Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 16:56

Grève dans les hôpitaux en Normandie. Les médecins réclament plus de reconnaissance

Depuis lundi 26 septembre 2016, des médecins des établissements publics de soin sont en grève. Aux centres hospitaliers universitaires de Caen et Rouen, le mouvement est suivi.

Mise à jour : 26/09/2016 à 18:26 par Élodie Armand sur http://www.normandie-actu.fr/greve-dans-les-hopitaux-en-normandie-les-medecins-reclament-plus-de-reconnaissance_233280/

Cliquez sur le lien ci-dessus pour lire l'article intégralement.

 

cardiologieCHU-Hopitaux-de-Rouen-630x0.jpg

Des anesthésistes-réanimateurs des centres hospitaliers universitaires de Caen et de Rouen ont répondu à l'appel à la grève lancé par le SNPHAR-E, lundi 26 septembre 2016 (photo CHU-Hôpitaux de Rouen)

L’appel à la grève lancé par le syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes réanimateurs élargi (SNPHAR-E) est suivi à Caen (Calvados) et Rouen (Seine-Maritime), lundi 26 septembre 2016. Au centre hospitalier universitaire (CHU) de Caen, 80% des anesthésistes se sont mobilisés depuis 8h, selon Thérèse Simonet, référente du bloc Sud (gynécologie obstétrique, chirurgie pédiatrique ambulatoire) et syndiquée SNPHAR-E. « Chez les neurologues, le mouvement est bien suivi. Et deux tiers des gynécologues et maternité sont bien en grève ». Selon la direction, la mobilisation s’élève à 39,2%, dont 17,7% des médecins non assignés.
Au CHU de Rouen (Seine-Maritime), la mobilisation frôle l’unanimité, parmi la soixantaine d’anesthésistes réanimateurs, selon Grégory Wood, secrétaire général de la SNPHAR-E et anesthésiste réanimateur au CHU de Rouen. Selon la direction, seuls 46% des 73 médecins anesthésistes-réanimateurs sont en grève, les autres services ne suivent pas le mouvement.

Des interventions maintenues

Muni de badges épinglés sur les blouses pour signaler son adhésion au mouvement, le personnel gréviste et assigné  de Caen assure les opérations urgentes.

Notre idée n’est pas de faire payer au patient le malaise du personnel. On se bat pour eux et on continue de bosser pour eux. C’est pour la qualité des soins que nous nous mobilisons », explique Thérèse Simonet à Normandie-Actu.

[...]

Valorisation et reconnaissance du temps de travail

L’attractivité des carrières dans les hôpitaux publics est complètement en berne. Ce qu’on redoute, c’est l’avenir. Sans médecins, l’hôpital ne peut plus fonctionner. Nous avons régulièrement des départs de jeunes et moins jeunes. Cela fait quelques mois qu’on voit des praticiens qui souhaitaient rester à l’hôpital public, partir par manque d’autonomie et de revalorisation de salaire », développe Grégory Wood.

Les professionnels souhaitent, entre autres, que les journées de 24 heures soient créditées de cinq demi-journées au lieu de quatre. Chaque semaine, ils doivent effectuer 10 demi-journées. Après deux journées de 24 heures, la direction peut réclamer deux autres demi-journées. Ce qui entraîne généralement des semaines de plus de 48h, dépassant le rythme de travail autorisé en Europe. Une situation qui pousse les effectifs à la démission et n’attire pas les jeunes médecins. [...]

C’est un ras-le-bol général. Nous sommes en septembre et les équipes sont déjà exaspérées. Il y avait cinq personnes au service pédiatrie, et deux sont parties. On perd de la qualité tous les jours, dans la prise en charge du patient sur le terrain. Les professionnels ne sont pas très bien payés par rapport au privé. »

Lorsque les effectifs diminuent, les hôpitaux font appels aux intérimaires, « qui n’ont pas tous la même implication ni la même qualité derrière ».

Le manque d’effectif pallié par des intérimaires

Au CHU de Caen, sur 60 postes requis, 32 sont pris : « l’intérim ne complète pas les autres postes, alors qu’on a augmenté nos horaires ». La coordination des équipes « donne un certain malaise. On ne peut pas avancer tous les jours », analyse Thérèse Simonet.

J’essaie de protéger mon équipe mais tous font plus de 48 heures au mépris de l’administration. Du matin à 18h-19h, c’est la même journée pour eux. C’est un petit peu lassant. Je fais aussi très attention au burn out.

Chaque année, trois anesthésistes travaillent dans le service de la maternité, où sont pratiqués 3 100 accouchements et 700 actes gynécologiques au CHU de Caen. En ambulatoire, c’est un anesthésiste appuyé d’un intérimaire. Au CHU de Rouen, l’organisation du planning n’inclue pas d’intérim et s’appuie sur des internes.

Nous n’avons pas assez de praticiens seniors, donc nous faisons appel aux internes qui seront seniors dans six mois. Ces internes restent encadrés par des seniors. On fait l’organisation comme on peut. Nous avons un planning avec des médecins en bloc ou en consultation et différentes cases à remplir… qu’on essaie de remplir au maximum. J’essaie de ne pas mettre cinq jours d’affilée de bloc et de couper avec une consultation, développe Grégory Wood.

Quatre ans de discussions

Dans des courriers adressés à Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, en septembre 2016, le syndicat SNPHAR-E annonce des préavis de grève dans les permanences de soin dans les établissements publics de santé, du lundi 26 septembre 8h au lundi 3 octobre 2016, 8h.  Avec l’appel à la grève soutenu par le SNPHAR-E, l’Avenir hospitalier, son intersyndicale et la Confédération des praticiens des hôpitaux, les professionnels attendent une ouverture de négociations avec le ministère des Affaires sociales pour « améliorer l’attractivité ».

Cela fait quatre ans que l’intersyndicale et les syndicats discutent. Rien de concret n’est sorti. C’est un constat d’échec, constate Grégory Wood.

Selon Max-André Doppia, président d’Avenir hospitalier, la mobilisation « se confirme très très fort », lundi 26 septembre 2016. Il prédit une participation « d’environ 80% des anesthésistes-réanimateurs et entre 30 et 40%  des praticiens d’autres spécialités », rapporte l’AFP. SNPHAR-E, Avenir hospitalier et la Confédération des praticiens des hôpitaux devraient être reçus le 4 octobre par Marisol Touraine.

Partager cet article

Repost0

commentaires

Articles Récents