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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 10:51
Commentaire : Ce manque de médecins est de la responsabilité de l'Etat.  C'est d'ailleurs lui qui décide du nombre de postes au concours de médecine, dentistes et sages-femmes ... C'est en 1971 que l'Etat a mis en place ce qu'il a appelé le "numerus clausus".   C'est le moyen hypocrite trouvé par la France pour limiter le nombre de prescripteurs et ainsi réduire les dépenses de sécurité sociale.  C'est simple :  si vous avez un début de cancer et que vous tardez à trouver un médecin pour le diagnostiquer, la sécurité sociale gagnera en économisant sur les traitements que vous aurait prescrit le médecin en vous diagnostiquant à temps !  C'est aussi une façon de pousser à l'auto-médication pourtant souvent dangereuse, mais qui enrichit les firmes pharmaceutiques et allège votre porte-monnaie.  De 1971 à 2015, il s'est écoulé 44 ans.  Difficile pour l'Etat de prétendre qu'il n'avait pas prévu ça.  Or son rôle, c'est aussi de prévoir.  Notamment en matière de santé.  Bref dans certains secteurs en Normandie, il ne fait pas bon être malade.

 

 
Pour maintenir en 2022 une couverture de l’offre médicale en Haute-Normandie au moins égale à celle de 2013 il faudra trouver quelque 700 nouveaux médecins, conclut l’Insee régional dans une étude menée en partenariat avec l’Agence Régionale de Santé (ARS) et rendue publique mardi (*). Les résultats de cette étude interviennent dans un contexte où la Haute-Normandie est l’une des plus mal loties de France en matière de démographie médicale. Les secteurs de Bernay, Gisors-Gournay, Pont-Audemer, Bourg-Achard, Vernon, Verneuil-sur-Avre ou de la vallée de l’Andelle sont les plus carencés. L’ARS peaufine sa stratégie et alerte les collectivités. « L’objectif est d’attirer 500 généralistes tout en prenant en compte les évolutions de la médecine. L’enjeu est également de mobiliser sans tarder les élus autour notamment de la création de Maisons de santé pluridisciplinaires », résume Luc Poulalion, directeur du pôle organisation des soins de ville à l’ARS de Haute-Normandie.
 
C’est une certitude. Sous l’effet du vieillissement de la population la demande haut-normande en matière de soins de proximité va augmenter ces prochaines années. Or à l’horizon 2022, quatre médecins sur dix et un dentiste sur trois installés en Haute-Normandie devraient cesser leur activité. Ils étaient respectivement 1600 et 595 inscrits à l’Ordre en 2013. Actuellement une vingtaine de jeunes médecins s’installent par an en Haute-Normandie. Et le bassin de Rouen capte à lui seul le tiers de ces installations. Le rythme des nouvelles installations ne suffira pas à compenser les cessations d’activités. Cent-dix internes en médecine générale sont inscrits cette année au tableau du CHU de Rouen. Globalement 70%  de ces praticiens exerceront demain une activité libérale. On estime qu’environ 75%  d’entre eux resteront en Haute-Normandie. « En tenant compte de la mobilité tendancielle des professionnels il subsisterait d’ici sept ans un déficit d’au moins 500 médecins », analyse pour l’Insee Jérôme Follin. Les besoins seront d’une intensité variable selon les territoires. Dieppe-Eu, Gisors-Gournay, Gaillon, Les Andelys sont les secteurs géographiques présenteront selon l’étude les tensions les plus fortes en particulier pour les médecins.
 
Sur la même période le remplacement des 200 dentistes qui partiront en retraite serait lui aussi difficilement assuré. A l’inverse, les dynamiques de formation et d’installation des infirmiers et Kinésithérapeutes devraient permettre, si elles se prolongent, de gommer au moins partiellement les retards accumulés. Mais l’enthousiasme de l’Insee sur ce terrain reste très mesuré. Les demandes de soins augmentent toujours en proportion de l’âge moyen d’une population. En l’occurrence de plus en plus âgée. L’augmentation de la demande des soins infirmiers est estimée entre +30 et +50% selon les territoires.
 
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