Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 18:40

 

Lu sur le blog CGT-Dieppe

Après que le tribunal de commerce de Caen ait prononcé la liquidation judiciaire de la biscuiterie Jeannette de Caen, le 18 décembre 2013, et que l'entreprise ait été fermée le 3 janvier 2014, les salariés de l'usine Jeannette de Caen défendent leur usine et leurs emplois. Le 20 février dernier ils se sont opposés à la vente aux enchères des machines par le liquidateur, qui aurait définitivement fermé toute possibilité de réouverture de l'usine. Depuis cette date, ils occupent leur usine, avec la CGT.

Sur les murs de l'usine, ils expriment leur désarroi : "Prime de misère, blocage de l’usine", "non au pillage de l’outil industriel".

 Pour démontrer leur savoir faire, les salariés ont décidé de relancer la production des madeleine Jeannette.

"Nous souhaitons vendre 800 kilos de nos produits sur différents marchés de Caen. Notre but est de sensibiliser la population locale et de montrer que l'outil est en état de fonctionnement " a expliqué à France 3, Geneviève Hirard, déléguée suppléante du personnel.

«Nous ne laisserons pas mourir la dernière usine de Caen qui a continué à produire sous les bombardements en 1944», a ajouté Franck Mérouze secrétaire de l’Union locale CGT de Caen.

Dans les années 1970 : 400 personnes travaillaient dans l'usine.

Dans les années 2000 : les madeleines sont même vendues jusqu’au Japon et en Chine.

Entre 1997 et 2011 : Quatre dépôts de bilan successifs.

En 2012 : Reprise de l'usine par le groupe LGC, avec un avis favorable des salariés. C'était une société d’investissement d’un capital social de 11 millions d’euros et basée à Falaise. LGC prévoyait un plan de relance avec un déménagement de l’usine à Falaise en vue de sa modernisation. Coût de l' opération : 2,2 millions d'euros. Il manquait 750.000 euros, et, après de multiples contacts, les banques, plus préoccupées de spéculation boursière et de rentabilité financière pour répondre à l'appétit de profits de leurs actionnaires, refusèrent de jouer leur rôle, et trahirent le projet de relance de l'activité.

Le 18 décembre 2013 : Au terme de la procédure de redressement judiciaire, le tribunal de commerce de Caen finit par prononcer la liquidation de l'entreprise.

Les salariés sont déterminés à défendre leur outil de travail, tout en sachant que leur lutte peut durer.

Le 7 mars, un huissier s’est présenté pour faire procéder à la coupure de gaz. Il a été accueilli par les salariés et la CGT qui ont fait savoir l’illégalité de la procédure.

Madeleines-Jeannette.jpgLes salariés de Jeannette ont besoin de votre soutien

La CGT du Calvados a lancé un appel à la solidarité financière. Dans le même temps, des démarches sont continuées en Préfecture, afin de trouver des repreneurs.

Pour la CGT et les travailleurs de Jeannette, l’entreprise, qui est un des fleurons historiques de l’industrie agroalimentaire de Basse-Normandie, doit continuer à exister.

Cette situation, nous la connaissons et la vivons en Seine-Maritime, avec Petroplus, où, il faut le déplorer, on ne peut que constater le fait qu'il n'y a pas de volonté politique actuellement de relancer nos industries.

A l'opposé de attentes des salariés et des véritables besoins, le gouvernement a trouvé de l'argent pour accroitre, de 30 milliards, les cadeaux aux spéculateurs patronaux et aux actionnaires cupides, avec son fameux pacte de responsabilité  (qui n'est qu'un pacte d'irresponsabilité), plutôt que d’apporter un financement à une véritable sauvegarde des emplois, là où les entreprises en ont réellement besoin, comme chez Jeannette, pour permettre le maintien des emplois des 37 salariés.

L’Union Départementale de Seine-maritime vient de lancer un appel pressant à ses syndicats pour qu'ils participent aussi à soutenir financièrement la lutte des « Jeannette », en achetant leurs célèbres madeleines.

Elle se charge de regrouper les commandes des syndicats pour les transmettre aux salariés en lutte de Jeannette.

Partager cet article
Repost0

commentaires

Articles RÉCents