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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
6 décembre 2022 2 06 /12 /décembre /2022 00:10

Sanofi. Mercredi 23 novembre, la police a réprimé les grévistes de chez Sanofi à coup de matraques et de lacrymogènes. 

 

Gazage Sanofi

Depuis lundi, les travailleurs de chez Sanofi sont en grève pour demander des augmentations de salaires face à l’inflation et des embauches en CDI contre le développement des contrats précaires. A l’occasion de la réunion de fermeture des NAO (Négociations annuelles obligatoires), ce mercredi, la CGT avait appelé à un rassemblement devant le siège de Sanofi à Paris. Au bout de plusieurs heures, les grévistes ont tenté d’envahir les locaux, protégés par des cordons de CRS qui n’ont pas tardé à réprimer les travailleurs à coup de gazeuses et de matraques. Plusieurs grévistes ont notamment été touchés au visage. Les grévistes de chez Sanofi avaient déjà eu affaire à la gendarmerie la veille, à Sanofi le Trait (Seine-Maritime). Alors que 300 salariés étaient mobilisés pour bloquer le site, celle-ci intervenait pour forcer la sortie des camions. De quoi nous rappeler quel est le véritable rôle des « forces de l’ordre » et de la répression policière : protéger le capital et ses intérêts. Et à Sanofi, la situation ne déroge pas à la règle. Le 28 octobre, le groupe déclarait que le bénéfice par action ajusté pour 2022 avait augmenté d’environ 16 % et son bénéfice d’exploitation de 26,5 % au troisième trimestre, de quoi atteindre 4,5 milliards d’euros au total. Des chiffres exceptionnels réalisés grâce au travail des salariés qui subissent aujourd’hui l’explosion des prix. Face à l’inflation à laquelle les travailleurs sont confrontés, au mépris de la direction et à la répression policière, notre parti révolutionnaire Communistes apporte tout son soutien et toute sa solidarité aux grévistes.

Goodyear-Amiens. Après sa subvention, l’État accorde un prêt de 85 millions d’euros pour moderniser l’usine Goodyear (Dunlop) !!! Ce prêt vient s’ajouter à une subvention de 44,6 millions d’euros accordée en mars dernier par l’État à l’usine de pneus pour moderniser et agrandir son site d’Amiens Sud. Le principe avait été acté en mars dernier lors de la venue de l'ancien premier ministre Jean Castex à l’usine Goodyear Amiens Sud. Dans un décret paru ce samedi 26 novembre au Journal Officiel, l’État vient de valider un prêt de 85 millions d’euros accordé au géant américain du pneu qui emploie 800 salariés sur le site amiénois. Ce prêt s’inscrit dans le cadre d’un plan d’investissement massif de 150 millions d’euros destiné à agrandir de près de 10 000 m² l’usine et à moderniser l’outil de production «  de manière à répondre aux nouvelles exigences des clients de la filière automobile  » ! Une énorme bouffée d’air !!! Lors de sa visite, le Premier ministre avait aussi acté le versement par l’État d’une subvention de 44,6 millions d’euros à l’usine dans le cadre du plan France Relance destiné à réindustrialiser le territoire et à favoriser l’innovation (100 milliards d’euros dont 35 pour le seul secteur de l’industrie). En échange, Goodyear s’était engagé à investir 100 millions d’euros pour moderniser l’outil et produire des pneus à plus haute valeur ajoutée. «  On commençait à être inquiets. Si cet investissement ne se faisait pas, cela voulait dire la fermeture de l’usine dans quatre ou cinq ans  », craignait à l’époque le président d’Amiens Métropole Alain Gest (LR). Aucun mot sur les 1143 licenciements effectués en janvier 2014 lors de la fermeture après plus de 8 ans de combats de l'usine historique Goodyear situé de l'autre côté de la route, aucune pensée pour les familles détruites, les vies gâchées, les maladies professionnelles dues à la poussière de caoutchouc et à l'amiante, les nombreux suicides. Seul compte l'argent public distribué aux actionnaires américains qui à terme, les millions d'euros encaissés et un nouveau chantage à l'emploi, fermeront le site, comme chez Continental, Bridgestone, Michelin, etc … Goodyear compte 73 000 salarié-es travaillant sur 57 sites dans 23 pays à travers le monde et produit plus de 20 % de la production mondiale de pneumatiques.

[...]

La suite ci-dessous :

 

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