Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 20:43

A propos de l'annonce de Nicolas Hulot, on peut relever quelques contradictions:

- " le gouvernement entend en finir avec la commercialisation des voitures roulant à l'essence ou au gazole en France d'ici 2040". Sans doute veut-il les remplacer par des voitures électriques ?  Quelle planification est donc prévue pour assurer la production électrique nécessaire alors qu'il est prévu la fermeture de 17 réacteurs nucléaires et qu'aucune étude concernant la mise en place des productions alternatives d'électricité ( hydraulique, solaire, éoliennes ... ) destinées à suppléer l'énergie nucléaire n'a été rendue publique ( existent-elles ?) 

- Comment le gouvernement compte-t-il financer l'arrêt des dits réacteurs alors que l'argent dégagé par l'entreprise nationale EDF-GDF pour l'entretien et l'arrêt des centrales a été dilapidé par l'entreprise EDF, dorénavant privatisée et cotée en Bourse.  Cet argent a été précisément gaspillé dans des opérations capitalistes spéculatives à l'étranger, opérations qui n'ont rien à voir avec le service public, même délégué.  Le projet Hinkley Point au Royaume-Uni est justement l'un de ceux-ci ... Selon le journaliste Thierry Gadault, interviewé par RTL en Février 2017, EDF "a, entre 1998 et 2008, dépensé des fortunes pour acheter des sociétés à l'étranger qui ne valaient rien ou presque". Elle a ainsi "perdu au moins 15 milliards, et plus probablement autour de 30 milliards".

- Enfin d'ici 2019, l'entreprise prévoit la suppression de 5200 à 7000 postes.  Comment va-t-elle gérer l'arrêt des 17 réacteurs avec du personnel compétent et expérimenté en moins, du personnel qui ne pourra pas transmettre son savoir dans le nucléaire puisque ce sont les plus anciens qui partiront d'abord ?

Yvette Genestal

Hinkley Point : l'intersyndicale s'adresse au gouvernement

 

Face aux premières déconvenues du projet Hinkley Point, l’intersyndicale CGT, CFE-CGC et FO demande au gouvernement une véritable vision industrielle pour la filière nucléaire française

Nos trois organisations syndicales ont pris connaissance du surcoût de 1,8 milliard d’euros concernant le projet nucléaire britannique d’Hinkley Point ainsi que du retard de plusieurs mois sur le calendrier initial du chantier, pour un coût additionnel de près de 800 millions d’euros. EDF a justifié ces ajustements notamment par des modifications imposées par l’autorité de sûreté britannique.
 
Si l’annonce de telles réévaluations moins d’un an après une décision d’investissement plus que controversée est surprenante, elle ne nous surprend pas. Cette annonce confirme les craintes de nos organisations syndicales un an après avoir mené, avec le Comité Central d’Entreprise d’EDF et les administrateurs salariés qu’elles parrainent, une bataille acharnée contre le lancement précipité d’un projet dont nous savions que les conditions de réussite n’étaient pas toutes réunies.
 
Bien que favorable aux projets de développement nucléaire d’EDF, l’intersyndicale CGT CFE-CGC FO avait en 2016 considéré qu’il existait encore trop d’interrogations sur les risques financiers, industriels, contractuels et sociaux du projet Hinkley Point et qu’il valait mieux le différer pour en limiter les risques et ainsi créer les conditions d’un réel succès pour EDF et la France. Incertitudes liées au Brexit, financement en fonds propres exposant dangereusement EDF aux multiples risques du projet, nécessité de refonder la filière nucléaire française et de disposer du complet retour d’expérience d’un EPR avant de lancer tout nouveau chantier, non stabilisation du basic design de l’EPR HPC, caractère irréaliste des délais de construction et des budgets pourtant mis en avant pour justifier la rentabilité du projet… tout cela nous inquiétait dès l’été 2016 alors que ces risques étaient connus et documentés. Les annonces de ce début juillet 2017 nous confortent malheureusement dans nos analyses.
 
Cette annonce survient alors que la National Audit Office, équivalent britannique de la Cour des Comptes, s’inquiète de nouveau du coût pour le contribuable anglais du contrat de rachat garanti dont bénéficie le projet Hinkley Point. Cela fragilise le contrat dont bénéficie EDF alors qu’il est censé être la pièce maîtresse du projet, de sa rentabilité et de son intérêt pour EDF.
 
Face à l’inquiétude grandissante des salariés d’EDF et la nécessité de tout mettre en œuvre pour limiter les risques de ce projet pour EDF mais aussi éviter une contagion sur les investissements de service public en France, l’intersyndicale CGT CFE-CGC FO demande au nouveau Gouvernement de répondre à la demande qu’elle fait depuis plus d’un an de lancer une mission sur la filière nucléaire pour assurer son avenir sur des bases solides et durables.
 
Loin des montages capitalistiques d’AREVA et d’un projet britannique qui ne règlent rien sur le fond, la refondation de la filière nucléaire doit en effet reposer sur un diagnostic sans concession, tant industriel, technologique, social qu’organisationnel, et un débat de fond qui permettra enfin au Gouvernement de construire une véritable vision industrielle pour la filière nucléaire française.
 
Après avoir été sourd aux alertes de nos organisations syndicales sur les risques du projet nucléaire britannique et à notre demande, l’Etat doit désormais assumer ses responsabilités en lançant ces travaux d’actualisation de la mission Roussely de 2010. Pour l’intersyndicale CGT CFE-CGC FO, c’est la condition pour réussir le projet Hinkley Point au bénéfice principal de l’industrie française.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Articles Récents