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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 14:06

Depuis plus de six jours l'armée turque bombarde les  positions du PKK.  On compte près de 300 morts parmi les militants du PKK disent les medias occidentaux.  Combien de civils ?  Nous l'ignorons.  L'Etat Islamique peut se réjouir des frappes turques, de la position de l'OTAN et des Etats-Unis.  Ainsi, les Kurdes qui les combattent si farouchement sont stoppés par l'armée turque.  Et Erdogan combat avec beaucoup plus de férocité les Kurdes - les seuls vrais combattants anti Daech - que l'Etat islamique lui-même.  Sans que les médias y trouvent beaucoup à redire.  Pour ces gens là, les libertés et les droits de l'homme sont à géométrie variable.  Les Kurdes de Turquie, d'Irak, de Syrie, d'Iran veulent un Etat indépendant.  Ce sont les Occidentaux qui le leur ont refusé après la première guerre mondiale.  Ils voulaient garder le contrôle de l'eau et des ressources de pétrole dans le Kurdistan.  Aujourd'hui les Kurdes meurent, victimes de la politique occidentale d'hier et d'aujourd'hui. YG.

Metronews
Créé : 01-08-2015 15:36

IRAK - Depuis deux semaines, Ankara mène des raids aériens visant les bases du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qu'elle considère comme une organisation terroriste. Environ 260 combattants de la guérilla kurde ont été tués, affirme une agence gouvernementale turque. Une manière de placer le mouvement au même rang que le groupe Etat islamique.

 
 

Visés par des raids aériens de la Turquie, les rebelles du PKK sont désormais indésirables en Irak.

Visés par des raids aériens de la Turquie, les rebelles du PKK sont désormais indésirables en Irak.

Bramm Ianssen / SIPA

Photo :

Octobre 2014. L'aviation américaine affirme avoir largué des armes et des munitions aux combattants kurdes qui se battent face à l'Etat islamique pour Kobané, au nord de la Syrie. La ville devient le symbole de la résistance face aux djihadiste. Au point que la Turquie ouvre sa frontière aux Kurdes, notamment ceux implantés en Irak, voulant défendre la région.

Délégitimer le PKK

Le 23 juillet, Ankara franchit un pas supplémentaire en acceptant de participer aux frappes pour lutter contre Daech et d'ouvrir ses bases à la coalition. Quelques heures plus tard, la même Ankara décide de bombarder les bases du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qu'elle considère comme une organisation terroriste. La Turquie affirme alors que le PKK et Daech sont à mettre sur le même plan.

[...]

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Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par

 

Une brève réunion, une brève déclaration : la session d’urgence du Conseil de l’Atlantique nord demandée par la Turquie, a débouché sur un soutien appuyé à Ankara de la part des ambassadeurs auprès de l’OTAN, mercredi 28 juillet.

Le communiqué publié après la rencontre condamne fermement les récentes attaques menées à Suruç (32 morts, attribués à l’Etat islamique), puis les meurtres de policiers et de militaires turcs (revendiqués par le Parti des travailleurs du Kurdistan). « Le terrorisme, sous toutes ses formes, ne peut jamais être toléré ou justifié », affirme l’OTAN, en manifestant sa « forte solidarité » avec la Turquie et annonçant une poursuite de sa « surveillance étroite » des développements sur sa frontière sud-est, avec la Syrie, et l’Irak. « L’accord est total, unanime, sans faille », a indiqué le secrétaire général, Jens Stoltenberg.

« Ankara voulait un geste de solidarité, de réassurance et l’a obtenu », résume une source diplomatique européenne. Les autorités turques s’appuyaient sur l’article 4 du traité de l’Atlantique nord, qui prévoit des consultations entre les alliés dès que l’une d’eux juge que son intégrité, sa sécurité ou son indépendance sont menacées.

Lire aussi : L’engagement des forces turques ne rassure pas les rebelles syriens

PKK et EI sur le même plan

Le communiqué est volontairement vague et n’évoque pas la double offensive menée actuellement par l’armée turque, qui cible, et met sur le même plan, l’organisation djihadiste Etat islamique (EI) et les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Le texte de l’OTAN n’évoque ni l’une, ni l’autre de ces organisations. Certaines délégations ont toutefois invité leur allié turc à une « réponse proportionnée », afin d’éviter une remise en cause du processus de paix avec les autorités kurdes, même s’il convient de condamner les récentes attaques.

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Zone du Kurdistan : Les populations kurdes sont installées en Turquie, en Iran, en Irak et en Syrie.

Zone du Kurdistan : Les populations kurdes sont installées en Turquie, en Iran, en Irak et en Syrie.

KURDES : Histoire contemporaine

 
Zone de peuplement Kurdes etablie en 1986.
 

En 1920, le traité de Sèvres prévoyait la création d’un État kurde sur les restes de l’Empire ottoman détruit, comme pour les autres peuples de la région. Mais par le traité de Lausanne de 1923, le Moyen-Orient est divisé en plusieurs pays qui ne prennent pas en compte le droit des Kurdes à disposer de leurs terres. En effet, d’une grande importance géopolitique dans la région, le Kurdistan est également riche en pétrole et en eau.

Le Royaume-Uni et la France se voient confier des mandats sur les nouveaux États : sur l’Irak pour la première, la Syrie et le Liban pour la seconde. Les populations, notamment kurdes, ne tarderont pas à se révolter contre la nouvelle domination européenne.

En Turquie, la transformation kémaliste du pays se fait à partir de 1923 sur la base du déni de l'existence d'une très forte minorité kurde en son territoire. Les Kurdes n'avaient dès lors aucun droit, ils sont sommés d'oublier leur culture et de se fondre dans la société. Ils furent maintes fois réprimés par les forces turques7.

Churchill, secrétaire à la Guerre au Royaume-Uni, fait raser par la Royal Air Force différents villes et villages kurdes. En 1925, une arme chimique, l’ypérite, est utilisée sur la ville kurde de Souleimaniye. Les deux tiers de la population sont atteints par les effets du gaz8,9.

Juste après la seconde guerre mondiale, les Kurdes d’Iran proclament une république kurde indépendante à Mahabad entre 1946 et 1947.

Cinquante ans plus tard, le , Saddam Hussein accorde une autonomie relative au Kurdistan, avec la « Loi pour l’autonomie dans l’aire du Kurdistan » qui stipule notamment que « la langue kurde doit être la langue officielle pour l’éducation des Kurdes ». Cette loi permet aussi l’élection d'un conseil législatif autonome qui contrôle son propre budget. Cependant 72 des 80 membres élus de ce conseil de la première session d'octobre 1974 ont été sélectionnés par Bagdad. En octobre 1977, la totalité du conseil est choisie par le régime.

Les relations avec les Kurdes d’Irak se dégradent considérablement par la suite. Le , Saddam Hussein lance un raid à l’arme chimique sur la vallée du Balisan. Au cours de l’opération Anfal, 182 000 personnes périssent dans des bombardements chimiques10. En décembre 2005, une cour de La Haye a qualifié cette campagne de « génocide ». Le 24 juin 2007, le tribunal pénal irakien a condamné Ali Hassan al Madjid, surnommé « Ali le chimique », et deux autres anciens hauts dignitaires du régime de Saddam Hussein, à la peine de mort par pendaison pour le génocide commis contre les Kurdes au cours de cette opération Anfal.

Au printemps 1991, à l’issue de la première guerre du Golfe, Saddam Hussein réprime sévèrement les populations kurdes (ainsi que les chiites).

Le Kurdistan est devenu une zone de conflit intense impliquant les différents pays limitrophes, mais aussi les États-Unis depuis le début du conflit avec l’Irak en 1991. Cette situation a entraîné un accroissement de l’émigration kurde vers les pays de la région ou vers l’Europe. D’avril à juillet 1991, la France met en place l’opération « Libage », une mission humanitaire de l'armée française destinée à porter secours aux populations kurdes irakiennes qui se dirigeaient vers la Turquie.

L’offensive de Daech dans la région de Mossoul, en juin 2014, crée un front entre les Kurdes et les djihadistes de l’Armée islamique. Une coalition internationale (qui regroupe notamment les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne) apporte aux Kurdes une aide aérienne et logistique dans les combats contre Daech. Le 31 mars 2015, le président François Hollande a reçu une délégation de combattants kurdes, conduite par Bernard-Henri Lévy, à l'initiative de cette rencontre11. A cette occasion, Lévy a rappelé la nécessité pour les démocraties occidentales de soutenir l'armée kurde, la seule force sur le terrain capable, selon lui, « de sauver les chrétiens d’Irak12». Depuis l'offensive de Daech, la plupart des chrétiens irakiens (200 000 environ) se sont, en effet, réfugiés dans des conditions dramatiques au Kurdistan13.

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