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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
12 février 2018 1 12 /02 /février /2018 15:10
Salaire à vie – Revenu Universel, éviter le piège

Pour dissiper la confusion, qui peut exister dans l’esprit de certains, entre le salaire à vie et le revenu de base universel, il faut d’abord analyser la différence d’approche entre les deux propositions, leur seul point commun étant qu’ils sont, tous les deux, inconditionnels et universels, du moins, dans un premier temps, à l’échelle d’un pays.

 

Le revenu universel est la reconnaissance pour chaque personne d’un niveau de revenu minimum, sensé satisfaire ses besoins de base, par le versement inconditionnel d’une allocation unique qui regrouperait et remplacerait toutes les autres allocations (familiales, logement, RMI, chômage, …). L’avantage de ce système est qu’il n’y aurait plus à se justifier, ni subir des contrôles, qui peuvent être ressentis comme humiliants, pour y avoir droit. Le risque est que le seuil soit trop bas, voire inférieur pour certains au cumul des aides actuelles.

Dans ce système, on serait tributaire des politiques sociales mises en œuvre, dépendante de la couleur politique du gouvernement en place. Les bénéficiaires n’auraient aucun moyen de pression, contrairement aux salariés qui peuvent faire grève ou occuper les locaux de leur entreprise.

Ce revenu pouvant être cumulé avec un salaire, les employeurs pourraient être tentés d’exercer une pression à la baisse sur les salaires, puisqu’une partie du pouvoir d’achat, lié aux besoins de base, serait assuré.

Cette proposition part du présupposé qu’il y aurait de moins en moins de travail et qu’il faudrait déconnecter une partie du revenu de l’emploi et du travail, en considérant les citoyens comme des êtres de besoins, à qui les sociétés modernes industrialisées, qui sont capables de fabriquer de plus en plus de richesse matérielle, et leurs dirigeants voudraient bien accorder un pouvoir d’achat de base, comme des parents qui octroient de l’argent de poche à leurs adolescents (Padre Padronne). Il serait financé par la fiscalité directe ou indirecte (TVA sociale).

Voilà la philosophie du revenu universel qui ne remet pas du tout en question le système capitaliste en place et ses inégalités croissantes et tout à fait indécentes.

 

Le salaire à vie, proposé par Bernard Friot et le réseau salariat, s’appuie sur une autre vision de l’être humain, et propose une société fraternelle de partage et de coopération, tout à fait différente du capitalisme. Ce n’est pas un autre nom du revenu universel. Son concept s’articule autour de trois principes indissociables qui lui donnent toute sa cohérence et son caractère révolutionnaire :

  • Un salaire à vie, octroyé à toute personne de l’âge de 18 ans jusqu’à sa mort.
  • L’abolition de la propriété lucrative des moyens de production, remplacée par la propriété d’usage, octroyée aux salariés des entreprises, dont ils deviennent cogérants.
  • L’investissement par la subvention et l’autofinancement à la place du crédit.

Ce système serait financé par la généralisation de la cotisation, c’est-à-dire la mutualisation de la totalité de la Valeur Ajoutée (VA).

Lire l'article entier sur "Investig'action" :

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