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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 00:03
L’usine Renault Sandouville a été condamnée à suspendre sa reprise pour des manquements dans son protocole de formation aux risques sanitaires. (©Ilustration/Renault)

L’usine Renault Sandouville a été condamnée à suspendre sa reprise pour des manquements dans son protocole de formation aux risques sanitaires. (©Ilustration/Renault)

CNews annonce en bandeau : "La CGT fait fermer l'usine de Renault Sandouville".  Rien que ça ... En image subliminale on voit se dresser le portrait de Staline prenant en otage l'entreprise et tous les salariés.  Celui ou celle qui se contente de regarder le titre ne sait pas qu'un tribunal a statué sur la question après avoir été saisi par la CGT Renault-Sandouville.  C'est le tribunal qui a pris la décision.  Pas la CGT.  Pas Philippe Martinez.

Peu importe.  Les médias ont tranché.  Et s'appuient sur l'opinion de FO et de la CFDT.  Sans analyser les raisons des prises de position de ces derniers.  Nul doute qu'ils aient cédé, et certainement des salariés avec eux, devant le chantage à la crise, à la perte d'emploi brandis par les patrons pour faire retourner les salariés au travail sans avoir vraiment pris les mesures qui s'imposent.  D'autant qu'un décret spécifique à la reprise du travail en temps de Covid-19 vient d'assouplir certaines règles du code du travail déjà bien malmené.  Dans ce contexte le rapport de forces n'est pas en faveur des salariés.  Et le tribunal qui a pris la décision ne tient pas pour vain le mot justice, malgré les pressions médiatiques, politiques et patronales.

Le site Santé et travail donne quelques précisions et l'opinion d'experts dans ce domaine.

Extraits

"Il ne faudra pas traîner ! Le gouvernement vient de raccourcir les délais de consultation du comité social et économique (CSE), des expertises éventuelles et de la transmission de l’ordre du jour et des documents par l’employeur aux élus (voir encadré). Une ordonnance et un décret datés du 2 mai sont venus préciser ces nouvelles dispositions dérogatoires au Code du travail. Nuance de taille, ces nouveaux délais ne sont applicables que lorsque l’information ou la consultation du CSE « porte sur les décisions de l’employeur qui ont pour objectif de faire face aux conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l’épidémie de Covid-19 », ...

[...]

 

Vers un rapport de force défavorable aux salariés ?

Nicolas Spire, sociologue du travail au sein du cabinet Apteis, se montre plus critique. Avec ces textes, s’inquiète-t-il, « on s’assoit sur le peu de droits qu’il reste aux représentants du personnel. La formulation du décret est suffisamment vague pour que, dans la période, n’importe quel projet de réorganisation puisse être concerné par ces nouvelles conditions ». Et de poursuivre : « On se demande bien ce que des représentants du personnel, même très actifs ou de très bonne volonté, vont avoir le temps d’aller examiner en quelques jours du point de vue de la sécurité des conditions de reprise du travail. Et l’idée de prétendre faire réaliser une expertise en huit ou dix jours n’a tout simplement aucun sens du point de vue de notre métier. »

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