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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 10:54
Régionales : "Le prolétariat moderne a été laissé orphelin, sociologiquement et politiquement."
Sur le site de Ruptures.

Lors du second tour des élections régionales françaises, le Front national (FN) a progressé de 800 000 voix par rapport au premier tour. Avec 6,8 millions de suffrages, il dépasse légèrement le score obtenu par Marine Le Pen lors de la présidentielle de 2012.

Cependant, son pourcentage impressionnant dès le premier tour (27,8% des votants) s’explique d’abord par le niveau particulièrement élevé d’abstention (50,1%). Pour le dire autrement : le FN a largement mobilisé dans un contexte où les anciens électeurs de tous les autres partis désertaient massivement les urnes. Pris ensemble, Les Républicains (LR, droite), l’UDI (« centre »), le PS, les Verts et le PCF ont rassemblé le 6 décembre un électeur inscrit sur trois. Ce total était en moyenne d’un sur deux depuis 1997.

Toutes ces formations ont, depuis cette date, dirigé ou participé à un gouvernement. Et aucun citoyen n’est désormais capable de repérer une différence entre les politiques successives menées. Plus précisément : les orientations mises en œuvre par François Hollande vont encore bien plus loin, dans l’austérité, la désindustrialisation, le démontage des services publics et de la protection sociale, que celles mises en œuvre par son prédécesseur. Fin novembre, le chiffre officiel des chômeurs a fait un bond spectaculaire.

Le président du patronat s’était engagé ardemment contre le vote FN en indiquant que « le retour à la retraite à 60 ans, la hausse des salaires, la sortie de l’euro » mèneraient le pays à la ruine. Il a été immédiatement et chaleureusement remercié par le Premier ministre « socialiste ». Même si ces mesures (en particulier la dernière) ne figurent pas clairement dans le programme du Front national, ce que les électeurs ont remarqué, c’est qu’aucun autre parti ne les défend.

Car aucun des partis « traditionnels » ne remet en cause l’appartenance de la France à l’Union européenne et à la zone euro. Tous sont donc mécaniquement conduits à poursuivre une austérité sans cesse renforcée (la preuve par la Grèce), tout en répétant : si vous êtes contre l’Europe, c’est que vous êtes du côté du FN.

Des millions d’électeurs en ont tiré les conclusions – tout particulièrement dans l’électorat populaire. D’autant qu’en deux décennies, les partis de gauche sont devenus dans les faits – par leurs dirigeants et leurs adhérents – des partis de la classe moyenne supérieure ayant perdu le contact avec le monde ouvrier.

La nature a horreur du vide. Le prolétariat moderne a été laissé orphelin, sociologiquement et politiquement. Dans l’horizon « socialiste », le mariage gay a remplacé les nationalisations. Dès lors, Marine Le Pen s’est vu offrir un boulevard. Et si partis de « gauche » et de droite continuent à promouvoir à chaque scrutin « l’Union sacrée » pour « faire barrage au Front national », celui-ci poursuivra son ascension. Inexorablement.

(Article de Pierre Lévy pour le quotidien allemand junge Welt, édition du 15/12/2015)

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