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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 05:33
La barricade de la place Blanche tenue par des femmes, mai 1871.

La barricade de la place Blanche tenue par des femmes, mai 1871.

L’assemblée parisienne élue le 26 mars 1871 a promu l’autonomie municipale, la séparation de l’Église et de l’État, la gratuité et la laïcité de l’enseignement, pour les filles comme pour les garçons. Elle a conforté l’idée de l’égalité femme-homme, ouvert l’accès aux responsabilités pour les étrangers au nom de la « République universelle ». Elle a affirmé le droit des catégories populaires à la culture et au « luxe communal ». Elle a poussé plus loin qu’en 1848 l’idée du droit au travail et d’un droit social. En bref, bien avant d’autres, au cœur d’une guerre civile atroce qui a fini par décimer ses partisans, la Commune de Paris a laissé entrevoir ce que pouvait être une politique publique de l’égalité, de la citoyenneté active et de l’émancipation individuelle et collective.

Le 29 novembre 2016, l’Assemblée nationale a voté une résolution proclamant la réhabilitation des victimes de la répression de la Commune de Paris de 1871. Insistant pour que « soient mieux connues et diffusées les valeurs républicaines portées par la Commune », elle ajoutait souhaiter « que la République rende honneur et dignité à ces femmes et ces hommes qui ont combattu pour la liberté ».

Il serait impensable, dans ces moments d’incertitude sociale et démocratique extrême qui sont les nôtres, que les institutions de l’État et les collectivités territoriales ne se saisissent pas de cette résolution. À nos yeux, décider qu’une station de métro porte désormais le nom de « Commune de Paris 1871 » serait un acte minimal de reconnaissance publique. Au-delà, une commémoration de la Commune de Paris 1871 devrait relever en 2021 de la responsabilité publique et nationale. Qu’une journée mémorielle soit prévue, entre le 18 mars et le 28 mai, serait là encore le minimum que mérite un événement de cette importance.

D’ores et déjà, une floraison d’initiatives sont envisagées par des centaines d’associations, provisoires ou pérennes. Ce travail de mémoire « par en bas » est à l’image même d’une expérience qui fut lancée par le mot d’ordre flamboyant de « Place au peuple ! Place à la Commune ! ». Il doit être conforté par une commémoration « par en haut ».

Nous appelons donc les autorités de l’État et les collectivités territoriales à tout faire pour que la République rende l’hommage qu’elle mérite à cette tentative inédite, si atrocement massacrée et si injustement oubliée.

L’association des Amies et amis de la Commune de Paris

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