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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 09:36
Lu sur le blog "Russeurope".  Cliquez sur le titre pour retrouver l'intégralité de l'article.

Novorossia

 

Il est désormais plus que temps que la politique reprenne ses droits dans la crise ukrainienne. Mais, ceci implique en premier lieu qu’un cessez le feu soit rapidement conclu entre les gouvernement de Kiev et les insurgés. C’est vers ce résultat que devraient tendre toutes les énergies. Mais, on doit constater que ce n’est pas le cas, et que l’hystérie antirusse se fait très présentes dans les médias. Il faut alors rappeler ici plusieurs points qui semblent avoir été systématiquement oubliés dans les commentaires que l’on peut lire ou entendre sur la situation en Ukraine.


(1) Le gouvernement de Kiev a employé une force disproportionnée qui a aboutit à des pertes civiles et des destructions sans nombres dans les villes tenues par les insurgés. Les bombardements sans discrimination entre cibles militaires et civiles ont été très nombreux. On peut ici formuler le soupçon que les chefs militaires des forces de Kiev ont délibérément  voulu punir les populations et ont cherché à procéder à un nettoyage ethnique en provoquant l’exode des populations russophones. Tout ceci constitue autant de « crimes de guerre ». Il est frappant que, jusqu’à une période très récente, en fait jusqu’au samedi 23 août, il n’y ait pas eu de reportage sur le sujet sur les « grandes » chaînes de télévision. La presse française, d’habitude – et c’est son honneur – si prompte à s’émouvoir a été sur l’Est de l’Ukraine bien longtemps et bien étrangement silencieuse. Était-ce parce que les victimes étaient « ethniquement » russes comme l’on dit ? Croire que la Russie, qu’il s’agisse de l’État Russe ou de la population de la Russie, pouvait se désintéresser du sort de ces populations était une profonde illusion, et une profonde erreur. De fait, croire que la Russie pourrait adopter une attitude de stricte neutralité par rapport à ces événements n’avait aucune base. La Russie a pris, jusqu’à ces derniers jours, une position de non-belligérance. La présence de volontaires russes, qui seraient environ 3000 dans les forces insurgées, témoigne du profond mouvement de sympathie que le sort fait aux populations de l’Est de l’Ukraine a suscité.

(2) La présence de troupes russes est alléguée par les autorités de l’OTAN, et bien entendu par le gouvernement de Kiev. Le gouvernement russe dément ces accusations. L’OTAN estime, pour l’instant, autour d’un millier le nombre de soldats russes. Notons que, même si l’OTAN a raison sur ce point, ce nombre de soldats est parfaitement insuffisant pour expliquer l’effondrement militaire que les forces de Kiev ont subi ces derniers jours. On estime en effet à 50 000 le nombre de soldats (de l’Armée et de la Garde Nationale) qui sont engagés dans les opérations contre les insurgés. Ces derniers n’alignent, quant à eux que des effectifs d’environ 15 000 hommes. Si la présence de ces troupes russes était confirmée, elles n’auraient pu jouer qu’un rôle local et marginal dans les combats qui ont eu lieu depuis ces derniers jours. Leur présence ne saurait donc expliquer les défaites multiples subies par les forces de Kiev. Elle ne permet pas, non plus, de comprendre pourquoi les forces ukrainiennes sont en train de s’effondrer au sud de Donetsk et autour de Mariupol.


Carte 1

Front Sud

De ce point de vue, il est significatif que le Département d’État du gouvernement des États-Unis parle aujourd’hui d’« incursion » et non, comme de nombreux journalistes d’« invasion ». Cela signifie que le problème est politique et non militaire. Il est clair que, si elle est avérée, cette présence de troupes russes n’est pas acceptable et que la Russie doit retirer ces troupes au plus vite. La Russie doit, si c’est le cas, revenir à une position de non-belligérance et les pays de l’Union européenne et les États-Unis se garder de tomber dans le piège tendu par Kiev qui, à l’évidence, cherche à internationaliser le conflit.

 

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