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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 15:01
Publié sur le blog d'Action Communiste le 11 janvier 2016.
Commentaires : Voici un article qui décrit fort justement la nocivité de l'UE.  Mais comment faire, quand on dit qu'il faut "refonder", "réorienter l'Europe" à longueur d'articles et de discours, pour construire des mouvements de luttes qui puissent se donner des objectifs concrets et crédibles ?  Le problème, pour les syndicats agricoles comme pour le PCF, est de prendre la mesure de la perversité de l'Union Européenne et des gouvernements qui la font.  Ainsi le gouvernement français - tout comme la FNSEA- a passé un accord avec les éleveurs en sachant pertinemment que Bruxelles ne pouvait pas accepter des mesures qui contredisaient la "concurrence libre et non faussée".  Alors ?  Que va-t-il faire maintenant ? S'incliner ou passer outre et refuser les sanctions que la Commission cherchera à imposer ? 
Face à cela, les seuls mots d'ordre appropriés sont " refus des sanctions" et "application des accords".   Tout en avançant l'idée que "sortir de l'Europe et de l'euro" est la seule solution pour qu'enfin tous ceux qui en souffrent puissent définir la politique de leur choix.  Cela vaut pour l'agriculture comme pour les services publics, l'industrie, la grande distribution ou la finance ...  Après tout le choix semble être : mourir à petit feu dans l'Union Européenne ou affronter les difficultés qui résulterait d'une sortie de ce carcan et ouvrir d'autres perspectives que celles d'être soumis ad eternam au capitalisme mondialisé et ses institutions. YG.
 
 
 
gérard le puil sur le site de l'Humanité
Vendredi, 8 Janvier, 2016

 

Photo : Kenzo Tribouillard/AFP
Nous avons fait état, ces jours derniers, des difficultés rencontrées depuis des mois par les éleveurs français dans les trois importants secteurs que sont le lait de vache, la viande bovine et la viande porcine pour cause de prix anormalement bas.  Désormais ces trois filières risquent des procès intentés par la Commission européenne pour entrave à la libre concurrence.

Dans plusieurs grands pays de l’Union européenne spécialisés dans la production laitière, la liberté donnée aux éleveurs de produire du lait sans limitation de volume avec la sortie des quotas lait à partir d’avril 2015 s’est traduite par de la surproduction laitière dès l’année 2014. Il convient de rappeler ici que les quotas avaient été mis en place en 1984 pour maîtriser la production en Europe. Cette maitrise des volumes avait permis d’avoir pendant 30 ans des prix convenables pour les exploitations laitières. Mais cette maîtrise n’était pas en phase avec la vision libérale de l’économie qui prédomine à Bruxelles.

Baisse du prix de lait, augmentation du profit de la grande distribution

Proposée de longue date par la Commission, la sortie des quotas a été finalement été acceptée par les gouvernements des pays membres de l’Union. Cela s’est traduit par une offre de produits laitiers supérieure à la demande dès l’automne 2014 au niveau communautaire. L’embargo russe sur les produits agricoles européen en août 2014 est encore venu réduire les débouchés pour le beurre et les fromages européens. Du coup, on est souvent passé d’un prix du litre de lait proche de 40 centimes d’euro à 30 centimes dans les pays de la zone euro en un peu plus d’un an. Y compris et surtout en France bien que notre pays n’ait pas atteint le volume de production autorisé durant les deux dernières années de production sous quota. Car les pays excédentaires en volume ont bradé du lait de grande consommation à l’export pour le plus grand profit de Leclerc, Carrefour, Auchan et autres enseignes françaises de la grande distribution.

Comme depuis trois à quatre ans on a élevé plus de vaches en Europe dans le but de produire plus de lait à partir de 2015, on a aussi fait naître plus de veaux dont la moitié sont des mâles qui deviennent ensuite des veaux ou des taurillons de boucherie. Ce qui augmente l’offre de viande bovine. Dans un pays comme la France où les vaches allaitantes (celles qui allaitent leur veau) sont plus nombreuses que les laitières, le surplus de viande issu du troupeau laitier a fait chuter les cours pour toutes les catégories de viande bovine.

Fiasco des reports des remboursements d’emprunts

C’est dans ce contexte qu’est intervenu au début de l’été 2015 un projet de compromis en forme d’engagement verbal entre le gouvernement, la Fédération nationale bovine de la FNSEA, certaines entreprises d’abattage et des chaînes de la grande distribution visant à introduire et à répercuter jusqu’au consommateur une hausse de 5 centimes par semaine pour chaque kilo de carcasse de viande bovine afin d’augmenter ce prix moyen de 60 centimes au bout de douze semaines.

Pour diverses raisons, cet accord n’a guère fonctionné, la hausse finale ayant été de 5 à 20 centimes selon les régions et la qualité bouchère des animaux. Un projet d’accord du même type, visant à hisser le kilo de carcasse de porc à 1,40€ sur le marché au cadran de Plérin dans les Côtes d’Armor a totalement échoué, les deux plus gros abatteurs de la région ayant cessé leurs achats sur ce marché.

Rien n’a donc été réglé pour le lait, la viande  bovine et la viande porcine malgré un plan d’aide du gouvernement annoncé en août 2015 et centré sur des reports des remboursements d’emprunts et des prises en charges de cotisations sociales. Mais le plus dur est peut-être à venir pour les éleveurs en difficulté, pour les syndicats paysans et pour les entreprises d’abattage qui ont accepté l’été dernier ce processus visant à faire remonter les cours à la production. On apprend en effet que la Commission européenne vient d’ouvrir une enquête sur des « comportements anticoncurrentiels allégués » chez des acteurs de filières bovine, porcine et laitière françaises.

Les éleveurs, dindons de la farce

Les organisations syndicales et les entreprises qui ont accepté de rechercher ce compromis dont le but clairement affiché était de sauver les éleveurs de la ruine sont désormais visées par la Commission qui fait état de la réglementation européenne pour rappeler qu’il est interdit de « fixer de façon directe ou indirecte les prix et les conditions de transaction », de « limiter la production, les débouchés, les investissements » et de « répartir les marchés ou les approvisionnement ». Bref la concurrence doit être la plus libre et la plus sauvage possible quels que soient les désastres économiques et sociaux quelle engendre.

Dans ce compromis qui n'a pas débouché sur les augmentations de prix espérés, les éleveurs ont été les dindons de la farce. Les syndicats et d’autres intervenants qui se sont  engagés  pour  les défendre  via ce compromis vont désormais être poursuivis par Bruxelles. Voilà qui va faire aimer l’Europe dans les campagnes à seize mois de la prochaine élection présidentielle.   

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