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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
11 novembre 2020 3 11 /11 /novembre /2020 16:40
Monument aux morts de Dardilly

Monument aux morts de Dardilly

11 Novembre 2020, 102 ans après ... Les guerres sévissent toujours.  De jeunes Français tombent encore, victimes d'une politique interventionniste, comme au Mali par exemple.  Morts pour la France ? Plutôt pour des intérêts néo-coloniaux et pour les industries d'armement.

"Maudite soit la guerre"

"Mort à la guerre"

"Aux enfants de Lezoux victimes de la guerre

A ceux qui ont combattu pour l'abolir"

"Contre la guerre

A ses victimes

A la fraternité des peuples"

Voici ce qu'on peut lire sur quelques monuments aux morts pacifistes de la guerre de 14-18 que nous présentons ici ...

Pour les accompagner, le dernier discours de J.Jaurès.

Lezoux - Creil - Espreaux - Gy l'évêque - Péronne - Equeurdreville - Gentioux ...
Lezoux - Creil - Espreaux - Gy l'évêque - Péronne - Equeurdreville - Gentioux ...
Lezoux - Creil - Espreaux - Gy l'évêque - Péronne - Equeurdreville - Gentioux ...
Lezoux - Creil - Espreaux - Gy l'évêque - Péronne - Equeurdreville - Gentioux ...
Lezoux - Creil - Espreaux - Gy l'évêque - Péronne - Equeurdreville - Gentioux ...
Lezoux - Creil - Espreaux - Gy l'évêque - Péronne - Equeurdreville - Gentioux ...
Lezoux - Creil - Espreaux - Gy l'évêque - Péronne - Equeurdreville - Gentioux ...
Lezoux - Creil - Espreaux - Gy l'évêque - Péronne - Equeurdreville - Gentioux ...
Lezoux - Creil - Espreaux - Gy l'évêque - Péronne - Equeurdreville - Gentioux ...

Lezoux - Creil - Espreaux - Gy l'évêque - Péronne - Equeurdreville - Gentioux ...

Le capitalisme porte en lui la guerre (1895)

Le 7 mars 1895, lors d’un discours sur « l’armée démocratique », Jaurès s’exprime sur trois grands thèmes : la démocratisation de l’armée ; l’inanité d’une guerre de revanche contre l’Allemagne ; les liens entre capitalisme et guerre, et entre socialisme et paix.

[...] Messieurs, vous voulez la paix ; vous la voulez profondément. Toutes les classes dirigeantes de l’Europe, les gouvernements et les peuples la veulent aussi, visiblement avec une égale sincérité. Et pourtant, dans cet immense et commun amour de la paix, les budgets de la guerre s’enflent et montent partout d’année en année, et la guerre, maudite de tous, redoutée de tous, réprouvée de tous, peut, à tout moment, éclater sur tous. D’où vient cela ?

Le capitalisme est d’essence guerrière

Au risque de vous paraître affligé de la plus cruelle monotonie, je dois dire ici tout d’abord quelle est, selon nous, la raison profonde de cette contradiction, de ce perpétuel péril de guerre au milieu de l’universel désir de la paix. Tant que, dans chaque nation, une classe restreinte d’hommes possédera les grands moyens de production et d’échange, tant qu’elle possédera ainsi et gouvernera les autres hommes, tant que cette classe pourra imposer aux sociétés qu’elle domine sa propre loi, qui est la concurrence illimitée, la lutte incessante pour la vie, le combat quotidien pour la fortune et pour le pouvoir ; tant que cette classe privilégiée, pour se préserver contre tous les sursauts possibles de la masse, s’appuiera ou sur les grandes dynasties militaires ou sur certaines armées de métier des républiques oligarchiques ; tant que le césarisme pourra profiter de cette rivalité profonde des classes pour les duper et les dominer l’une par l’autre, écrasant au moyen du peuple aigri les libertés parlementaires de la bourgeoisie, écrasant ensuite, au moyen de la bourgeoisie gorgée d’affaires, le réveil républicain du peuple ; tant que cela sera, toujours cette guerre politique, économique et sociale des classes entre elles, des individus entre eux, dans chaque nation, suscitera les guerres armées entre les peuples. C’est de la division profonde des classes et des intérêts dans chaque pays que sortent les conflits entre les nations. [...]

Partout, ce sont ces grandes compétitions coloniales où apparaît à nu le principe même des grandes guerres entre les peuples européens, puisqu’il suffit incessamment de la rivalité déréglée de deux comptoirs ou de deux groupes de marchands pour menacer peut-être la paix de l’Europe. Et alors, comment voulez-vous que la guerre entre les peuples ne soit pas tous les jours sur le point d’éclater ? Comment voulez-vous qu’elle ne soit pas toujours possible, lorsque, dans nos sociétés livrées au désordre infini de la concurrence, aux antagonismes de classes et à ces luttes politiques qui ne sont bien souvent que le déguisement des luttes sociales, la vie humaine elle-même en son fond n’est que guerre et combat ?

Ceux qui de bonne foi s’imaginent vouloir la paix, lorsqu’ils défendent contre nous la société présente, lorsqu’ils la glorifient contre nous, ce qu’ils défendent en réalité sans le vouloir et sans le savoir, c’est la possibilité permanente de la guerre. C’est en même temps le militarisme lui-même qu’ils veulent prolonger. Car cette société tourmentée, pour se défendre contre les inquiétudes qui lui viennent sans cesse de son propre fonds, est obligée perpétuellement d’épaissir la cuirasse contre la cuirasse ; dans ce siècle de concurrence sans limite et de surproduction, il y a aussi concurrence entre les armées et surproduction militaire : l’industrie elle-même étant un combat, la guerre devient la première, la plus excitée, la plus fiévreuse des industries.

[...]

La suite ici : http://www.jaures.eu/ressources/de_jaures/le-capitalisme-porte-en-lui-la-guerre-1895/

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