Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 10:48

 

Ce 17 septembre 2015, j’ai écouté France Inter et j’ai été frappé par la présence, à
quelques minutes d’intervalle, de deux invités :

1. De 8 h 20 à 8 h 50 (avec une interruption de 7 ou 8 minutes pour la revue de presse), l’invité était Jean Tirole, "prix Nobel d’économie" en 2014.

2. De 10 h 04 à 10 h 50, dans l’émission "Un jour en France", le sujet était "Rigueur sur la ville" et traitait de la baisse des dotations de l’Etat aux collectivités locales. Il y avait deux maires, l’un UDI, l’autre communiste, et Agnès Verdier-Molinié, présidente de l’iFRAP (Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques).

Quel est le problème ? Il est que ces deux invités tiennent le même discours et que France Inter fait comme s’il s’agissait d’experts quelconques (je veux dire situés de façon aléatoire sur l’éventail des opinions) invités à donner leur avis sur un sujet. Alors que ce n’est précisément pas le cas.

Jean Tirole, professeur d’économie à Toulouse, titulaire de multiples distinctions, membre d’institutions prestigieuses, est pour la simplification des licenciements, la fin du CDI. Il estime que le chef d’entreprise s’y connaît mieux que le juge en matière d’emplois, et que la France a le plus fort taux de prélèvements (fiscaux et parafiscaux) de toute l’Europe. Il a, récemment, bloqué la création, dans l’université, d’une section économique professant des idées opposées aux siennes. Autant dire qu’il est encensé par la presse prêchant la pensée unique économique (c’est-à-dire pratiquement toute la presse).

Agnès Verdier-Molinié est la vice-présidente d’une officine, l’iFRAP, obsédée par la dépense publique (elle parle des impôts comme s’il s’agissait d’une indemnité de guerre versée à un pays ennemi, dont les habitants s’appelleraient fonctionnaires). Elle plaide pour la suppression de l’impôt sur le revenu, sur les sociétés, sur les successions (évidemment aussi, pour la suppression de l’ISF), pour le licenciement de la majorité des fonctionnaires, pour l’augmentation du temps de travail, pour la suppression du SMIC, de toutes les allocations à caractère social, pour la "réforme" (entendre la démolition) du Code du travail, pour la privatisation, etc.

- Autrement dit, selon elle, pour guérir le corps social français (intoxiqué à l’étatisme, au socialisme, à la règlementation, à l’égalitarisme, au fiscalisme) il faut lui administrer l’ultralibéralisme en potion, en injection, en purge et en lavement...

- Il y a un deuxième point commun : c’est que ces deux invités usurpent des titres. Le journaliste a présenté Jean Tirole comme le titulaire du "prix Nobel d’économie"... lequel prix Nobel n’existe justement pas ! Il n’y a, en effet, qu’un « prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel », dont le nom a été très rapidement - et très frauduleusement - simplifié en "prix Nobel d’économie", ce qui permet à ses titulaires de se parer du prestige de la distinction réservée aux disciplines "dures" que sont la physique, la chimie et la médecine.

- Et d’intimider l’opinion avec des équations et des courbes, qui, aux esprits contemporains (formatés à la révérence des sciences), sont ce qu’étaient, aux esprits de jadis, les formules latines ou les citations de l’Ecriture et des docteurs de l’Eglise...

Agnès Verdier-Molinié est invitée, par tous les médias, à se prononcer comme un oracle sur l’économie alors que ses seules compétences universitaires en la matière se résument... à une maîtrise d’histoire ! [Tout comme François Lenglet, "spécialiste" d’économie au journal de France 2, est titulaire... d’une maîtrise de lettres modernes et d’une maîtrise de philosophie]. Mais aucun des journalistes des chaînes de radio ou de télévision ne pointe les biais idéologiques de l’intéressée, non plus, d’ailleurs, que ses bourdes, ses confusions ou ses manipulations de chiffres. Et ne relève qu’elle-même, qui tempête contre les subventions publiques aux associations, ne voit néanmoins pas d’inconvénient... à être financée par des dons défiscalisés !

Partager cet article
Repost0

commentaires

Articles RÉCents