivre la casse de la sécurité sociale.

 

 

Le pouvoir au service des capitalistes.

            Durant 30 ans, Mitterrand puis Chirac ont bien servi les capitalistes : la part des salaires dans le PIB ( produit intérieur brut) a diminué de 10°/ ( 200 milliards d’euros), les banques et les entreprises nationalisées ont commencé à être bradées au privé, l’Union européenne a vu le jour. Mais la soif de profits du patronat et des banques exigeait que le pouvoir politique accélère et intensifie les réformes en sa faveur au risque de heurter l’opinion publique. C’est à cette tâche que Sarkozy a été commis. Avec lui,  la baisse des salaires, la précarité du travail, la construction d’une Europe supranationale se sont accélérées. Du même coup, la répression syndicale, la main mise du pouvoir sur les médias s’est accentuée, la démocratie est sans cesse bafouée.

 

Quand les urnes mentent, les élections sont illusoires.

Le danger serait de s’en remettre aux élections de 2012. En effet, les institutions actuelles conduisent à confisquer la souveraineté nationale au profit des puissants et de 2 grands partis hégémoniques : l’UMP et le PS. Avec 30°/ des votants au premier tour d’une élection nationale, Sarkozy prétend imposer sa politique aux 70% restants. De plus, les institutions européennes ont un pouvoir exorbitant et interviennent de plus en plus directement dans la politique des Etats nationaux. Ces institutions ont été mises en place pour que la domination du capital ne puisse être remise en cause. Les salariés ne peuvent obtenir satisfaction dans ce cadre : leur représentation est marginalisée.

 

Changer de politique c’est nécessaire.

Contrecarrer les desseins des capitalistes, inverser le cours politique des choses suppose le développement des luttes sur 3 objectifs principaux :

-          le relèvement des salaires

-          le réengagement de l’état dans le secteur économique ( nationalisations) et dans les services publics

-          la sortie de la construction européenne.

Seules les luttes résolues, unitaires, inscrites dans la durée, bloquant la production et les échanges, tarissant ainsi la source des profits des capitalistes, peuvent contraindre ces derniers à lâcher du lest et à consentir une meilleure répartition des richesses.

 

Et c’est possible !

En 1936, en 1968, des luttes d’envergure ont contraint le patronat et le pouvoir à des reculs importants. En 2006, les manifestations ont eu raison du projet premier embauche ( CPE)  Aujourd’hui une majorité de Français se prononcent contre le traité européen qui donne le pouvoir aux banques et aux actionnaires grâce à leurs actions cotées en bourse.

 

70°/ de la population se prononce contre le projet de réforme des retraites. Les conditions d’un développement des luttes existent bel et bien. Et c’est seulement de ce développement que découleront les avancées sociales et économiques.

 

ET POUR MEMOIRE …

En 2012, ne soyez pas victime de pertes de mémoire

 

Mémoire 2012 : la social-démocratie et les retraites

Martine Aubry affirme soutenir le maintien de la retraite à 60 ans … mais pas les 40 annuités et encore moins les 37 et demi.

Quant à Michel Rocard voici ce qu’il déclarait le 24/06/10 dans France-Soir sur le Net à propos de la réforme des retraites: « C’est une réforme non négligeable et courageuse.  Le gouvernement a eu raison de la faire ».

Dominique Strauss-Kahn lui a choisi les mêmes arguments que L.Parisot : nous vivrons tous centenaires … Voici ce qu’il a affirmé le 20 mai 2010 sur France 2 : « Si on arrive à vivre 100 ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans … ».

 

Mémoire 2012 : la social-démocratie, la droite et les retraites

Voici le paragraphe consacré aux retraites ratifié par Jacques Chirac et Lionel Jospin à l’issue du sommet de Barcelone en 2002 :

«  Il faudrait rechercher d’ici à 2012 à augmenter progressivement d’environ 5 ans l’âge moyen effectif auquel cesse, dans l’Union Européenne, l’activité professionnelle.  Les progrès à cet égard seront examinés chaque année avant le Conseil européen de printemps ».  Outre cet allongement du temps de cotisation, le sommet européen de Barcelone préconisait la montée en puissance des fonds de pension pour financer les retraites via la Bourse…

 

2012 : Démocratie ?  Le bi-partisme au secours du Capital …

Bulletin de l’OCDE-1996-n°13 :

« Pour qu’un gouvernement ait la marge de manœuvre nécessaire …, il doit être soutenu par un ou deux grands partis majoritaires et non par une coalition de petits partis, ce qui conduit à préférer le scrutin uninominal ( c’est-à-dire le système français) au scrutin proportionnel pour l’élection du Parlement » 

 

2012 : Le recours des patrons

Le FN soutient les réquisitions et les arguments du pouvoir…

D’abord silencieuse, Marine Le Pen se dévoile.  Tout en concédant « un mouvement social très populaire », et une « réforme des retraites aussi injuste qu’inefficace », Marine Le Pen appelle le 22 octobre 2010, à « rétablir l’ordre républicain partout ».  Elle demande à ce que « la tolérance zéro s’applique à tous les émeutiers ».

Elle reproche à Sarkozy de n’avoir pas attaquer plus tôt les piquets de grève !

Dans le blog d’Eure et Loir du FN, les militants locaux en disent plus que les dirigeants nationaux : ils recommandent de diminuer le montant des prestations et prônent la capitalisation…  Comme Hitler naguère ils s’affichent « anti-capitalistes », mais aux heures décisives ils volent au secours du Capital.  La capitalisation, c’est en effet ce dont rêvent les assurances et banques privées.  Guillaume Sarkozy, patron du groupe de retraites et d'assurances Malakoff-Médéric en rêve. Le frère aîné du chef de l'État a convaincu l'assureur public CNP de s'allier avec son groupe. 

 

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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 18:51

 

Lettre ouverte aux parlementaires

 

Les contre-réformes des retraites sont graves et injustes car elles pénalisent avant tout les salariés et surtout les plus fragiles : jeunes, précaires, sans qualification, femmes, seniors, métiers pénibles 

Vous le savez : ce ne sont pas les salariés qui sont responsables de cette situation mais les banques, les actionnaires et tous ceux qui ont spéculé et provoqué une crise sans précédent depuis 1929.  Ils ont ensuite pris prétexte de cette crise pour licencier, restructurer et délocaliser.  A cela s’ajoute la volonté suicidaire de l’Etat de supprimer des emplois dans la fonction publique.  Résultats : des jeunes en difficulté, plus de quatre millions de sans emploi, des millions de précaires ou de temps partiel et autant de cotisations pour la retraite et la sécurité sociale en moins. 

Ce ne sont pas les salariés qui doivent payer encore une fois.

 

Ne cédez pas aux exigences du Medef qui veut toujours plus alors que la part des salaires dans le PIB n’a cessé de baisser depuis les années 80.   Proposez des lois qui interdisent les licenciements, qui obligent les entreprises à employer les jeunes, diplômés ou non, à un juste salaire et à ne pas licencier en priorité les plus âgés.

Réclamez une politique de l’emploi plus dynamique, orientée vers le secteur industriel et non seulement tertiaire.  Remettez en cause la politique de suppression des emplois du secteur public.  N’acceptez plus les privatisations qui ont souvent pour conséquences le chômage pour nombre de salariés.

Résoudre le problème de l’emploi en France permettrait de résorber le déficit de la sécurité sociale et des retraites.  

 

Une majorité de parlementaires – de droite comme de gauche- se plient aux exigences de la commission européenne qui appelle au report de l’âge de la retraite.  Vous avez été élus pour être les représentants du peuple français et non les représentants de l’UE.  La France n’est ni l’Allemagne – avec sa baisse démographique-, ni le Royaume-Uni, ni la Suède, ni l’Espagne …    Voulez-vous en rendant le départ à la retraite plus difficile pour les femmes amener celles-ci à renoncer à avoir des enfants, comme c’est le cas bien souvent pour les jeunes femmes allemandes ? 

 

60% des Français souhaite le maintien de l’âge de la retraite à 60 ans.  Vous les représentez.  Respectez les.  Honorez votre mandat en faisant ce qu’attendent vos électeurs.  Défendez les salariés et faites le maximum pour que les lois sur les retraites ( 1993, 2003, 2007 )  soient abrogées. Refusez les exonérations patronales sur les cotisations salariales. Rejetez les réformes sur les retraites. 

Votez pour le  maintien de l’âge légal de la retraite à 60 ans à taux plein.  Réclamez la reconnaissance de la pénibilité du travail pour partir avant 60 ans dans certains métiers.

 

Nous vous demandons de vous engager sur ces questions pour aujourd’hui et pour demain.

 

Dans l’attente de votre réponse, veuillez croire, Monsieur, Madame le député, en notre attachement aux principes démocratiques et dans les valeurs du programme du Conseil National de la Résistance basées sur la solidarité et la juste répartition.

 

Action Communiste Haute-Normandie

 

    Vous partagez notre point de vue.  Contactez Action Communiste  BP 162-76135 Mt St Aignan

                Ou par courriel : action.communiste76@orange.fr

 

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Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /Juin /2009 11:45

UE

L’abstention est la donnée majeure du scrutin du 7 juin dernier.
En France, 60% des
électeurs ont boudé les urnes et si l’on ajoute à ce nombre celui des bulletins blancs ou et nuls, on constate que 2 citoyens sur 3 ont refusé de voter aux élections européennes.

Encore « NON »

à l’Union Européenne

 
 

Une abstention politique

            Un phénomène d’une telle ampleur ne tient pas au goût des Français pour la pêche à la ligne. Il relève d’une attitude éminemment  politique et a une double signification. En s’abstenant massivement, les électeurs ont à la fois dit non à l’union européenne et non à la possibilité de rendre celle-ci plus sociale, plus démocratique, plus pacifique.
             Non à l’union européenne dont ils ont éprouvé la nocivité à mesure que s’amenuisait leur pouvoir d’achat, que s’amplifiaient les licenciements, que se dégradaient les services publics, qu’augmentaient les atteintes aux libertés. Non à ceux qui prétendent que l’action parlementaire peut transformer de l’intérieur cette machine à exploiter en un engin au service des peuples.


Une Europe sociale ?  Mission impossible !

En premier lieu parce que le vote des Français n’est pas respecté. En 2005, les électeurs ont voté «  Non » au traité constitutionnel. Qu’importe ! Sarkozy signe avec les autres chefs d’états européens un nouveau traité qui réaffirme «  le respect du principe d’une économie de marché où la concurrence est libre. » La majorité des députés et sénateurs, parti socialiste compris pour la plupart, le ratifie. En second lieu, parce que le parlement européen n’a aucun pouvoir législatif. Seule la commission européenne, formée de technocrates nommés par les gouvernements, propose des «  lois » et dirige l’UE. Le conseil européen ( formé par les chefs de gouvernements) définit les orientations de politique générale de l’Europe. Toutes les directives européennes ont donc été voulues par les chefs d’états français qui se sont succédés depuis des dizaines d’années.


Rejet majoritaire de l’UE dans les quartiers populaires

Voilà les raisons qui ont conduit les électeurs français à déserter massivement les urnes. Leur abstention n’est autre que le prolongement amplifié de leur Non déjà prononcé contre les accords de Maastricht et poursuivi majoritairement contre le projet de constitution européenne. Au regard de cet enseignement majeur, les résultats électoraux ne signifient pas grand chose. Si l’on considère que le nombre des abstentions est plus important là où résident en masse les travailleurs et les foyers aux revenus modestes, on ne s’étonne pas de ce que le verdict électoral soit favorable à la droite. Cette dernière n’a pourtant pas de quoi pavoiser puisque toutes tendances réunies, elle ne représente que 10% de l’électorat. Par ailleurs, bien loin d’être synonyme de passivité, l’ampleur de l’abstention ne compromet en rien le nécessaire développement des luttes futures pas plus qu’elle ne préfigure les résultats des consultations électorales à venir.


Pas de quoi pavoiser pour Sarkozy : 10% des inscrits

Cependant Sarkozy ne manque pas de crier victoire et de prétendre que les électeurs ont majoritairement soutenu sa politique. Ceci d’autant plus aisément que le Modem, le PS et les partis de gauche ont mené campagne contre la politique gouvernementale, accusant les partisans de l’abstention de faire le jeu de Sarkozy et espérant ainsi mobiliser un électorat qu’ils savaient réfractaire à l’Union Européenne.


Toujours sourds

Cela dit, tout porte à croire que dans leur ensemble, les partis politiques demeureront sourds à cette énorme condamnation de l’Europe qu’est l’abstention. Soucieux de compter leurs élus, de se redonner une virginité électorale en changeant d’étiquette ou d’alliance, d’imaginer des tactiques politiciennes afin d’améliorer leur score lors des futures élections, ils privilégient leurs intérêts partisans au détriment de la cause du peuple. Servir cette cause, c’est œuvrer au développement des luttes pour le progrès social et démocratique dans une France débarrassée du carcan  de l’Europe et donc libre de développer avec toutes les nations du monde sans restriction des coopérations économiques, politiques et culturelles réciproquement avantageuses. C’est à quoi les militants d’Action Communiste-Rouges-vifs s’emploient. Rejoignez-les !


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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 

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