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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 15:20

Publié par Michel El Diablo

Après janvier 2015, l’Autre gauche dans l’impasse ! (ReSPUBLICA)

Les trois événements de janvier 2015 (les assassinats des 7, 8 et 9 janvier, la victoire électorale de Syriza du 25 janvier, la démonstration de force de Podemos du 31 janvier) n’ont pas appris grand-chose aux gauches françaises. Quant aux dirigeants politiques néolibéraux (François Hollande, le gouvernement Valls et la direction du PS), non contents d’avoir tué, dans le temps présent, l’idée de « gauche » en France, ils ont réagi en rajoutant un « catéchisme républicain » à une école des compétences largement dévouée aux désirs du patronat. À aucun moment, la direction néolibérale autour de François Hollande n’a voulu travailler sur les causes du séisme des 7, 8 et 9 janvier, dont Copenhague a eu droit à une réplique de même nature un mois plus tard. Son appel à des intervenants extérieurs à l’école pour prodiguer le nouveau « catéchisme républicain » n’est pas de bon augure pour la suite de l’histoire.

Quand à l’Autre gauche, elle se réduit de plus en plus à la fraction idéologique de la petite et moyenne bourgeoisie, qui ne possède plus aucune force propulsive pour s’allier avec la classe populaire ouvrière et employée, majoritaire en France, mais dont la plus grande partie s’abstient aux élections en partie par défiance envers elle. Pire, n’ayant rien appris de l’histoire des années 30, cette gauche observe, stupéfaite, que les couches déclassées tant de la classe populaire ouvrière et employée que des couches moyennes intermédiaires, lorgnent de plus en plus vers le FN. Les résultats de la 4e circonscription législative du Doubs sonnent le désastre imminent. Dans une circonscription populaire, le Front de gauche allié au NPA et aux chevènementistes du MRC font 3,6 % ! La voie royale vers la marginalité.

Tirer les enseignements stratégiques

Au lieu de s’inspirer des exemples de Syriza et de Podemos sur les questions stratégiques, l’Autre gauche française se contente de meetings de soutien aux luttes, d’ailleurs sans jamais faire ici et maintenant ce que font ceux qui ont progressé aux élections en Espagne ou en Grèce : pas d’alliances avec les partis austéritaires (en France, alliances de larges secteurs du PCF avec les socialistes notamment), priorité à l’éducation populaire contre l’austérité (refus de l’éducation populaire de l’ensemble de l’Autre gauche française au profit de campagnes dans l’entre soi), agir dans le temps court pour répondre aux besoins du peuple comme dans l’exemple grec : dispensaires gratuits, crèches autogérées, etc. (alors qu’en France, on préfère la méthode du « votez pour moi et ça ira »).

Le communautarisme, maladie infantile de l’Autre gauche

La cerise sur le gâteau revient à la plupart des partis de l’Autre gauche qui viennent de se mettre à la remorque des ultra communautaristes des « Indigènes de la République » (seule la direction du Parti de gauche n’a pas signé cette mascarade politique (1) . Après la mobilisation des communautaristes catho-empathiques de la « Manif pour tous » contre le mariage pour tous et la « cathophobie », voici l’opération des communautaristes islamo-empathiques pour rassembler en meeting à Saint-Denis contre « l’islamophobie ». Commençons par noter la confusion de ce pseudo concept qui met dans le même pot les actions de haine contre les musulmans (qui doivent être combattues) et les critiques de la religion (qui doivent être libres dans toute démocratie laïque). Réunis d’abord en collectif le 13 décembre dernier (2) ,les communautaristes des « Indigènes de la république » et leurs amis anti-laïques primaires ont décidé le 8 février de faire un meeting le 6 mars. Ensemble, ils fêteront à l’avance la déroute de l’Autre gauche aux élections des 22 et 29 mars 2015, qui montrera le fossé qui la sépare du peuple. Il n’y aura pas de transformation sociale et politique en France autour de ceux qui préfèrent la démocratie anglo-saxonne, pivot du néolibéralisme, à la République sociale et laïque, seul modèle alternatif au « mouvement réformateur néolibéral ». Regrouper tous les opposants aux quelques lois laïques qui restent dans notre pays constitue l’impasse définitive. Voilà où se sont enfermées les directions du PCF, d’EELV, d’ATTAC, du NPA, associées à l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) proche des l’organisation internationale islamiste des Frères musulmans qui utilisent des conférenciers du type Hani Ramadan ou Hassan Iquioussen dont l’obscurantisme est patent.

Face au néolibéralisme, tout est à reconstruire !

Tirer les enseignements en termes de ligne politique

L’accord intervenu entre les dirigeants de l’Union européenne et Alexis Tsipras et Yanis Varoufakis, respectivement premier ministre et ministre des finances de la Grèce, pour continuer à recevoir les « aides » européennes, pose les questions suivantes :

– « Est-il possible de sortir des politiques austéritaires sans rupture avec les politiques ordolibérales de la zone euro et de l’Union européenne ? » Toutes les Chroniques d’Évariste ont montré que non. Il n’y aura pas d’euro social. L’euro est construit uniquement pour et par les politiques néolibérales européennes.

– « Si rupture il faut, la question devient : quand doit-elle intervenir ? »

Selon nous, cette rupture ne peut pas se faire à froid de façon harmonieuse et idéaliste mais bien à chaud (3) effectué sur ce sujet et donc du soutien populaire qu’il est nécessaire de garder jusqu’au moment de cette rupture. L’accord accepté par Alexis Tsipras et Yanis Varoufakis entraîne en fait le renvoi à plus tard des promesses électorales sur les politiques de temps court.

Si le gouvernement grec a remis la feuille de route exigée, il a en effet capitulé en rase campagne : il pourra toujours arguer qu’il n’y a plus de Troïka, mais il accepte que les « institutions » (celles de la Troïka !) évaluent les réformes promises avant de donner le feu vert à l’Eurogroupe du jeudi 26 février pour étendre jusqu’à fin juin le plan d’aide, rebaptisé « accord » (l’honneur est sauf), en cours. Selon Reuters, « l’ignoble Schäuble » (qui a finalement eu le dernier mot, contrairement à ce qu’annonçait triomphalement un tweet de Jean-Luc Mélenchon) aurait jugé le plan grec « cohérent et crédible » et aurait déjà demandé au Bundestag d’accepter cette prolongation en cas de feu vert des « institutions ». Et plus question de salaire minimum ni de retour sur l’essentiel des mesures d’austérité qu’avait mises en route le précédent gouvernement. Ça va tousser à Syriza ! Mais au moins, ceux qui s’interrogeaient sur le devenir de l’expérience Syriza, savent maintenant que le gouvernement grec n’a pas renversé la table, contrairement à ce qu’ils espéraient, mais qu’il est bel et bien passé dessous.

Il ne s’agit pas de tirer sur Alexis Tsipras, qui n’avait pas d’autre choix, il s’agit de tirer sur ceux qui ont propagé l’illusion qu’il pouvait en avoir un autre, les « intellos » pour briller, les politiques pour tenter de récupérer la dynamique Syriza-Podemos sans même en tirer les enseignements stratégiques. (Voir « L’euro : les six positions en présence » dans la note 3.)

Que faire ?

Devant ce désastre annoncé, nous ne voyons pas d’autres chemins que celui qui consiste à engager aujourd’hui un rassemblement de la gauche laïque anti-libérale et anti-capitaliste pour soutenir les initiatives d’éducation populaire existantes (4) et créer les conditions d’une large campagne d’éducation populaire pour la transformation sociale et politique.

Hasta la victoria siempre (Jusqu’à la victoire finale) !

Évariste

  1. http://indigenes-republique.fr/meeting-contre-lislamophobie-et-le-climat-de-guerre-securitaire/
  2. Collectif initié autour des ultra communautaristes anti-laïques et anti-républicains : Alain Gresh, les « Indigènes de la république », la LDH, le Collectif contre l’islamophobie en France, le Centre de recherches pour l’information et le développement, le Centre d’Etudes et d’initiatives de solidarité internationale, Islam et laïcité, le Front de gauche thématique contre l’islamophobie et contre le racisme, les « Mamans toutes égales » (favorables aux signes religieux dans des activités scolaires), du collectif des musulmans de France, de Présence et spiritualité musulmane, Jean Baubérot, etc.
  3. Deux articles prémonitoires l’un de Michel Zerbato, économiste émérite de l’université de Bordeaux http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/lallemagne-ne-paiera-pas-2-limpossible-sortie-de-crise-dans-le-cadre-de-leuro-de-maastricht/4784 puis la chronique d’Evariste http://www.gaucherepublicaine.org/chroniquedevariste/leuro-les-six-positions-en-presence/6863. Lire aussi Néolibéralisme et crise de la dette, de Michel Zerbato et Bernard Teper, publié chez 2ème édition.). Le moment doit être dicté par la tactique. Mais encore faut-il qu’elle se fasse. Et le choix du moment tactique est lié au niveau du travail d’éducation populaire ((Si Syriza fait de l’éducation populaire, elle n’est réalisée que sur la dynamique anti-austérité et non sur les processus pour en sortir.
  4. Réseau Education Populaire http://www.reseaueducationpopulaire.info

 

SOURCE:

Après janvier 2015, l'Autre gauche dans l'impasse !

http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/apres-janvier-20

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commentaires

E
Le texte commence bien mais finit dans l'incohérence totale. Même si je partage ce qui est dit sur le communautarisme, il ne me semble pas possible d'attribuer seulement à cela l'échec de la gauche de la gauche.<br /> Il n'y a pas d'échec, la gauche (même sa gauche) est, comme la droite, tenante du capitalisme. Le clivage gauche droite n'a jamais été décisif, sauf dans les années précédant 1936. Sinon, le vrai clivage est entre ceux qui sont pour le K et ceux qui sont contre. Syriza n'est tout simplement qu'un autre fer au feu du Capital, comme en France, le FN, même si ces deux organisations sont considérées comme étant aux antipodes. Elles sont toutes deux des rampes de survies du Capital avec il faut le dire, quelques inspirations keynésiennes communes.<br /> La solution n'est pas de tenter ne n-ième rassemblement des mêmes, fussent-ils laïques (je note aussi la dualité anti-libérale et anti-capitaliste alors que le second concept rassemble tout). C'est la construction patiente du parti révolutionnaire qui n'existe plus depuis 25 ans.<br /> A ce sujet, notons la réunification en cours entre la seule organisation qui a quitté le PCF et s'est transformée en parti, Communistes, et celle qui rassemble les premiers opposants internes à la ligne réformiste du PCF, dès les années 90, l'URCF.<br /> Ca me paraît bien plus intéressant que les entrechats du PCF, de Syriza, de Podemos, bref de la gauche. <br /> Dernière chose, il serait temps de comprendre que ce ne sont pas les élections qui permettront l'accès au pouvoir d'un parti anticapitaliste : jamais Syriza ne serait parvenu là où il est s'il avait été, à l'instar du KKE une organisation révolutionnaire, la bourgeoisie ne l'aurait pas permis.
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