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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 22:51
Des salariés de Vallourec Déville-lès-Rouen manifestent à Paris

Rassemblés à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) les Normands ont rejoints leurs collègues allemands devant le siège du groupe

  • Par Richard Plumet sur FR3 Normandie
  • Publié le 18/02/2016 | mis à jour 18:37
 

© Laurent LAGNEAU / France 3 Normandie

© Laurent LAGNEAU / France 3 Normandie

 

Spécialisée dans la fabrication de tubes sans soudure pour l'industrie pétrolière, l'usine de Déville-lès-Rouen va être touchée par une vaste restructuration en cours dans les différents sites européens. Le projet de fermeture du laminoir inquiète beaucoup les syndicats qui craignent (et contestent) la suppression de plus de 150 emplois sur le site de Seine-Maritime...
 
Ce jeudi 18 février, profitant de l'annonce des résultats du groupe, une manifestation des salariés était organisée devant le siège social de Vallourec.

Publié par Michel El Diablo

VALLOUREC: la COLÈRE monte  [Liberté Hebdo]

LU DANS LA PRESSE (Liberté Hebdo) :

"Vallourec : la colère monte" 

C'était une sourde colère. Elle se transforme en un grand cri. Dans le Valenciennois et la Sambre- Avesnois, salariés, syndicats, habitants, commerçants et élus se mobilisent ensemble pour éviter la suppression de centaines d'emplois supplémentaires et la fermeture du laminoir de Saint-Saulve.

La salle des fêtes de Saint-Saulve était comble, ce vendredi 5 février au soir. Quelques jours après la suppres­sion d'un millier d'emplois en Europe et la fermeture de sites industriels annoncées par Vallourec, environ 400 personnes ont participé à l'assemblée générale réunie pour or­ganiser la riposte.

Salariés, syndicalistes et élus, tous partagent la même indignation. En vendant son aciérie et en fermant son laminoir, Vallourec « abandonne ses racines », lance Salvatore Benedetti (CFDT), allusion à l'origine du groupe, dont le nom est la contrac­tion de trois communes du Nord, Va­lenciennes, Louvroil, Recquignies. « La direction n'a jamais tenu ses en­gagements », rappelle Philippe Bu­rette (CGT), évoquant les investisse­ments attendus à Saint-Saulve. « La direction de Vallourec nous prend pour des cons », résume Philippe Verbeke, responsable de la Fédéra­tion CGT des travailleurs de la métal­lurgie. « C’est de la violence sociale ». Dehors, avant la réunion, ou dans la salle, plusieurs salariés évoquent un sentiment de « trahison ». La dé­fiance pointe aussi vis-à-vis des « po­litiques ». Certains pensent que des élus du territoire « connaissaient le projet mais n'ont rien dit ». Un point de vue renforcé par le fait que les or­ganisations syndicales ont été écar­tés des groupes de travail direction/ élus. « La porte nous a été fermée », rappelle Salvatore Benedetti. « On se demande à quoi ont servi ces groupes de travail », renchérit Philippe Bu­rette. « Ces réunions n'ont pas servi à grand-chose », admet Cécile Gallez, maire de Saint-Saulve. « Plus vieille élue du coin», l'ancienne députée proche de Jean-Louis Borloo se sou­vient avoir « défilé » lors de la casse de la sidérurgie (Usinor) à Denain. « J’ai vu l’ouverture de Vallourec. Je refuse sa fermeture », dit-elle.

Dans le Valenciennois comme en Sambre-Avesnois, où Vallourec compte quatre autres sites, l'inquiétude grandit. « On est des mé­tallos. On est meuleur, ébarbeur... On va nous proposer quoi à Pôle-em­ploi ? Animateur de centre social et aide-ménagère ? Il n'y a que ça dans le Valenciennois ou dans la Sambre », lâche Yohann Delbauve (CGT), d'Aulnoye-Aymeries. « J'ai un crédit pour la voiture, un autre pour la mai­son. On nous a demandé des efforts, on a travaillé en heures sup, on a tra­vaillé le samedi. On nous a mené en bateau, et le bateau coule », lance Lodfi Manai, un salarié de Saint-Saulve. « On a tous peur de perdre notre emploi », avoue Ludovic, un sa­larié de PSA Valenciennes, socialiste et adhérent à la CFDT qui dit avoir « la rage » contre « les politiques (qui) nous bernent ». « Et après Val­lourec, ce sera qui ?», interroge un militant du PG.

Du PCF à la droite, tous les élus pré­sents ce soir-là affirment partager la même indignation. « Nous, les poli­tiques, ne sommes pas des mêmes fa­milles. On ne pense pas tous la même chose. Mais sur Vallourec, on a su parler d'une même voix », avance Fa­bien Roussel, secrétaire du PCF Nord et élu de Saint-Amand-les-Eaux. Jus­qu'à présent, note Laurent Degallaix, député-maire (UDI) de Valenciennes, « on a été exemplaire ; on aurait peut-être dû être un peu plus punchy (...) mais il ne faut pas effrayer un re­preneur ».

Alors maintenant ? Pourquoi faut-il se battre ? Eviter des licenciements secs et négocier des primes de départ ou maintenir le laminoir ? A la tri­bune ce S février, les élus CGT et CFDT en convenaient : le site de Saint-Saulve n’a pas d'avenir à long terme sans le maintien du laminoir. « Ne perdons pas de vue l'enjeu : évi­ter la fermeture du laminoir », sou­tient Fabien Roussel, partisan d’un large « comité de vigilance », associant salariés et élus. Cela verra peut- être le jour bientôt. Pour l'heure, plu­sieurs mobilisations sont annoncées. Le 18 février, FO et la CFDT appellent à manifester devant le siège de Vallourec, à Boulogne-Billancourt. Dans la région, une grande manifestation ENCADRÉS DE L'ARTICLE est prévue le 25 février à Valen­ciennes et le 5 mars à Aulnoye-Aymeries, à l'initiative de la CGT. « Rendez-vous dans la rue », lance Ludovic Bouvier (USTM CGT). « Et si nous allions voir les actionnaires ? » Le 6 avril, il se pourrait bien qu’une délégation réclame à l'assemblée gé­nérale le départ du président de Vallourec et le non versement des divi­dendes aux actionnaires.

par Mathieu Hebert

Les prochaines mobilisations

25 février à Valenciennes

Journée d'action de La CGT en faveur de L'emploi, des retraites, du pouvoir d'achat, de La protection sociale et des services publics, un mot d'ordre identique à La journée du 26 janvier. Compte tenu de L'actualité du dossier de Vallourec, La CGT Nord n'organise pas de rassemblement à Lille, mais appelle à manifester à Valenciennes.

Rendez-vous à 10 h, place d'Armes, face à L'Hôtel de Ville. La CGT de Vallourec Saint-Saulve appelle à un rassemblement dès 8 h devant La tuberie, d'où Le cortège partira en direction de Valenciennes à pied. IL re­joindra ensuite La place d'Armes.

5 mars à Aulnoye-Aymeries

Rassemblement et manifestation avec Les salariés, habitants, commerçants et élus.

Heure et Lieu de départ à déterminer.

 

SOURCES:

 

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