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Quatrième de couverture :
Peut-on vraiment parler d’épuration, celle promise sur les ondes de Londres et d’Alger contre les collaborationnistes et « assassins de patriotes », à l’heure où les archives de la Police et de la Justice, enfin ouvertes, apportent la preuve que celle-ci n’a jamais eu lieu ?
Alors que s’est imposée l’image dominante d’une « épuration sauvage » persécutant « femmes tondues » et notables, de Gaulle et ses soutiens politiques ont plutôt opté pour une « non-épuration » : favorable au statu quo général des élites inauguré par le CFLN à Alger, cette option bénéficia même aux criminels de sang.
Les alliés ont-ils joué un rôle dans cette politique de réhabilitation ? C’est ce que nous démontre l’auteure dans ce livre, preuves à l’appui, puisqu’il est principalement alimenté par les archives. Son travail minutieux prend le contrepied de la plupart des thèses récentes visant à réhabiliter Vichy et la Collaboration. Un ouvrage indispensable pour décrypter cette non-épuration et apporter un éclairage neuf sur un sujet brûlant.
Livre d’Annie Lacroix-Riz, éditions Armand Colin, 2019, 672 p.
Elle a publié, entre autres ouvrages, chez le même éditeur, Le Vatican, l’Europe et le Reich ; Le Choix de la défaite. Les élites françaises dans les années 1930 ; De Munich à Vichy. L’assassinat de la Troisième République 1938-1940 ; Industriels et banquiers français sous l’Occupation ; Les élites françaises entre 1940 et 1944. De la collaboration avec l’Allemagne à l’alliance américaine et chez Delga-Temps des cerises, Aux origines du carcan européen, (1900-1960).
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