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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
19 juillet 2021 1 19 /07 /juillet /2021 15:46
Que raconte le raid judiciaire contre Éric Dupond Moretti ? [ Régis de Castelnau ]

L’épisode judiciaire mettant en cause Éric Dupond Moretti Garde des Sceaux ministre de la Justice en exercice, qui vient de se dérouler est très intéressant. Au-delà du battage médiatique et des récupérations politiciennes cyniques ou ignorantes qui n’ont pas manqué, force est de constater qu’il exprime la totalité du problème institutionnel auquel notre pays est confronté.

Extraits

La séparation des pouvoirs, ces magistrats qui n’en veulent plus

Rappelons les faits : au mois de juillet 2020 dans une opération de communication dont Emmanuel Macron raffole, Éric Dupond Moretti avocat et batteur d’estrade, pur représentant de la société du spectacle, a été nommé à un des postes essentiels de la république. Erreur tactique et même probablement stratégique que d’installer place Vendôme un personnage dont la légitimité et les compétences à l’occuper apparaissaient assez faibles. Pour que les choses soient claires, rappelons que l’auteur de cet article éprouvait une certaine aversion pour le personnage lorsqu’il était avocat, et le tient pour un mauvais Garde des Sceaux. Mais ce n’est pas le sujet.

Avant même que l’opinion ait pu prendre la mesure de ce problème, la magistrature française homogène dans son corporatisme, s’est immédiatement cabrée contre la nomination d’abord d’un avocat, ensuite de quelqu’un qu’elle déteste. Ce fut l’invraisemblable déclaration de la présidente de la principale organisation syndicale de magistrats (USM) jetant gaiement par-dessus bord devoir de réserve et respect de la séparation des pouvoirs et n’hésitant pas à dire : « la nomination d’Eric Dupond Moretti place Vendôme est une déclaration de guerre à la magistrature » ! On reviendra plus loin sur ce que devrait être normalement ce devoir de réserve des magistrats probablement plus rigoureux de celui des militaires, mais force est de constater que ce mot d’ordre a été immédiatement suivi par l’ensemble du corps au sein duquel se sont multipliés réunions, assemblées générales, communiqués vengeurs et déclarations solennelles comme celle, commune, de la première présidente de la Cour de cassation et du procureur général auprès de cette juridiction, c’est-à-dire les plus hautes autorités judiciaires de notre pays ! [...]

Et le droit dans tout ça ?

Il faut préalablement et rapidement examiner l’aspect juridique des « reproches » faits à Eric Dupond Moretti. Avant de revenir sur la question de fond posée par ce refus d’accepter sa nomination par l’exécutif. C’est-à-dire celle d’une dérive politique plus que préoccupante de la part d’une Autorité judiciaire refusant le principe de la séparation des pouvoirs et se vivant aujourd’hui comme un pouvoir politique autonome. [...]

« Une justice politique », saison 2 en attendant la saison 3…

Mais, on peut imaginer que les magistrats qui ont lancé ces procédures et ceux qui les instruisent le savent très bien. Et que l’objectif n’est pas de faire triompher la loi ou la morale, mais bien de mener une vendetta judiciaire contre quelqu’un qu’ils détestent, et surtout d’affirmer un pouvoir politique dans la sphère institutionnelle française. Il s’agit là d’un grief sérieux mais qui n’est pas lancé en l’air. Pas seulement parce que cette opinion est très largement partagée dans l’opinion publique mais également parce que l’auteur a fait l’analyse de ce qu’il considère être une dérive de 30 ans dans son ouvrage : « Une justice politique. Des années Chirac au système Macron, histoire d’une dérive ». [...]

Bien plus qu’une vendetta contre un représentant de la société du spectacle détesté, il s’agit bien d’une volonté d’affirmation d’un pouvoir.

Qui se nourrit d’un corporatisme puissant fondé sur ce ressenti chez les magistrats d’avoir une place politique particulière dans les institutions. Et malheureusement contrairement à l’intitulé des décisions de justice, celles-ci ne sont pas rendues au nom du peuple français, mais au nom d’une magistrature sociologiquement très homogène qui a sa propre vision de la société et de ce qu’elle doit être. Rappelons que le recrutement se fait par l’intermédiaire d’une école à laquelle on accède par un concours en général vers l’âge de 23 ans, où l’on passe trois ans dans une espèce de ghetto sociologique voire endogamique, dont on sort trois ans plus tard sans aucune expérience sociale avec un permis de juger. Les valeurs culturelles et idéologiques sont les mêmes que celles qu’on rencontre par exemple dans les écoles de journalisme au recrutement social très voisin. C’est-à-dire celles du « progressisme » propre à la petite bourgeoisie éduquée du bloc élitaire.

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