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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 14:27
C'est mon boulot par Philippe Duport lundi 7 mars 2016 sur France Info
 

Les médecins du travail

Les médecins du travail ne veulent pas être des contrôleurs (photo d'illustration) © Fotolia - Kzenon

Une partie des syndicats et plusieurs organisations lycéennes et étudiantes seront dans la rue mercredi contre le projet de loi El Khomry. Parmi les mécontents, les médecins du travail. Ils protestent notamment contre la disparition de la visite médicale d'embauche telle qu'on la connait aujourd'hui.

Aujourd'hui, quand on signe son contrat de travail, on est en principe reçu par un médecin du travail qui vous déclare apte... ce qui se produit d'ailleurs dans la presque totalité des cas. Demain, si la loi Travail est adoptée, ça va changer. La loi crée en fait deux catégories de salariés. D'abord les salariés à risques. Plus exactement les salariés dont le poste est à risque pour leur propre santé, pour celle de leurs collègues ou pour l'environnement. Par exemple le co-pilote de la Luftansa qui a provoqué la mort de ses 149 passagers il y a un an. Pour ceux-là, la loi prévoit que le médecin du travail procède à un "examen médical d'aptitude" qui sera réalisé avant l'embauche et qui sera renouvellé périodiquement. S'il échoue à cet examen, pas ou plus de travail. Cette catégorie de salarié devrait donc être plus surveillée qu'aujourd'hui, et plus surveillée que les autres... Or les médecins du travail qui s'opposent à la réforme ne veulent pas endosser ce rôle de "contrôleur", ils ne veulent pas pratiquer une "médecine de sélection", mais rester dans la prévention.

 

Les autres, les salariés "ordinaires", qui seraient donc moins suivis par le médecin du travail, avec donc, selon les médecins du travail opposés à la loi El Khomry, la création d'une médecine "à deux vitesses". Les perdants de ce système, ce seraient donc la majorité des salariés "lambdas", dont l'activité ne fait pas courir de risque à la population et qui ne risqueraient pas de s'empoisonner au travail. Ceux-là ne passeraient à l'embauche qu'une "visite d'information et de prévention", qui ne serait pas forcément donnée par le médecin, mais par exemple par une infirmière. Ils n'auraient plus la "fiche d'aptitude" que tout le monde a aujourd'hui.

Selon notamment la CFE-CGC, le syndicat des cadres qui est vent debout contre la réforme, cela conduirait à couper le lien qui existe entre ces salariés et leur médecin du travail. Un lien d'autant plus important à notre époque où le stress et le burn out font des ravages dans les open-spaces. Selon les médecins du travail, la visite régulière, qui n'existerait donc plus demain, permet aujourd'hui de repérer un salarié en phase de surchauffe. Le médecin du travail peut lui faire entendre qu'il est en danger, lui conseiller d'en parler avec son généraliste. Les opposants à la loi estiment que ces salariés qui n'auront plus rencontré systématiquement leur médecin du travail perdraient une protection. Une perte qui tombe mal au moment où la pression dans les entreprises est plus forte que jamais sur les salariés.

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