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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 11:58
La reconnaissance de l’Etat palestinien, « une première étape nécessaire »

Saeb Erekat, Le Monde avec AFP, mercredi 12 novembre 2014

Par Saeb Erekat, membre du comité exé­cutif de l’Organisation de libé­ration de la Palestine (OLP)


La recon­nais­sance de l’État de Palestine dans les fron­tières de 1967 est une étape morale qui devrait être franchie par l’ensemble des Etats qui sou­tiennent la solution de deux Etats. C’est un inves­tis­sement pour la paix et le bon message à adresser aux Israé­liens comme aux Pales­ti­niens. Pour Israël, la force occu­pante, cette recon­nais­sance serait un signal fort indi­quant que sa poli­tique illégale de colo­ni­sation est nulle et non avenue. Elle le serait d’autant plus qu’Israël n’a pas le droit d’opposer son veto au recou­vrement par le peuple pales­tinien de ses droits inalié­nables à la liberté et l’indépendance.

Pour les Pales­ti­niens, une telle recon­nais­sance serait une réaf­fir­mation de leur droit à l’autodétermination et un pas dans la bonne direction, ainsi qu’une preuve que la diplo­matie et le droit inter­na­tional sont la voie à suivre. Enfin, cela confir­merait que la com­mu­nauté inter­na­tionale restera du côté de ceux qui res­pectent ses lois et ses principes.

Ceux qui s’opposent à notre appel à une recon­nais­sance inter­na­tionale subor­donnent notre droit à l’autodétermination à un choix israélien. Ils occultent ainsi le fait que notre indé­pen­dance n’a jamais figuré parmi les sujets du statut final qui, eux, devraient être traités avec les Israé­liens. Il s’agit d’un droit sou­verain dont dis­posent tous les peuples, en conformité avec le droit inter­na­tional. Notre droit à un Etat n’est pas négociable.

Nous refusons de continuer à être l’exception des normes inter­na­tio­nales, tandis que cer­taines parties de la com­mu­nauté inter­na­tionale per­sistent à dis­si­muler leur res­pon­sa­bilité der­rière les appels à la reprise des négo­cia­tions. Cependant, nous réaf­firmons qu’il ne s’agit pas de contourner les négo­cia­tions en vue d’un accord du statut final.

À l’instar de tout autre conflit, notamment la fin de l’apartheid sud-​​africain, les négo­cia­tions sont néces­saires pour régir les rela­tions entre Israël et la Palestine, après l’occupation. De telles négo­cia­tions devraient aborder tous les sujets du statut final, y compris les réfugiés, Jéru­salem, les colonies, les fron­tières, la sécurité, l’eau et les prisonniers.

En 1988, l’Organisation de libé­ration de la Palestine (OLP) avait fait le dou­loureux com­promis his­to­rique d’une recon­nais­sance d’Israël sur les fron­tières de 1967, concédant ainsi 78 % de la Palestine his­to­rique. Cette démarche enthou­siasma l’Europe, qui n’avait eu de cesse de répéter qu’elle abou­tirait, « en quelques années », à une paix, avec l’indépendance de la Palestine. Cependant, notre droit légitime paraît aujourd’hui plus dif­ficile encore à mettre en appli­cation au vu de l’accroissement du nombre de colons israé­liens, qui a plus que triplé durant les vingt-​​six der­nières années.

L’horizon politique dépérit

L’accord d’association passé entre l’Union euro­péenne et Israël peut lui-​​même être trans­gressé au gré des vio­la­tions des droits de l’homme, sans qu’aucune sanction effective soit prise à l’égard d’Israël. Après avoir condamné pendant des décennies l’expansion des colonies israé­liennes, nombre de gou­ver­ne­ments euro­péens ont alerté sur la pro­bable dis­pa­rition de la solution de deux Etats. Les seuls appels à une reprise des négo­cia­tions ne sau­raient trans­former la situation actuelle : alors qu’un système d’apartheid est imposé à des mil­lions de Pales­ti­niens, l’horizon poli­tique continue de dépérir.

Des mil­lions d’Européens conti­nuent à témoigner, depuis des années, leur soli­darité envers la Palestine, beaucoup d’entre eux nous disent leur désespoir face au fait que la Palestine continue, jusqu’à nos jours, de payer pour les erreurs poli­tiques de l’Occident dans notre région. Ce sont ces mêmes poli­tiques qui ont octroyé à Israël une culture d’impunité sans précédent.

En recon­naissant la Palestine, et en apportant son soutien à notre ini­tiative qui vise à fixer une date limite à la fin de l’occupation, l’Europe n’encouragera pas les Pales­ti­niens à contourner les négo­cia­tions. Bien au contraire, elle adressera un message fort d’engagement en faveur du droit inter­na­tional et de la diplo­matie, comme seul moyen d’avancer. Afin de sauver la solution de deux Etats, une pre­mière étape serait effec­ti­vement de recon­naître deux Etats et non un seul.

 

Commentaire AC : Une certaine ambiguïté plane sur l'appel à la reconnaissance de l'Etat palestinien.  La société israélienne, la société palestinienne sont bouleversées.  Les orthodoxes poussent à la violence et à la colonisation encore davantage.  Des Palestiniens continuent d'être expulsés de leurs terres et de leurs maisons.  Les Israéliens poursuivent la construction du "Mur de la Honte" qui sépare des familles, des villages, des paysans et leurs terres.  Les Palestiniens sont privés de l'élémentaire droit à la circulation, tant vanté dans l'Union Européenne, sur leur propre sol .  Des étudiants israéliens sont privés du droit aux études à l'étranger.  Comment sortir de cette situation qu'Israël n'a cessé d'aggraver?  Des Palestiniens, des Israéliens, très minoritaires il est vrai, pensent qu'il serait juste de revenir à la situation de 1947 et souhaitent un seul Etat, démocratique et laïque, dans lequel Israéliens et Palestiniens pourraient vivre enfin en paix.  L'OLP réclame la reconnaissance de l'Etat palestinien dans les frontières de 1967 ( ce qui était déjà un compromis pour les Palestiniens), comme étape nécessaire pour sauver la solution de deux Etats.  Refuser de soutenir cette proposition serait encourager Israël dans sa politique du pire.  Mais oublier de mentionner l'exigence des frontières de 1967 dans la résolution risquerait d'être pire que le mal.  C'est pourtant le risque si la résolution s'en tient à la reconnaissance vague d'un Etat israélien "hors sol".  C'est malheureusement ce que fait le mouvement de la paix dans sa lettre aux députés et dans ses récentes déclarations.  Pourquoi cet oubli ?  La résolution des députés PS, la position d'EELV, du PCF et du Front de gauche semble pourtant claire et la revendication d'un Etat palestinien dans les frontières de 1967 affirmée.  On espère qu'un mauvais compromis ne l'emportera pas lors du vote à l'Assemblée.

 


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