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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 21:57
Un film dénonce le modèle low cost de Corsica Ferries

En pleine grève de la SNCM, une enquête sur son concurrent Corsica Ferries a été présentée à la CGT marins sur le Danielle Casanova. Son auteur, le journaliste Enrico Porsia, s'est intéressé aux avantages sociaux et fiscaux dont bénéficie la compagnie maritime et qui constituent pour lui une distorsion de concurrence.

Au nom de la concurrence, on pourrait aboutir à "un monopole" à la Corsica Ferries. Au terme de notre entretien, Enrico Porsia résume le paradoxe du dossier de la desserte maritime de la Corse, avec la possible disparition de la SNCM dans les prochains mois. D'autant plus qu'en termes de "distorsion de concurrence", ce qui est reproché par l'Europe à la compagnie marseillaise, son homologue italien n'est pas en reste, assure le journaliste.

Connu pour son enquête sur le système Ryanair, il a récidivé dans sa dénonciation du low-cost avec l'armateur aux ferries jaunes. Le documentaire, qui n'est en fait qu'une première partie, a été diffusée lundi sur le Danielle Casanova, QG des personnels en grève de la SNCM. Alors que le conflit social se durcit, il fournit d'ailleurs des arguments à la CGT marins, qui a participé à son financement avec le magazine Option de la CGT. "Je n'apporte pas des armes, j'essaie de regarder objectivement quelle est la réalité des choses. C'est pousser plus loin mes enquêtes antérieures [...] Je n'ai eu aucun contrôle, aucun coup de fil." Il y se dit même "fier d'avoir eu une subvention des marins de Marseille plutôt que travailler pour un marchand de canons comme Dassault au Figaro par exemple".

Pavillon bis

Au coeur du système Corsica, on trouve notamment la question du pavillon, ce petit drapeau qui flotte sur le navire mais qui conditionne aussi tout un ensemble de règles sociales applicables. La SNCM, comme son partenaire la Méridionale, navigue sous pavillon français de premier registre. La Corsica, elle est sous pavillon italien. Et pas n'importe lequel mais le pavillon bis. À l'image de ceux créés par plusieurs pays européens, -dont la France avec le RIF- il fixe un cadre social bien plus favorable.

À l'origine, il s'agissait pour leurs armateurs de faire face à la concurrence internationale des pavillons dits "de complaisance" (Panama etc.) tout en restant sous les couleurs nationales. "Par contre, en Italie, il sert aussi pour le cabotage, les trajets entre la côte et une île", souligne-t-il. Ces dernières années, on a ainsi vu des contestations liées à son utilisation par Louys Dreyfus sur les lignes transmanche ou Grimaldi Ferries entre l'Italie et la Grèce. Cette question était l'un des points de la grève déclenchée en janvier par les personnels de la SNCM et la CMN. Parmi les engagements pris par le ministre des Transports Frédéric Cuvillier, figurait l'application du principe de "l'État d'accueil", qui fait dépendre les règles sociales du port accosté. Le très attendu décret a été présenté au conseil d'État fin mai. "C'est le devoir du gouvernement d'imposer les mêmes règles à n'importe quelle entreprise qui pratique une activité commerciale sur le territoire français", conclut Enrico Porsia.


Par Julien Vinzent, le 3 juillet 2014

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