Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 12:55

Jacques Rancière : « L’élection, ce n’est pas la démocratie »

24 Sep sur le blog "Histoire et société"

Je vous recommande en particulier son analyse trés fine de Mélenchon et du fait qu’il prétend occuper la place du Parti communiste alors qu’à l’inverse de ce dernier il est dans l’incapacité d’être autre chose qu’un moment électoraliste alors que le PCF de jadis par ce qu’il était et par son action excédait le seul moment électoral, ce qui est de moins en moins le cas.  Même observation pour le FN qui caricature à la fois la nation et la lutte des classes pour les vider de leur contenu révolutionnaire.  Si je n’appuie pas Mélenchon alors que je n’ai rien contre l’individu (au contraire en tant qu’individu j’éprouve beaucoup plus de suspicion envers les dirigeants du PCF qu’à son égard, mais il y a la question du parti et au-delà celle d’une définition du politique). Mon refus de voter pour lui tient au fait que Mélenchon symbolise cette dérive mitterrandienne destructrice à la fois de la nation, de la République et du parti de la lutte des classes et que la logique de son action est d’en finir y compris avec les élus communistes, dernier bastion (à la fois électoraliste et capables comme on l’a vu avec la Loi El Khomri d’agir avec le mouvement social). Plus généralement, il est à noter que monte de partout l’idée du droit à l’insurrection (même chez Juppé qui constate que si cela continue nous allons vers la guerre civile, manière réactionnaire de désigner le droit à l’insurrection)  (note de Danielle Bleitrach)

Jacques Rancière : "L'élection, ce n'est pas la démocratie"Les « indignés », qui réclament notamment une réforme de la loi électorale pour donner la parole aux petits partis exclus du Parlement. ((c) Afp)


 

LES ENTRETIENS DE L’OBS. A la veille de l’élection présidentielle, le philosophe s’interroge sur les limites de la démocratie représentative et s’insurge contre la confiscation du pouvoir du peuple.

Eric Aeschimann Publié le 28 mai 2012 


 

Le Nouvel Observateur. L’élection présidentielle est généralement présentée comme le point culminant de la vie démocratique française. Ce n’est pas votre avis. Pourquoi?

Jacques Rancière. Dans son principe, comme dans son origine historique, la représentation est le contraire de la démocratie. La démocratie est fondée sur l’idée d’une compétence égale de tous. Et son mode normal de désignation est le tirage au sort, tel qu’il se pratiquait à Athènes, afin d’empêcher l’accaparement du pouvoir par ceux qui le désirent.

La représentation, elle, est un principe oligarchique: ceux qui sont ainsi associés au pouvoir représentent non pas une population mais le statut ou la compétence qui fondent leur autorité sur cette population: la naissance, la richesse, le savoir ou autres.

Notre système électoral est un compromis historique entre pouvoir oligarchique et pouvoir de tous: les représentants des puissances établies sont devenus les représentants du peuple, mais, inversement, le peuple démocratique délègue son pouvoir à une classe politique créditée d’une connaissance particulière des affaires communes et de l’exercice du pouvoir. Les types d’élection et les circonstances font pencher plus ou moins la balance entre les deux.

L’élection d’un président comme incarnation directe du peuple a été inventée en 1848 contre le peuple des barricades et des clubs populaires et réinventée par de Gaulle pour donner un «guide» à un peuple trop turbulent. Loin d’être le couronnement de la vie démocratique, elle est le point extrême de la dépossession électorale du pouvoir populaire au profit des représentants d’une classe de politiciens dont les fractions opposées partagent tour à tour le pouvoir des «compétents».

Lire l'intégralité en cliquant ci-dessous.

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Articles Récents