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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 00:35

, par  Bollmann Yvonne

Dans la série d’émissions « Moi Président 2017 » sur Franceinfo, l’invité du 15 novembre 2016 avait été Joachim Bitterlich, un diplomate allemand, qui fut conseiller du chancelier Helmut Kohl pour la politique européenne. Sa mesure phare était de créer « une grande région transfrontalière entre la France et l’Allemagne », qui « engloberait l’Alsace, la Lorraine mais aussi la Sarre allemande et le pays de Baden » [1].

Ce qui était de la politique-fiction en 2016 est devenu réalité par la signature du traité d’Aix-la-Chapelle – du moins un début de réalité, puisque le traité n’est pas ratifié.

 Cœurs battants

Le 11 novembre 2017, trois membres du Bundestag ont publié dans Frankfurter Allgemeine Zeitung et Le Monde une réponse au discours sur l’Europe prononcé en septembre à la Sorbonne par Emmanuel Macron [2]. Ils ont proposé « que l’Assemblée nationale et le Bundestag allemand adoptent, le 22 janvier 2018, pour le 55e anniversaire du Traité de l’Élysée, une même résolution, qui soit à la fois l’expression de l’amitié de nos deux peuples et un mandat pour agir adressé à leurs gouvernements respectifs ». Un nouveau traité devait selon eux « revêtir deux dimensions, européenne et bilatérale, l’accent étant mis sur la force des régions frontalières » (Le Monde). L’article en version originale allemande dit qu’ « au cœur » du nouveau traité doit se trouver « une profession de foi en faveur de régions frontalières fortes » (« mit einem Bekenntnis zu starken Grenzregionen als Herzstück  »). C’est une vision quasi religieuse du transfrontalier.

On n’est pas loin, par le caractère organique des métaphores (cœur, pouls), de l’esprit qui anime l’association Pulse of Europe, décrite dans le rapport de la commission des Affaires européennes de l’Assemblée nationale sur les conventions démocratiques de refondation de l’Europe (décembre 2017) : « Née dans le contexte particulier du Brexit, cette association a commencé, il y a près d’un an et demi, à tenir des conventions spontanées sur les grandes places des villes allemandes. Issu d’abord de Francfort, ce mouvement a essaimé, de telle sorte que, de manière assez inattendue, un grand nombre de citoyens, d’abord allemands, puis européens, y ont participé. Sans relayer une expression politique particulière, sinon de parler positivement de l’Europe à chaque fois que cela était possible, ce mouvement de citoyens a pu concerner, lors de son pic d’activité précédant les élections présidentielles en France, 130 villes dans 20 États, dont 4 à 5 en France. » [3]. Tout cela n’est pas sans rapport avec le projet de loi relatif aux compétences de la Collectivité européenne d’Alsace, enregistré à la Présidence du Sénat le 27 février 2019, dont la première phrase affirme que « soixante ans après l’entrée en vigueur des traités de Rome, l’Alsace demeure l’un des cœurs battants de l’Europe » [4].[...]

La suite ici : https://www.lecanardrépublicain.net/spip.php?article866

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