Lundi 1 novembre 2010
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SEULES LES LUTTES …
Le pouvoir veut faire un exemple des retraites. Le mouvement de grève est multiforme, déterminé et s’inscrit dans la
durée. L’opposition de la majorité des Français à ce projet, leur soutien aux grèves peuvent entraver la volonté du pouvoir d’imposer une politique d’austérité et de poursuivre la casse de la
sécurité sociale.
Le pouvoir au service des
capitalistes.
Durant 30 ans,
Mitterrand puis Chirac ont bien servi les capitalistes : la part des salaires dans le PIB ( produit intérieur brut) a diminué de 10°/ ( 200 milliards d’euros), les banques et les entreprises
nationalisées ont commencé à être bradées au privé, l’Union européenne a vu le jour. Mais la soif de profits du patronat et des banques exigeait que le pouvoir politique accélère et intensifie
les réformes en sa faveur au risque de heurter l’opinion publique. C’est à cette tâche que Sarkozy a été commis. Avec lui, la baisse des salaires, la
précarité du travail, la construction d’une Europe supranationale se sont accélérées. Du même coup, la répression syndicale, la main mise du pouvoir sur les médias s’est accentuée, la démocratie
est sans cesse bafouée.
Quand les urnes mentent, les élections sont
illusoires.
Le danger serait de s’en remettre aux élections de 2012. En effet, les institutions actuelles conduisent à confisquer la souveraineté
nationale au profit des puissants et de 2 grands partis hégémoniques : l’UMP et le PS. Avec 30°/ des votants au premier tour d’une élection nationale, Sarkozy prétend imposer sa politique
aux 70% restants. De plus, les institutions européennes ont un pouvoir exorbitant et interviennent de plus en plus directement dans la politique des Etats nationaux. Ces institutions ont été
mises en place pour que la domination du capital ne puisse être remise en cause. Les salariés ne peuvent obtenir satisfaction dans ce cadre : leur représentation est marginalisée.
Changer de politique c’est
nécessaire.
Contrecarrer les desseins des capitalistes, inverser le cours politique des choses suppose
le développement des luttes sur 3 objectifs principaux :
- le relèvement des
salaires
- le réengagement de
l’état dans le secteur économique ( nationalisations) et dans les services publics
- la sortie de la
construction européenne.
Seules les luttes résolues, unitaires,
inscrites dans la durée, bloquant la production et les échanges, tarissant ainsi la source des profits des capitalistes, peuvent contraindre ces derniers à lâcher du lest et à consentir une
meilleure répartition des richesses.
Et c’est
possible !
En 1936, en 1968, des luttes d’envergure ont contraint le patronat et le pouvoir à des
reculs importants. En 2006, les manifestations ont eu raison du projet premier embauche ( CPE) Aujourd’hui une majorité de Français se prononcent
contre le traité européen qui donne le pouvoir aux banques et aux actionnaires grâce à leurs actions cotées en bourse.
70°/ de la population se prononce contre le projet de réforme des retraites. Les conditions d’un développement des luttes existent bel
et bien. Et c’est seulement de ce développement que découleront les avancées sociales et économiques.
ET POUR MEMOIRE …
En 2012, ne soyez pas victime de pertes de
mémoire
Mémoire 2012 : la social-démocratie
et les retraites
Martine Aubry
affirme soutenir le maintien de la retraite à 60 ans … mais pas les 40 annuités et encore moins les 37 et
demi.
Quant à Michel Rocard voici ce qu’il
déclarait le 24/06/10 dans France-Soir sur le Net à propos de la réforme des retraites: « C’est une réforme non négligeable et courageuse.
Le gouvernement a eu raison de la faire ».
Dominique Strauss-Kahn
lui a choisi les mêmes arguments que L.Parisot : nous vivrons tous centenaires … Voici ce qu’il a affirmé le 20 mai 2010 sur France
2 : « Si on arrive à vivre 100 ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans … ».
Mémoire 2012 : la social-démocratie, la droite et les
retraites
Voici le paragraphe
consacré aux retraites ratifié par
Jacques Chirac et Lionel Jospin à l’issue du sommet de Barcelone en 2002 :
« Il faudrait rechercher d’ici à 2012 à augmenter progressivement d’environ
5 ans l’âge moyen effectif auquel cesse, dans l’Union Européenne, l’activité professionnelle. Les progrès à cet égard seront examinés chaque année
avant le Conseil européen de printemps ». Outre cet
allongement du temps de cotisation, le sommet européen de Barcelone préconisait la montée en puissance des fonds de pension pour financer les retraites via la Bourse…
2012 : Démocratie ? Le bi-partisme au secours du Capital …
Bulletin de l’OCDE-1996-n°13 :
« Pour qu’un gouvernement ait la marge de manœuvre nécessaire …, il doit être soutenu
par un ou deux grands partis majoritaires et non par une coalition de petits partis, ce qui conduit à préférer le scrutin uninominal ( c’est-à-dire le système français) au scrutin proportionnel pour l’élection du Parlement »
…
2012 : Le recours des patrons
Le FN soutient les réquisitions et les arguments du pouvoir…
D’abord silencieuse, Marine Le Pen se dévoile.
Tout en concédant « un mouvement social très populaire », et une « réforme des retraites aussi injuste qu’inefficace », Marine Le Pen appelle le 22 octobre 2010, à « rétablir l’ordre républicain
partout ». Elle demande à ce que « la tolérance zéro s’applique à tous les émeutiers ».
Elle reproche à Sarkozy de n’avoir pas attaquer plus tôt les piquets de grève
!
Dans le blog d’Eure et Loir du FN, les militants locaux en disent plus que les dirigeants
nationaux : ils recommandent de diminuer le montant des prestations et prônent la capitalisation… Comme Hitler naguère ils s’affichent
« anti-capitalistes », mais aux heures décisives ils volent au secours du Capital. La capitalisation, c’est en effet ce dont rêvent les
assurances et banques privées. Guillaume Sarkozy, patron du groupe de retraites et d'assurances Malakoff-Médéric en rêve. Le frère aîné du chef de
l'État a convaincu l'assureur public CNP de s'allier avec son groupe.
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