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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
1 septembre 2022 4 01 /09 /septembre /2022 23:14
La narration dangereusement simpliste de l’Occident sur la Russie et la Chine

Les prises de position de personnages tels que Jeffrey Sachs montrent à quel point le monde change et les rapports de force évoluent. Chantre du néolibéralisme, cet économiste étasunien a notamment préconisé de thérapies de choc en Bolivie, en Pologne et en Russie dans les années 80 et 90. Aujourd’hui consultant spécial auprès du secrétaire général des Nations unies, Jeffrey Sachs siffle la fin de l’hégémonie US et appelle Washington à négocier avec Pékin et Moscou plutôt que de mettre le monde à feu et à sang. Venant de sa part, ce n’est pas rien! (IGA)


 

Si le monde est au bord de la catastrophe nucléaire, c’est en grande partie à cause de l’incapacité des dirigeants politiques occidentaux à être francs sur les causes de l’escalade des conflits mondiaux. L’implacable récit occidental, selon lequel l’Occident est noble tandis que la Russie et la Chine sont mauvaises, est simpliste et extraordinairement dangereux. Il s’agit d’une tentative de manipuler l’opinion publique, et non de s’occuper d’une diplomatie très réelle et urgente. L’Europe devrait réfléchir au fait que le non-élargissement de l’OTAN et l’application des accords de Minsk II auraient permis d’éviter cette terrible guerre en Ukraine.

Le récit essentiel de l’Occident est intégré à la stratégie de sécurité nationale des États-Unis. L’idée centrale des États-Unis est que la Chine et la Russie sont des ennemis implacables qui « tentent d’éroder la sécurité et la prospérité américaines« . Ces pays sont, selon les États-Unis, « déterminés à rendre les économies moins libres et moins équitables, à développer leurs armées, et à contrôler les informations et les données pour réprimer leurs sociétés et étendre leur influence. »

L’ironie est que depuis 1980, les États-Unis ont participé à au moins 15 guerres de choix à l’étranger (Afghanistan, Irak, Libye, Panama, Serbie, Syrie et Yémen, pour n’en citer que quelques-unes), alors que la Chine n’en a participé à aucune et la Russie à une seule (Syrie) en dehors de l’ancienne Union soviétique. Les États-Unis ont des bases militaires dans 85 pays, la Chine dans 3, et la Russie dans 1 (Syrie) au-delà de l’ancienne Union soviétique.

Le président Joe Biden a promu ce récit, déclarant que le plus grand défi de notre époque est la concurrence avec les autocraties, qui « cherchent à promouvoir leur propre pouvoir, à exporter et à étendre leur influence dans le monde, et à justifier leurs politiques et pratiques répressives comme un moyen plus efficace de relever les défis d’aujourd’hui« . La stratégie de sécurité américaine n’est pas l’œuvre d’un seul président américain, mais de l’establishment de la sécurité américaine, qui est largement autonome et opère derrière un mur de secret. [...]

La suite ci-dessous :

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