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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 14:02
Situation en Grèce : une analyse du secrétaire général du Parti communiste allemand (DKP)

Tribune publiée dans le journal « Junge Welt » daté du 16 juillet 2015, traduction MlN pour Solidarité internationale PCF

« Un pays colonisé » : tribune de Patrick Köbele, secrétaire général du Parti communiste allemand (DKP) sur la politique de l’UE à l’encontre de la Grèce

Alexis Tsipras a accepté le chantage crapuleux exercé par l’UE. Une grande coalition incluant les « vieux partis » sanctionnés par le peuple, le PASOK et la Nea Dimocratia et des composantes du parti « porteur d’espoir », Syriza, s’apprêtent à valider cette politique au Parlement grec. Parmi les principaux points de ce chantage, on dénombre une attaque dramatique contre le pouvoir d’achat des masses, déjà largement entamé, via la hausse de la TVA, une coupe claire sur les retraites ainsi que le transfert de biens nationaux vers un fonds de liquidation, qui ôte encore davantage sa souveraineté à l’Etat grec.

Cette dernière mesure rappelle beaucoup l’annexion de la RDA, du moins son volet économique. Ce parallèle n’est pas déplacé. Les directives des maîtres-chanteurs augmenteront le chômage, la pauvreté des masses, la misère sociale en Grèce. Et elles ne supprimeront pas l’endettement.

Elles poursuivent ce que l’UE a déjà commencé : elles jettent l’économie grecque, le peuple grec dans les griffes du capital monopoliste des plus grandes puissances impérialistes, d’abord l’Allemagne, mais aussi des monopoles grecs qui, soit se font dévorer, soit sont dans le train des profiteurs, sans que par ailleurs le sort des propriétaires des monopoles avalés leur soit défavorables pour eux-mêmes.

Avec ce chantage, l’UE a montré de façon dramatique à l’extrême son caractère d’alliance impérialiste. Dans le même temps, cet épisode donne une photographie du processus de transformation du caractère de l’Union européenne en une UE toujours plus allemande. Il porte en soi des conflits. Les contradictions entre la France, l’Italie et l’Allemagne ont été flagrantes. Ces contradictions ont été remisées au profit des intérêts communs. Avec l’exemple de la Grèce a été démontré que quiconque refuse le joug est contraint de se plier au chantage.

Les auteurs et les victimes du chantage ne se trouvent jamais sur un pied d’égalité. Cela vaut également pour le gouvernement grec. Cependant, l’illusion d’une discussion d’égal à égal entre une économie faible et les impérialistes dominants, et avec elle, l’illusion d’une issue à l’intérieur de l’UE, ont facilité le travail des maîtres-chanteurs, et ont rendu possibles maintenant la grande coalition au parlement grec et les menaces qu’elle porte. Le danger est grand que tout cela conduise à une frustration parmi les masses et à une poussée à droite.

Mais il faut aussi parler de la responsabilité des forces progressistes en Allemagne. Elles n’ont pas réussi à repousser le soi-disant « penser local » et à faire valoir à nouveau l’internationalisme. Au contraire, l’idéologie dominante, ses médias et ses politiciens, ont réussi à ancrer le nationalisme. Changer cela exige une clarté d’analyse, des actions de masse et le développement de la lutte des classes, en Grèce, en Allemagne comme dans toute l’UE.

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