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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
16 mai 2022 1 16 /05 /mai /2022 15:17

Le processus électoral en cours met en évidence une situation inédite que l’on peut décortiquer comme suit.

I) Un refus de vote qui va s’affirmant.

Bien sûr la catégorie des gens qui s’abstiennent n’est pas uniforme. Il y a toujours eu des individus se sentant peu concernés (ou refusant de l’être) par la dimension collective de la société, mais les sommets atteints pour le 1er tour (13 millions 600 000 voix soit 1 million et demi de plus que 2017) par cette non-participation poussent à qualifier l’abstention de refus de vote plutôt que de s’en tenir à la traditionnelle image des pêcheurs à la ligne. D’autant qu’à ceux-là il convient d’ajouter les 3 millions de blancs et nuls.

D’ailleurs on peut remarquer qu’en pourcentage des inscrits le nombre cumulé des votes non exprimés est quasiment identique pour ces deux dernières présidentielles, au-dessus de 34%. Ce fait à lui seul, montre combien il est imprudent de parler de victoire pour le président élu. D’autant qu’il l’a été en bénéficiant au maximum du phénomène du « vote barrage » qui est antinomique avec le débat d’idées, constituant ainsi tout à la fois un abaissement majeur de la démocratie et une frustration pour l’ensemble du corps électoral excepté les supporters des deux finalistes. Cette frustration est telle que l’on a vu pour la 1ère fois, un vote barrage en faveur de l’extrême droite vue comme le seul moyen restant de s’opposer à un pouvoir cynique, méprisant et tyrannique dans sa volonté de répondre aux désirs du grand capital.

II) Une extrême droite à son plus haut niveau

Non seulement depuis 2017 l’extrême droite a progressé en pourcentages mais elle a progressé fortement dès le 1er tour (+ 2 millions de voix si on ajoute les votes Le Pen, Zemmour et Dupont Aignan) et entre les deux tours puisqu’elle fait encore 2 millions de voix de plus. Qu’il faille compter dans ce dernier chiffre le vote barrage [1] n’enlève rien au fait qu’aujourd’hui il y a en France un électorat qui voit dans l’extrême droite la possibilité d’un recours contre la casse sociale qu’il subit. Et c’est un autre élément du renforcement du fascisme.

Enfin, et ce n’est pas le moindre, il y a le fait, que les idées d’extrême droite pour partie dépassent largement son électorat classique et même ses forces organisées. [...]

III) Un rejet du pouvoir et de son chef

Si Macron est élu il le doit bien sûr au vote barrage du second tour mais aussi au vote de l’électorat de droite qui, dès le 1er tour, s’est massivement porté sur lui que ce soit par choix stratégique du meilleur candidat ou par reconnaissance de la proximité des idées. En fait c’est un retour en force à un pouvoir qui dans l’histoire a voulu, au nom de la prétendue nécessité d’en finir avec les « idéologies », instaurer une dictature de la pensée unique. De l’union sacrée à la 4ème république. [...]

IV) Le vote du courant dit « radical ».

Ce qui est sûr en tout cas à l’analyse de ces attitudes, refus de vote, utilisation du vote d’extrême droite pour sanctionner Macron et effondrement des soutiens à ce dernier, c’est qu’il y a un rejet massif des politiques menées depuis des décennies.
Cela aurait pu permettre d’avoir une adhésion d’une grande ampleur au vote dit « radical » et même lui permettre d’arriver en tête au 1er tour. Ce n’a pas été le cas pour un certain nombre de considérations diverses voire contradictoires qui ont marqué la campagne.

Une désunion pénalisante ? [...]

Le piège de la constitution

L’incompréhension est d’autant plus grande aussi que dans la campagne a été peu soulevée la question du piège électoral de notre constitution qui relève plus de la monarchie élective (ou du « coup d’état permanent » comme aurait dit un certain) que de la démocratie véritable. Piège aggravé par l’alignement de la durée du mandat présidentiel sur celle du mandat des députés assortie de l’inversion du calendrier législatif.

Le déroulement même des élections présidentielles est discutable. Personne n’a soulevé le fait que si notre constitution avait prévu que puissent se maintenir au second tour toutes les candidatures ayant fait plus de 20% et que dans ce cas la situation aurait été différente. LFI a bien dans son programme la 6ème république mais cette question a été absente des débats et il n’est d’ailleurs pas sûr que nous toutes et tous soyons d’accord sur le contenu de cette proposition. [...]

L'intégrale ci-dessous :

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