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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 15:05
Par Ignacio Ramonet  |  1er janvier 2016  

 


Président de l’association Mémoire des Luttes

 

L’année 2016 pourrait être hautement conflictuelle au Venezuela. A la fois pour des raisons internes et à cause du contexte international qui impacte toute la région.

 

Au plan intérieur, la large victoire de la coalition d’opposition Mesa de la Unidad Democrática (MUD) aux élections législatives du 6 décembre dernier [1], configure une Assemblée nationale contrôlée – pour la première fois depuis 1999 – par des forces hostiles à la révolution bolivarienne [2]. La MUD a remporté 112 sièges (sur 167), ce qui est exactement le nombre de députés nécessaires pour détenir une majorité qualifiée des deux tiers [3]. Cependant, au sein de cette Assemblée, si l’on tient compte de la représentativité de chaque parti et non pas des grandes coalitions, le Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV), au pouvoir, reste le groupe parlementaire le plus fort, avec 52 députés [4]. Tout est donc en place pour un affrontement dialectique de très grande intensité à partir du 5 janvier, date du démarrage de la nouvelle législature [5].

En contrôlant l’Assemblée, l’opposition croit sans doute venue l’heure de la revanche ; elle rêve de « déconstruire » pierre à pierre l’édifice de la révolution bolivarienne. Théoriquement, elle pourrait le faire [6]. La Constitution le permet, à condition toutefois de compter également sur le consentement du Tribunal suprême de justice (TSJ) [7], et sur l’accord du Pouvoir citoyen (constitué par trois entités : le Défenseur du peuple, le Procureur général de la République et la Cour des comptes [8]). En l’état actuel des choses, étant donné que le gouvernement s’est assuré la fidélité du TSJ et du Pouvoir citoyen, la MUD aura sans doute beaucoup de mal à conduire une contre-révolution institutionnelle [9].

En tout état de cause, l’opposition ne doit pas s’égarer. Car il est clair – l’analyse des résultats le montre [10] – que les électeurs ne l’ont pas mandatée pour mettre à bas la révolution bolivarienne. Et ils n’ont pas voulu non plus d’un affrontement institutionnel brutal. Sociologiquement, le chavisme reste majoritaire. Au cours des seize dernières années, il a apporté plus d’avancées sociales et de progrès que n’importe quel autre gouvernement au cours des deux derniers siècles. On peut parier qu’un éventuel référendum pour ou contre la révolution bolivarienne, se conclurait par une majorité en faveur de la continuité du processus.

Le 6 décembre dernier, il ne s’agissait que d’élections législatives, de désigner des députés. On ne votait pas pour changer de République, ni pour remplacer le président. Intelligemment, les citoyens en ont profité pour adresser un signal fort de protestation aux autorités. La plupart d’entre eux n’imaginaient pas qu’ils allaient accorder à l’opposition une victoire aussi large. Autre évidence : ce vote n’a pas été une adhésion à un programme de la MUD (que d’ailleurs celle-ci avait soigneusement dissimulé), mais – répétons-le – un avertissement très clair lancé au gouvernement actuel.

Et c’est normal. Parce que, depuis de long mois, la vie quotidienne au Venezuela est devenue très difficile. En partie comme conséquence d’une « guerre sale économique » promue et cautionnée par des officines anti-bolivariennes internes et externes. Mais aussi – comme l’a dénoncé le président Nicolás Maduro – à cause des « étranglements provoqués par la bureaucratie et la corruption ». La raréfaction de biens de première nécessité – alimentaires, d’hygiène personnelle et d’entretien du foyer – et la disparition des médicaments courants transforment le quotidien des Vénézuéliens en une recherche incessante pour pallier des pénuries qu’ils n’ont jamais connues à un tel degré.

Les autorités ont fait d’énormes efforts pour combattre ces fléaux. Sans succès. Et cet échec a été durement sanctionné par les électeurs. On estime qu’environ deux millions d’entre eux ont tourné le dos, à cette occasion, au chavisme. Il ne faut pas chercher ailleurs les raisons de la défaite : ce sont les pénuries et les interminables files d’attente qui en sont les causes centrales.

Si l’on y ajoute d’autres très graves problèmes, demeurés sans solution au fil des ans, comme la question de l’inflation [11], celle de l’insécurité [12] et le fléau de la corruption [13], qui polluent fortement, depuis longtemps, l’image de la révolution bolivarienne, on dresse un diagnostic qui se traduit par un sentiment populaire de ras-le-bol critique à l’égard de l’équipe gouvernementale.

 

[...] La suite sur le site "Mémoire des luttes" :    http://www.medelu.org/Le-Venezuela-en-incandescence

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